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Papillon réclame 5 millions à Ama Tutu Muna

by mboasawa
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Cette somme marque le reliquat de l’aide allouée par le Mincult en 2008 à l’artiste que le ministère accuse de «non accomplissement du cahier des charges». –

 

 Depuis quelques jours, Ferdinand Din Din, alias «Papillon» se balade avec une pile de documents sous les bras. «Madame Ama Tutu Muna est pire que la piraterie (sic). Je ne sais pas pourquoi elle refuse de payer le solde des 5 des 10 millions Fcfa promis pour la lutte contre la piraterie à mon association. Peut-être que l’argent est parti en Argentine (sic). Nous pensons que si d’ici quelques jours, si elle ne règle pas ce solde, mon conseil sera obligé de saisir la Chambre administrative de la Cour Suprême», fulmine l’artiste musicien.
Ce qu’il convient d’appeler l’affaire «Papillon» remonte à plus de deux ans. En effet, en vue de l’organisation d’une série de spectacles par le Comité musical de lutte contre la piraterie (Cmlp) présidée l’artiste musicien Papillon, écrit le 16 janvier 2008, une demande de soutien au ministère de la Culture pour organiser une série de spectacles du 16 au 24 mai 2010 à travers les villes de Douala, Yaoundé, Ebolowa, Ngaoundéré, Garoua.
Le 14 mars 2008, la ministre de la Culture envoie une correspondance à Papillon dans laquelle il est précisé «qu’un appui financier de dix millions (10 millions Fca) vous sera accordée…Ladite somme débloquée en deux tranches, la moitié avant l’événement et le reliquat après respect du cahier de charge convenu avec le ministère de la Culture», indique Me Tamo David, représentant l’Etat du Cameroun (Mincult). C’est ainsi qu’un montant de 5 millions sera expédié au Comité musical de lutte contre la piraterie (Cmlp), via son président, l’artiste musicien Papillon.

Cour Suprême
Pendant la période du 16 au 24 mai 2008, le public des villes de Douala, Yaoundé, Ebolowa, Ngaoundéré, Garoua a eu droit à des spectacles. Sur la cinquantaine d’artiste annoncée, on a eu la présence effective de l’Ivoirien Tiken Jah Fakoli et de tout ce que le Cameroun compte de grosses pointures (Sam Fan Thomas, Dina Bell, Ekambi Brillant, etc). Au lendemain des spectacles, Papillon dit avoir envoyé à l’adresse de Ama Tutu Muna, «un rapport complet et détaillé. En même temps que je lui envoyé un Dvd des spectacles et conférence de presse. Elle a eu des copies des lettres de félicitations à moi adressées par les autorités administratives (Préfet du Wouri, délégué régional de la Culture du Littoral), des correspondances de tous les partenaires ayant participé au projet».

Fort de quoi Papillon dit avoir fait des correspondances de relances les 28 septembre et 30 novembre 2009. Réaction musclée de la ministre de la Culture, à travers son conseil, Me Tamo David : «S’il demeure constant que vous avez manqué à l’exécution de vos prestations, en ce que l’événement n’a pas eu lieu du tout pour cause d’absence de concerts géants tels qu’annoncés, les artistes étrangers et camerounais de renom ont brillé par leur absence, il n’en demeure pas moins que vous n’avez pas daigné produire le compte d’emploi de l’acompte de 5 millions Fcfa à vous accordé, et en dépit de nombreuses relances faites à votre endroit», écrit Me Tamo David, représentant l’Etat du Cameroun (Mincult), le 15 décembre 2009.

Un argument que conteste le conseil de Papillon qui se fonde sur deux éléments : Primo: «aucun cahier de charge n’a été remis au préalable au Comité musical de lutte contre la piraterie (Cmlp). Au cas où ce cahier de charge existerait, vous ne spécifiez pas la clause dudit cahier de charges qui n’a pas été observée. Secundo : le succès de cette tournée de sensibilisation a été apprécié par toutes les parties prenantes à savoir : les autorités administratives parmi lesquelles celles de vos représentants locaux, les artistes et les sponsors», écrit Me Ekane Roudolphe le 6 octobre 2010.
Ce dernier de conclure : «au cas où vous n’accéderiez pas à ladite demande, nous nous verrions dans l’obligation de saisir la Chambre administrative de la Cour Suprême pour rétablir notre dans ses droits», menace Me Ekane Roudolphe.

Eric Roland Kongou

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