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Spectacle : Edel Koulla, une première mi-figue…

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La prestation du jeune artiste n’a pas soulevé les foules samedi dernier à Douala. –

Edel Koulla aura eu une heure pour convaincre. 60 minutes chrono pour que son nom, son timbre vocal et sa musique résonnent agréablement dans les oreilles de son auditoire. Pourtant, samedi dernier, la terrasse du Centre culturel français Blaise Cendrars n’a pas vraiment vibré au rythme des balades du jeune chanteur. "Il a fait le choix de l’acoustique. C’est un genre intimiste, qui exige des paroles et des mots qui touchent les gens. Il lui faut donc travailler les paroles de ses chansons de façon à intéresser ses auditeurs. Toutefois, il s’est beaucoup plus concentré sur les mélodies, ce qui est déjà un acquis.

Il lui faut également trouver des sujets et des mots qui parlent aux gens", remarque un mélomane. "Il doit encore puiser dans ses tripes", poursuit-il. Ses textes sont quelque peu meublés de redites. Il faudra donc au jeune interprète, de trouver des "passerelles" pour nous faire pénétrer dans son monde. Un univers, qui, semble-t-il, est imprégné d’amour, de bonheur, de patriotisme, de paix. Autant de thèmes que l’artiste développe dans ses chansons. Des valeurs qui lui tiennent manifestement à cœur, et qui lui font automatiquement fermer les yeux et plisser instinctivement le front lorsqu’il chante.

Mais tout au long de son mélodieux voyage, Edel n’a eu d’yeux que pour son micro et sa guitare. Quelques timides applaudissements lui font retrouver le réel, le public, son public. Il aura pourtant suffit d’un air de "bikutsi" pour que l’assistance retrouve ses ardeurs. Les battements de tams-tams du percussionniste Gustave Mintamack, se mêleront à la danse. Un moment de détente général, où Edel sort un temps de son carcan et exécute quelques pas de danse. Aussitôt après, il retrouve sa chaise, son immobilité, sa bulle. Le public, une fois de plus, se sent lésé et détourne son attention sur les allées et venues du percussionniste. Gustave Mintamack était manifestement pris entre la scène et son extérieur.

A la demande du public, l’artiste ne se fait pas prier pour reprendre "bikutsi". Avec ce coup de cœur, la mayonnaise semble enfin prendre, mais le temps est épuisé. La fin du spectacle live laisse un goût d’inachevé. Mais l’aurevoir est inévitable. Edel est un jeune auteur compositeur. Il utilise aussi bien la langue de Molière que celle de Shakespeare pour toucher les cœurs. Il explore également le pidgin et le duala. La première est une langue vernaculaire fortement usitée à Buea où il vit ; et, l’autre, est la langue de son enfance. Ses chansons rappellent le style acoustique et funky d’Asha, la nouvelle coqueluche nigériane. Mais il lui faudra encore du travail et de l’ambition pour se hisser au niveau de ses aînés. C’est donc petit à petit, que l’artiste pourrait faire son… mi.

Monique Ngo Mayag

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