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Henri Okala cherche sa voix

by mboasawa
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L’ex chanteur du groupe Macase veut se lancer dans une carrière solo
Francky Bertrand Béné – Le jeune homme ne passe pas inaperçu. Look soigné et la tête couverte par un bonnet, Henri Okala ne cherche pas les mots pour raconter les débuts de groupe Macase. " en 1996, 1997, quelques potes et moi décidons de fonder le groupe Macase. A la base, nous sommes cinq, Ruben Binam,Thierry Essam, Nelly Atangane, Pierre Tupu, Bilck Bassy " se souvient -il.
Le Macase est né, mais un an à peine se création, Thierry Essam, Nelly Atangane et Pierre Tupu, pour des raisons académiques quittent l’ensemble. Serge Maboma, Corry Denguemo et Rody sont recrutés pour pallier leur départ. Un nouveau groupe est fondé. Dans la bande de jeunes gens, Henri Okaka fait les voix. Aux côtés de Corry et Blick Bassy, il se fait remarquer dans les cabarets et cafés de concerts de la place. Ce d’autant plus que le groupe Macase dans lequel il évolue est sous la coupe de Stève Ndzana, Jay Lou Ava et Francis Essam, des musiciens rompus. Dans le groupe, Henri Okala, fils d’un pasteur de l’Eglise presbytérienne camerounaise, qui a depuis sa plus tendre enfance toujours fait partie des chorales, trouve peu à peu la voie du succès. Macase aussi.

En 1998, Henri, Blick, Ruben, Corry et les autres approchent Sam Mbende. L’actuel président du conseil d’administration de la Cameroon music corporation sort fraîchement de Belgique. Invité aux répétitions de l’ensemble, il décide de les produire. En 1999, l’album " Etam " est dans les bacs. Le Macase évolue un an ( 1999/2000) avec Sam Mbende( producteur) et Jean Pierre Bébé (manager) sans anicroches. En 2001, il postule aux Concours découvertes Rfi musiques du monde dont il sort lauréat. " C’est à partir de là que tous nos problèmes ont commencé. Pendant qu’on montait le dossier découvertes Rfi, les membres du groupe ne voulaient qu’on arrête toute collaboration avec Sam Mbendé, qui ne respectaient pas ses engagements. Il avait pris l’engagement de faire outre la promotion de l’album, réaliser les clips de toutes les chansons de notre premier album et produire deux autres. Et sans contrepartie financière " explique Henri Okala. La rupture avec Sam Mbende est consommée par une lettre de reniement signée des membres du groupe Macase. Geste que Sam Mbende aurait très peu apprécié. Le prix Rfi est remporté mais le producteur saisit Rfi, pour dénoncer le comportement peu chevaleresque de ses poulains. La réaction de la radio française est immédiate : le prix attribué au Macase est annulé.

" Le prix était perdu, le contrat avec Emi perdu, tous les avantages attendus perdus. C’est comme si le ciel nous était tombé dessus." se rappelle Henri Okala. Un grand désespoir va gagner le groupe de 2001 à 2002. Il reste cependant soudé. Jusqu’à ce que Ghislain Merat, alors directeur du Centre culturel français François Villion de Yaoundé, le relance. A travers une tournée dans tous les Ccf et alliances françaises du Cameroun : " C’est une bouffée d’oxygène. Mais nous sommes toujours sous contrat avec Sam Mbende. Pour qu’il nous libère, il demande à être payé. C’est ainsi que lui versons les 3,5 millions de francs Cfa, ramenés de notre tournée " continue Henri Okala. La pilule amère avalée, le Macase est approché par Florence Tity Dimbeng, une choriste de Manu Dibango. C’est le début d’une tournée avec le pape du Soul Makossa en Europe et en Amérique du Nord. Aucun contrat n’est signé. C’est le rêve brisé. Rentré au Cameroun, Macase est nominé aux Koras. Mais rendu en Afrique du Sud où il est élu meilleur groupe africain, le rêve tourne au cauchemar. " On rentre d’Afrique du Sud avec pas un seul franc en poche. Hormis un bout de bois. Nous étions d’ailleurs au quartier. "

De désillusion en désillusion, tout le groupe décide en 2004 de s’installer en France, malgré les sommations de Florence Tity Dimbeng, le nouveau manager du groupe. " On arrive en France, après deux spectacles plus rien. Chacun a dû se débrouiller comme il pouvait pour survivre à Paris. On est rentré au Cameroun grâce à un opérateur de téléphonie mobile. On n’avait même de quoi s’acheter un billet d’avion.
Le 6 janvier 2005, le Macase atterrit au Cameroun. Mais déjà, dans la tête d’Henri Okala, germe l’idée de faire une carrière en solo. " Les mécènes et les organisateurs de spectacles savaient qu’on était nombreux ( Ndlr 7 personnes). C’est comme ça que Blick et moi on se met à réfléchir. Il faut vivre. Moi, j’ai décidé de partir pour une carrière en solo. On s’en sort beaucoup mieux quand on est seul " se console-t-il.
Henri Okala prépare actuellement son premier album et le dit " très avancé". Tout en apportant sa voix en studio à de nombreux musiciens, il caresse le rêve de monter un groupe qui pourra l’accompagner dans les spectacles. Mais avec regret , le chanteur pense que " le déclin de Macase est venu de la perte du prix Rfi : " On serait très loin aujourd’hui ".

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