Le Premier ministre a créé, jeudi 19 mars, un Comité interministériel de supervision du Programme national de développement des infrastructures sportives.
Depuis son arrivée à la tête du ministère des Sports et de l’éducation physique, Augustin Thierry Edjoa mène des activités rentrant dans le cadre du développement des infrastructures sportives au Cameroun. En moyenne une fois par mois, il fait le tour des chantiers de construction des infrastructures sportives de la ville de Yaoundé. Le 6 mars dernier, il a présidé, dans son département ministériel, une réunion de restitution des travaux de la Cellule interne de suivi du Programme de développement des infrastructures sportives. Au cours de celle-ci, plusieurs recommandations ont été formulées pour la finalisation des contrats d’exécution dudit programme.
Bien qu’elle emboîte le pas à l’activisme de Augustin Thierry Edjoa au sujet des infrastructures sportives, la sortie du Premier ministre Ephraim Inoni, le 19 mars dernier (arrêté n° 048/PM/CAB du 19 mars 2008 portant création, organisation et fonctionnement du Comité interministériel de supervision du Programme national de développement des infrastructures sportives), embarrasse plus d’un observateur averti.
Intrigues
L’embarras se fait plus ressentir au niveau des missions assignées au Comité créé par Ephraïm Inoni : “ Approuver le montage institutionnel, technique et financier des projets inscrits dans le programme ; approuver le projet de budget de fonctionnement du programme ; superviser le contrôle de l’exécution du programme ; rechercher des financements pour l’exécution du programme et assurer la coordination des activités des sous-comités locaux et des interventions diverses concourant à la bonne exécution du programme ”. Des tâches qui ne sont pas différentes de celles qu’exécutait ou qu’était appelée à exécuter la Cellule interne du Minsep. Un cabinet avait même déjà été désigné pour s’occuper de “ la facilitation dans la recherche des partenaires. ”
Lors de la réunion du 6 mars au Minsep, Augustin Edjoa annonçait “ la validation de l’offre technique et financière de la partie chinoise par le Chef du gouvernement camerounais. ” L’on n’attendait plus que le voyage de la mission interministérielle pour la Chine, en vue de “ finaliser l’accord de près de 300 milliards de francs Cfa avec les partenaires chinois ”, tel que prévu par le Minsep. La signature de l’arrêté de jeudi dernier par le Premier ministre amène à se poser des questions sur la continuité de ces procédures. Dans quel cadre devra rentrer le travail effectué par la Cellule interne de suivi mise en place par le Minsep ? Cette cellule sera-t-elle greffée au Comité interministériel créé par le Pm ? A la lecture de l’arrêté d’Ephraïm Inoni, il est difficile de répondre à ces questions.
Composition
Le secrétaire général des services du Premier ministre est chargé d’assurer la présidence dudit comité. Le Minsep, Augustin Edjoa en est le vice président. Leur travail s’effectuera avec la collaboration d’un représentant de la présidence de la République, d’un représentant des services du Premier ministre. Les ministères chargés : des Finances ; de l’Economie, de la Planification et de l’aménagement du territoire ; de l’Administration territoriale et de la Décentralisation ; de l’Eau et de l’Energie ; des Domaines et des Affaires foncières ; des Travaux publics ; de l’Environnement et de la protection de la nature et du Développement urbain et de l’habitat auront chacun un représentant. Le Minsep quant à lui aura deux représentants.
Le président du comité pourra, en fonction de l’ordre du jour, inviter pour des travaux, des présidents de fédérations ou toute personne, en raison de sa compétence, à titre consultatif. Sur convocation de son président, le Comité se réunira une fois par trimestre. Ledit président est également ordonnateur du budget du comité. Tandis que le budget du Minsep prend en charge les dépenses de fonctionnement.
Par Laure NGATSING TCHUENTE
