La quatrième édition de ce festival du court métrage s’est achevée vendredi dernier à Douala. –
Le grand prix spécial du jury est revenu à la Franco-camerounaise Françoise Ellong de 23 ans. Elle a raflé trois des douze prix mis en compétition. Intitulée «Nek», sa fiction est une confession d’un Nazi qui parle des crimes qu’il a commis. Une scène qui se déroule à l’intérieur d’une prison. Mais qui en 26 minutes capte l’attention des cinéphiles présents. Suffisant pour convaincre le jury qu’a présidé Gérard Désiré Nguelé. Elle s’en sort avec le prix de la meilleure image, du meilleur décor et du grand prix qui est celui du jury.
Françoise Ellong a, grâce à son court métrage, donné une longueur d’avance au Cameroun que talonné par le Maroc. «J’étais loin de m’imaginer que je gagnerais un prix ce soir (vendredi 1er juillet 2011). J’ai été contactée par Michel Kuaté. Je suis venue et je repars émue», a confié la lauréate, originaire de Deido à Douala. Autodidacte formé au scénario dans la foulée, elle veut assurer la relève du cinéma camerounais. «J’ai ressenti l’envi de faire des scénarii après que j’ai écris une de mes nouvelles. Assisté de Jonas Embom metteur en scène et Edimo Dikobo ingénieur de son, ce jury a décerné des récompenses aux jeunes cinéastes africains venus du Maroc, du Mali et de la France.
Placé sous le signe «L’Afrique et le cinéma du réel», ces rencontres de films de court métrage de Douala ont permis d’apprécier les productions camerounaises. «Ces dernières se sont nettement améliorées. Et les plus méritants sont récompensés», a commenté Gérard Désiré Nguélé, le président du jury. Annoncée à Douala Bercy le samedi 2 juillet 2011, la soirée de clôture de la nuit du court métrage s’est plutôt déroulée le vendredi 1er juillet au Ccf de Douala. «C’est un problème de calendrier. Nous n’avons pas pu nous accorder avec nos partenaires de Douala Bercy. Forte heureusement, nos partenaires du Ccf nous ont tendu la main», a expliqué Michel Kuate, l’organisateur du festival du film de court métrage de Douala baptisé «La nuit du court métrage».
De cette 4e édition, l’on notera que le village du festival s’est déporté sur l’île de Manoka, située dans l’arrondissement de Douala VI où il y a eu plusieurs projections.
Aristide Ekambi
