
La raison de sa bonne fortune est simple à saisir : comme les « guerres humanitaires« , à l’image de la « chasse aux nazis« , elle repose sur un bon sentiment savamment entretenu par l’unanimité des corps intermédiaires, de l’École aux Médias – en l’occurrence, dans son cas, celui de la participation directe de tous les citoyens au Bien commun.
Or son résultat pratique ne consiste pas dans la défense du peuple ni dans la recherche des intérêts du pays mais dans la pérennité de la caste dirigeante qui a édicté les règles du jeu, règles qu’elle transforme sans pitié lorsqu’elles se révèlent à son désavantage.
À dates régulières, un clou chasse l’autre, un clown chasse l’autre, un parti dit de droite remplace ainsi un parti dit de gauche. Le changement proposé est pure illusion : « Un pas sur le côté, un pas de l’autre côté, rouli-rouli, rouli-roula« , comme le dit la comptine.
