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Apothéose : Les derniers fruits du Kolatier

by mboasawa
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Malgré des manquements, l’édition 2006 de la bourse des spectacles s’achève sur des notes de satisfaction.
Dippah Kayessé – Les lampions se sont éteints samedi 9 décembre dernier à Douala, sur la 3e édition du Kolatier, bourse aux spectacles d’Afrique centrale, au terme de cinq jours de spectacles, ateliers et rencontres. C’est le 5 décembre 2006 que, de manière assez sobre et en présence de Hubert Mono Ndzana, président du conseil d’administration de la Société des droits d’auteurs, de la littérature et des arts dramatiques (Sociladra) que, d’une voix pleine d’émotion, Luc Yatchokeu, directeur artistique, a déclaré ouvert le Kolatier 2006. Tout au long de cet événement, l’esplanade de la salle des fêtes d’Akwa à Douala, site des manifestations, a vibré aux rythmes des peuples de cette partie de l’Afrique. Sur le site, de nombreux stands où étaient exposés des objets d’art forçaient la curiosité du public.

Avant de se refermer sur un impressionnant concert de musique et bal dansant, c’est à la faveur de la pièce de théâtre de la compagnie Diben "Le quatrième coté du triangle" que tout va débuter. Présentée par Hans Ngo Mbock, seule sur le podium, elle va, pendant plus d’une heure, tenir le public en haleine. Puis tous les jours, vont suivre les danses, les contes pour enfants, les concerts de musique. Ce qui fera du site, en début de soirée, un véritable point de chute pour les noctambules. "C’était pathétique de jouer et de voir le public vous accompagner", a confié Eddi Mboyo, directeur artistique du groupe Sanza de la république démocratique du Congo (Rdc). L’on ne saurait oublier les prestations endiablées du groupe musical Lang’i du Congo Brazzaville, récent finaliste au prix Rfi à Douala. Dans cette effervescence, Tchadiens, Centrafricains… Camerounais n’étaient pas en reste.

Ateliers
En marge du show, le Kolatier 2006 fut aussi marqué par des ateliers et rencontres avec des professionnels du monde des spectacles. Lesquels ont entretenu les artistes sur divers thèmes: l’administration d’une compagnie théâtrale, la gestion d’une tournée artistique, la situation des métiers du spectacle en Afrique centrale… "Au-delà des sonorités et autres prestations scéniques, l’artiste a besoin d’être suffisamment édifié pour un spectacle. Il a besoin de savoir comment s’organiser afin de mieux gérer son potentiel artistique", n’a cessé de répéter Mbuyamba Lupwishi, parrain du Kolatier et directeur de l’Observatoire des politiques culturelles en Afrique. Il est aussi coordonnateur en Afrique du conseil international de la musique. Une présence et bien d’autres qui ont comblé les attentes des artistes sur le site du Kolatier 2006 à Douala, en dépit de quelques fausses notes.

Sonorisation approximative, insuffisance de matériel, non respect de la programmation, inadéquation de la salle pour les pièces théâtrales… tel aura été le lot quotidien des artistes. "On peut supporter d’être mal logé ou de mal manger, seulement attention à la sonorisation", a rappelé Keben de nationalité française et membre du groupe Lang’i. Pour les organisateurs qui ont transpiré à grosses gouttes avant et pendant l’événement, tout est bien qui finit bien. "Ces manquements étaient dus à l’absence totale de financement. Sans sponsors, il nous était quasiment impossible de subvenir à tous nos besoins humains et matériels", a déclaré Luc Yatchokeu. Lequel a promis de faire mieux lors de la prochaine édition annoncée en 2008 toujours à Douala.

Défini comme le marché de spectacles en Afrique centrale, le Kolatier fut réellement l’occasion pour certains artistes et groupes, de négocier des contrats. C’est dans cette optique se souvient-on, que le groupe de musique baptisé Tibesti (Tchad), dirigé par Martial Tsoungui, Camerounais installé à N’djamena, avait effectué en 2005, une tournée artistique en Roumanie. Au terme du Kolatier 2006, le groupe Lang’i, finaliste du prix Rfi 2006 à Douala, a été sollicité pour prendre part au prochain Massao. "Nous sommes en contact avec le centre culturel français pour une tournée au Cameroun", a confié le directeur artistique du groupe. A cette édition du Kolatier, des ponts ont encore été jetés entre artistes et organisateurs de spectacles. Reste donc à les finaliser.

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