Hiram Samuel Iyodi a présenté son nouvel ouvrage vendredi dernier à Douala. –
La salle de conférence du Groupement inter patronal (Gicam) était pleine à craquer vendredi 30 septembre dernier pour la cérémonie de dédicace du livre de Hiram Samuel Iyodi. «Mes rêves de jeune… Le Cameroun pour les 50 prochaines années» a été produit par les Editions Véritas. Il réhabilite les pères fondateurs du Cameroun, prône la consolidation de l’unité nationale en luttant contre le tribalisme.
Selon l’auteur, le Cameroun pour les 50 prochaines années passe par «l’urgence du développement des zones rurales, du tourisme, de l’implication des jeunes dans les services publics et dans la nationalisation à moyen terme des entreprises importantes. Nous devons développer nos campagnes et en faire des sites touristiques de rêve», a-t-il indiqué.
Hiram Samuel Iyodi pense également que «nos pays n’ont pas la main libre dans la détermination de leur politique monétaire. Si la dépendance monétaire des colonies était une conséquence de leur statut de territoire dépendant, il y a lieu de se demander si en 2010, les pays d’Afrique francophone sont toujours incapables de mettre en oeuvre les mécanismes pour déterminer tous seuls leur politique monétaire. Des pays comme le Ghana ou le Nigeria ont leur propre monnaie sans que leur économie ne se porte aussi mal», soutient-il. Pourtant, le public en salle se demande si celui qui a quitté le Cameroun après des études secondaires peut parler au nom de cette jeunesse, s’il connaît les réalités de la jeunesse camerounaise.
Pour lui, pas grand-chose n’a changé depuis son départ : c’est le même régime qui gouverne; les jeunes sont toujours aussi absents parmi les dirigeants ; la pauvreté est toujours aussi accrue, la corruption est galopante et les jeunes sont toujours absents dans la gestion des affaires de la cité. Pour lui, après 50 ans d’indépendance, il est temps que les vieux cèdent la place aux jeunes pour éviter un conflit de génération. «Mon livre est un cri pour demander à nos parents de nous former et nous intégrer pour éviter un conflit de génération. Nos parents et grands parents, vu leur longévité au pouvoir, manquent de challenge. Or, nous les jeunes avons besoin de défis», lance t-il à l’endroit des dirigeants du pays.
Blaise Djouokep
