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Court métrage :L’art en images

by mboasawa
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De jeunes réalisateurs ont projeté leurs œuvres mercredi dernier à l’Institut Goethe.Pour cette autre projection mensuelle de courts métrages née du festival « image en live », on a assisté à quatre documentaires. –


 

« L’endurance », « Moto taxi », « La cigarette est mon époux » et « Est-ce possible ? ». Cette projection des œuvres d’artistes en herbe a penché en général sur les thèmes de l’école de la pauvreté, la mauvaise camaraderie, les rêves de jeunesse irréalisables, les malheurs des enfants issus des familles pauvres, pour montrer comment le cinéma avait besoin d’être expliqué au profane

Dans le premier court métrage, qui est un film biographique, le réalisateur se met à la place du personnage pour montrer un jeune homme dont le rêve était de devenir coiffeur, mais qui s’est retrouvé peintre. Le titre « L’endurance » vient ainsi montrer les échelons qu’il franchit du fait de la pauvreté de sa famille et précisément de son père qu’il accusait. Ces expériences lui ont valu des prix au plan national et international, grâce au soutien de ses amis. A travers cette expérience vécue, il regrette d’avoir jeté la faute sur son père. Pour le modérateur, Jean Marie Mollo Olinga, deuxième vice-président de la Fédération « fricaine de critique cinématographique, « c’est le meilleur de tous, de par son originalité. On voit au début de son histoire un dessein et à la fin il ressort à travers son portrait le métier de peintre qu’il exerce ».

Mauvaise camaraderie

Le second documentaire d’Amadou Issa, intitulé « Moto-taxi » quant à lui, relate la vie d’un réalisateur qui voulait connaître le quotidien des motos-taxis sous le portrait de son ami d’enfance. Mais, son rêve s’est achevé en queue de poisson parce qu’il est pris au piège par les agents de la police, qui lui demande 50.000 francs pour rentrer en possession de leurs deux motos, parce qu’il n’a pas ses papiers. Selon le modérateur, « ce film a été très mal taillé, mais seulement, il nécessite qu’on explique le cinéma  au profane qui ignore encore les règles et aussi il montre que quel que soit le chemin emprunté par la jeunesse, elle est prise au piège ».

« La cigarette est mon époux », nous présente dans un personnage le réalisateur qui raconte à travers les « je » et « on », son histoire et celui d’autres personnes qui, à cause de la mauvaise camaraderie, se retrouvent à fumer la cigarette qui détruit leur vie par des maladies telles que le cancer, la cirrhose, etc. L’actrice principale achève son histoire par une citation : « j’étais mûr, mais vide parce que la cigarette m’a tout volée ». Le tout dernier, « Est ce possible » du réalisateur Jean Marcel Kpoumié voulait montrer comment une idée devient un film. « J’ai ressorti dans ce film, la conséquence de la pauvreté à travers l’histoire d’un père de neuf enfants, joueur de tennis qui n’a pu élever sa progéniture et qui souhaite qu’au moins trois aient leurs baccalauréat ».

Pour ces projections, qui selon Tecla Worche, animatrice à l’Institut Goethe, ont eu deux à trois semaines de préparation, quelques manquements ont été relevés. Néanmoins, elles ont été appréciées par le public. « C’était très intéressant, chaque histoire avait sa problématique. Dans le fond, les histoires pas fameuses montrent que ce sont des premières œuvres », déroule Axel Mboua, scénariste.

Rosine Ngatcham (Stagiaire)

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