Consultant à la Cisac, il revient sur la semaine de travail à Yaoundé et Douala avec l’Ompi et la Cmc.
Propos recueillis par Marion Obam – Quelles sont les raisons de votre visite au Cameroun ?
Nous sommes venus au Cameroun par rapport à la nouvelle société de gestion des droits d’auteur qui a été créée, la Cameroun music corporation. Mais aussi parce que depuis le 1er juin 2006, la Cmc fait partie de la Confédération internationale des sociétés d’auteurs compositeurs (Cisac). Cette visite avait pour objectif d’apporter un renforcement des capacités, outillage qui permettra que l’entreprise puisse fonctionner selon les standards internationaux admis par la Cisac. Mais aussi de pouvoir défendre les intérêts des usagers en terme d’équilibre pour le paiement des droits d’auteur. Au-dessus de tout, la plateforme visait à obtenir de la Cmc une meilleure perception et redistribution aux sociétaires. Nous avons travaillé sur les principes de bonne gouvernance, le management, la tenue des documents comptables, bref tous les éléments qui concourent à une meilleure gestion collective, pour le bien des auteurs.
Quels ont été les points importants de ces travaux ?
Tous les aspects du fonctionnement d’une entreprise ont été pris en compte. Notamment la gestion de la formation du personnel pour renforcer leurs connaissances Il y a eu des rencontres avec l’équipe dirigeante pour travailler sur les méthodes de bonne gouvernance de la Cmc. Il y a eu une réunion technique avec la direction actuelle de la Cmc pour voir ce qui a déjà été fait, quels sont les points faibles, comment on peut les renforcer. Il s’est agit aussi de savoir quelles sont les stratégies pour le moyen et le long terme, qui hisseraient la Cmc au rang de société de droits auteur qui compte, ainsi que les problèmes de communication vis-à-vis des sociétaires de la Cmc et des usagers. Les problèmes qui se posent en terme de gestion collective ne sont pas spécifiques au Cameroun. J’ai pu le constater dans ma carrière, car j’ai géré, pendant 10 ans, les droits d’auteur en Afrique du Sud, et depuis 13 ans je travaille comme consultant avec la Cisac. Le souhait de la Cisac c’est que les standards s’améliorent et surtout que les bénéfices soient équitablement partagés.
La plate-forme Ompi-Cisac était-elle nécessaire pour faire cette évaluation ?
Absolument ! Chacun est qualifié dans son domaine. L’Organisation mondiale de la propriété intellectuelle (Ompi) agit surtout dans les domaines de droits pour mettre le corps dirigeant au parfum des lois qui régissent ce secteur. Il faut rappeler que les droits d’auteur sont un domaine très pointu. La Cisac apporte les mécanismes de lecture pratique pour que les collectes et répartitions soient bien faites. Nous avons fait un certain nombre de constats: la faiblesse des capacités des membres par rapport à la connaissance des droits d’auteur, les mécanismes de collecte et de répartition qui peuvent être améliorés, la communication interne et externe et bien d’autre points qui ne sont pas encore disponibles, puisque nous effectuons un travail de collecte. Les prémices d’une future bonne gestion sont là. Nous allons, Ompi et Cisac, mettre tout cela en forme et tenir une copie à la Cmc. Un document qui pourra permettre à cette structure de voir plus clair.
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