mardi, février 17, 2026
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Dibombari porte le deuil

by mboasawa
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Depuis l’annonce du décès de l’artiste, son village vit dans la tristesse et la douleur.

Petite localité située à une vingtaine de kilomètres à la sortie ouest de Douala, Dibombari compte quelque 30 000 âmes selon la mairie. Depuis le décès d’un de ses fils, Tom Yom’s, le 25 décembre dernier, la majorité de cette population est accablée. “ Nous vivons des moments difficiles. Notre Noël s’est transformée en journée noire, et dorénavant, nous ne vivrons plus cette fête que dans la tristesse ”, se lamente Jean Didier Ndedi, un “ cousin du village ”. Ses lamentations sont partagées par d’autres.
Dans les petites ruelles en terre battue de la localité, la disparition de André Eyoum Eyoum (Tom Yom’s de son nom d’artiste) continue d’alimenter les conversations. C’est que, l’ “ Américain de Dibombari ”, comme il se faisait appeler, est très apprécié dans son village natal. “ Nous savions qu’il était malade. Mais il nous a promis récemment de revenir bientôt. Malheureusement, il ne revient pas vivant ”, regrette Samuel Kome Dipoko, le cousin de Tom Yom’s. Cet homme de 43 ans occupe une partie de la propriété de Tom Yom’s à Dibombari. L’artiste lui avait fait la promesse de le “ sortir de la galère ” dès son retour. Mais, comme pour la plupart des membres de la famille du défunt, ces promesses ne seront jamais réalisées.
La déception est d’autant plus grande que Tom Yom’s avait la réputation de tenir à cœur les préoccupations des habitants de son village. Très régulier à Dibombari avant sa maladie, l’artiste camerounais aidait volontiers tous ceux qu’il connaissait. “ Certes, il ne nous donnait pas toujours de l’argent comme on peut le croire. Mais, il nous encourageait à nous battre et à progresser. Il nous prodiguait beaucoup de conseils pour parvenir à nos objectifs ”, témoigne Samuel Kome Dipoko. Selon Charles Kwin Toy, “ la perte d’une élite comme lui est dramatique pour le village ”. Ce pasteur retraité de 87 ans fait partie de cette famille. “ Au crépuscule de ma vie, c’est une forte douleur de voir un de nos dignes fils s’en aller ainsi ”, explique-t-il, les larmes dans les yeux. “ Nous ne pouvons pas être fiers d’enterrer une élite de la trempe de Tom Yom’s ”, justifie Jean Didier Ndedi.
Pour l’instant, au village, on exécute au fur et à mesure les instructions du comité chargé d’organiser les obsèques de l’artiste. De temps en temps, les habitants s’enquièrent des nouvelles auprès de la famille proche. C’est dans cette localité meurtrie que Tom Yom’s sera inhumé le 12 janvier.
 

Par Alain NOAH AWANA à Dibombari
Le 04-01-2008

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Dibombari porte le deuil

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Depuis l’annonce du décès de l’artiste, son village vit dans la tristesse et la douleur.

Petite localité située à une vingtaine de kilomètres à la sortie ouest de Douala, Dibombari compte quelque 30 000 âmes selon la mairie. Depuis le décès d’un de ses fils, Tom Yom’s, le 25 décembre dernier, la majorité de cette population est accablée. “ Nous vivons des moments difficiles. Notre Noël s’est transformée en journée noire, et dorénavant, nous ne vivrons plus cette fête que dans la tristesse ”, se lamente Jean Didier Ndedi, un “ cousin du village ”. Ses lamentations sont partagées par d’autres.
Dans les petites ruelles en terre battue de la localité, la disparition de André Eyoum Eyoum (Tom Yom’s de son nom d’artiste) continue d’alimenter les conversations. C’est que, l’ “ Américain de Dibombari ”, comme il se faisait appeler, est très apprécié dans son village natal. “ Nous savions qu’il était malade. Mais il nous a promis récemment de revenir bientôt. Malheureusement, il ne revient pas vivant ”, regrette Samuel Kome Dipoko, le cousin de Tom Yom’s. Cet homme de 43 ans occupe une partie de la propriété de Tom Yom’s à Dibombari. L’artiste lui avait fait la promesse de le “ sortir de la galère ” dès son retour. Mais, comme pour la plupart des membres de la famille du défunt, ces promesses ne seront jamais réalisées.
La déception est d’autant plus grande que Tom Yom’s avait la réputation de tenir à cœur les préoccupations des habitants de son village. Très régulier à Dibombari avant sa maladie, l’artiste camerounais aidait volontiers tous ceux qu’il connaissait. “ Certes, il ne nous donnait pas toujours de l’argent comme on peut le croire. Mais, il nous encourageait à nous battre et à progresser. Il nous prodiguait beaucoup de conseils pour parvenir à nos objectifs ”, témoigne Samuel Kome Dipoko. Selon Charles Kwin Toy, “ la perte d’une élite comme lui est dramatique pour le village ”. Ce pasteur retraité de 87 ans fait partie de cette famille. “ Au crépuscule de ma vie, c’est une forte douleur de voir un de nos dignes fils s’en aller ainsi ”, explique-t-il, les larmes dans les yeux. “ Nous ne pouvons pas être fiers d’enterrer une élite de la trempe de Tom Yom’s ”, justifie Jean Didier Ndedi.
Pour l’instant, au village, on exécute au fur et à mesure les instructions du comité chargé d’organiser les obsèques de l’artiste. De temps en temps, les habitants s’enquièrent des nouvelles auprès de la famille proche. C’est dans cette localité meurtrie que Tom Yom’s sera inhumé le 12 janvier.
 

Par Alain NOAH AWANA à Dibombari
Le 04-01-2008

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Depuis l’annonce du décès de l’artiste, son village vit dans la tristesse et la douleur.

Petite localité située à une vingtaine de kilomètres à la sortie ouest de Douala, Dibombari compte quelque 30 000 âmes selon la mairie. Depuis le décès d’un de ses fils, Tom Yom’s, le 25 décembre dernier, la majorité de cette population est accablée. “ Nous vivons des moments difficiles. Notre Noël s’est transformée en journée noire, et dorénavant, nous ne vivrons plus cette fête que dans la tristesse ”, se lamente Jean Didier Ndedi, un “ cousin du village ”. Ses lamentations sont partagées par d’autres.
Dans les petites ruelles en terre battue de la localité, la disparition de André Eyoum Eyoum (Tom Yom’s de son nom d’artiste) continue d’alimenter les conversations. C’est que, l’ “ Américain de Dibombari ”, comme il se faisait appeler, est très apprécié dans son village natal. “ Nous savions qu’il était malade. Mais il nous a promis récemment de revenir bientôt. Malheureusement, il ne revient pas vivant ”, regrette Samuel Kome Dipoko, le cousin de Tom Yom’s. Cet homme de 43 ans occupe une partie de la propriété de Tom Yom’s à Dibombari. L’artiste lui avait fait la promesse de le “ sortir de la galère ” dès son retour. Mais, comme pour la plupart des membres de la famille du défunt, ces promesses ne seront jamais réalisées.
La déception est d’autant plus grande que Tom Yom’s avait la réputation de tenir à cœur les préoccupations des habitants de son village. Très régulier à Dibombari avant sa maladie, l’artiste camerounais aidait volontiers tous ceux qu’il connaissait. “ Certes, il ne nous donnait pas toujours de l’argent comme on peut le croire. Mais, il nous encourageait à nous battre et à progresser. Il nous prodiguait beaucoup de conseils pour parvenir à nos objectifs ”, témoigne Samuel Kome Dipoko. Selon Charles Kwin Toy, “ la perte d’une élite comme lui est dramatique pour le village ”. Ce pasteur retraité de 87 ans fait partie de cette famille. “ Au crépuscule de ma vie, c’est une forte douleur de voir un de nos dignes fils s’en aller ainsi ”, explique-t-il, les larmes dans les yeux. “ Nous ne pouvons pas être fiers d’enterrer une élite de la trempe de Tom Yom’s ”, justifie Jean Didier Ndedi.
Pour l’instant, au village, on exécute au fur et à mesure les instructions du comité chargé d’organiser les obsèques de l’artiste. De temps en temps, les habitants s’enquièrent des nouvelles auprès de la famille proche. C’est dans cette localité meurtrie que Tom Yom’s sera inhumé le 12 janvier.
 

Par Alain NOAH AWANA à Dibombari
Le 04-01-2008

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Mode : Faire vivre autrement le pagne

by mboasawa
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Cicam et le styliste Parfait Behen présentent la collection « Ebony ».
Marion Obam – Jeudi, 28 juin 2007, la boutique de la Cotonnière industrielle du Cameroun (Cicam) sur la Place des Portiques à Douala a reçu de nombreux invités pour la présentation des créations du styliste Parfait Behen, dans la dernière collection de Cicam. Une grande première. Depuis la création de la Cicam, on n’avait, en effet, pas vu un lancement couplé pour une nouvelle collection, qui intègre le travail d’un créateur de mode. La collection Ebony, de ce point de vue, a donc, d’emblée, marqué un point important.

Pour Michel Polidori, Dg de Cicam, "Il était important de faire quelque chose de nouveau ensemble. De créer une synergie dans le travail qui associe notre création et, maintenant, rendre cela accessible à un plus grand nombre de personnes. C’est pour cela que, dès le départ du processus, nous avions associé Parfait Behen pour qu’en évoluant avec lui, il puisse trouver les sources d’inspiration pour les modèles à créer. Le pagne mérite mieux que la portion congrue qu’il représente aujourd’hui dans les mœurs vestimentaires", explique-t-il. C’est donc des motifs tout en ligne, avec quelques ruptures dans les tons noirs et blancs, qui ont été choisis pour la collection Ebony. Laquelle se décline sur une demi-douzaine de modèles, qui offrent un large éventail de choix pour confectionner des tenues. Parfait Behen n’a pas hésité à se servir de ces figures géométriques, qu’il a déconstruites pour raccommoder et proposer des créations aussi bien pour les hommes que pour les femmes.

Des mannequins ont défilé sur le chant d’une chorale très spectaculaire et sortant des classiques religieux, pour offrir des airs très urbains et permettre ainsi un show vivant. Parfait Behen a proposé des chemises pour hommes, avec des cols italiens et français. Mais aussi celles qui peuvent être mises avec des cravates. Pour des femmes, c’est plutôt des chemises assez longues qui vont jusqu’à mi-cuisses, dont le côté chic est relevé par une ceinture blanche. Les boutonnières sont faites dans un croisement qui reconstruit les formes géométriques du pagne d’origines. Des créations qui peuvent être mises au bureau, pendant les moments de détente et lors des réceptions, pour rompre avec le culte de la veste et cravate si chère à certains Camerounais.

Fabriqués en séries, ces modèles sont disponibles dans les boutiques Cicam pour un prix qui oscille entre 20.000 et 25.000 Fcfa, en fonction des tailles. Cependant, de l’avis de quelques amateurs de mode, la nouvelle collection créée par Parfait Behen manque de "folies", un élément que l’on retrouve constamment dans sa ligne d’écriture artistique. Celle qu’il vient de réaliser pour Ebony de Cicam est "trop stricte", estiment les critiques. Le styliste le reconnaît d’ailleurs lui-même. "C’est vrai que ça a l’air trop stricte, mais la mode pour hommes est encore très conservatrice. Il y a un énorme travail qui doit être fait pour amener les gens à changer leurs habitudes vestimentaires et même d’accepter que l’on puisse être bien mis avec le pagne, sans choquer. Peut-être que la prochaine création sera plus ouverte", explique-t-il.

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