A la faveur de la journée mondiale contre l’exploitation sexuelle qui s’est célébrée le 4 mars 2010, la star a offert un concert de bonne… –
Chaque année de nombreux enfants, disséminés dans les quatre coins de la planète subissent à leurs corps défendant des pratiques ignobles qui se traduisent par des exploitations sexuelles. A l’occasion de la deuxième édition de la journée mondiale contre l’exploitation sexuelle, l’association La Colombe a organisé une campagne de sensibilisation sur le thème «stop aux abus sexuels des enfants». Pour marquer cette célébration d’un cachet particulier, la Colombe que préside Blanche Ongmessom, a sollicité et obtenu du chanteur camerounais Henry Dikongue qui vit en Europe, le parrainage de cette manifestation qui vise à faire tâche d’huile. Dans cette optique, la star a offert deux spectacles les 4 et 7 mars 2010, respectivement aux Centres culturels français de Douala et de Yaoundé. A Douala, la salle de spectacle du Centre culturel français (CCF) Blaise Cendrars n’a pas fait son plein d’œuf habituel. Mais le show était au rendez-vous en ce jeudi 4 mars 2010.
Henry Dikongue dans un look de crowner a, une fois de plus, marqué les esprits. Une guitare en bandoulière, des lunettes d’intello bien ajustées, un bonnet noir sur le crâne, un T-shirt black sur lequel l’on a pu lire : «la Colombe. Stop. Child sexual abuse», un pantalon noir prêt du corps, des mocassins, suffisant pour s’attirer la sympathie d’un public hétéroclite où la gent féminine a prédominé. Accompagné par Alain Oyono à la flûte et au saxophone, de Moussa Drums à la batterie, de Arthur Manga à la bass, Moussinga au clavier, Henry Dikongue a revisité son premier opus. Wa a servi de plat d’entrée avant que la star n’enchaîne avec ndola su, wen ndeba, enfant né sous X…au grand bonheur d’un public qui n’a pas cessé de distiller des superlatifs à la vedette. «Sublime», «excellent», «magnifique», «génial»,…a-t-on entendu dans une salle au bord de l’hystérie.
L’artiste et l’humanitaire
Cette ambiance est montée de plusieurs crans, lorsque Henry Dikongue a exécuté C’est la vie. L’émotion est à son comble. C’est la communion totale. Le public fredonne en même temps que l’artiste : «Une naissance, une caresse, une joie… Une mère tremblante d’émoi, une âme qui vit de joie. C’est la vie, la vie, la vie ô ô ô la vie é é é… ». Il en sera ainsi jusqu’à la fin d’un show dont la première partie avait été ouverte par des artistes du cru comme Jade, la chanteuse, Henry Lotin (Fils d’Eboa Lotin) à la guitare rythmique… qui ont distillé des musiques langoureuses qui ont finalement séduit plus d’un. C’est en cela que la Colombe a réussi à faire passer son message : «stop aux abus sexuels des enfants». Une cause noble. Un combat que Henry Dikongue a accepté de soutenir gratuitement. La casquette de l’humanitaire qu’arbore cet artiste est une nouvelle corde qu’il ajoute à son arc. Il est par ailleurs ambassadeur des Nations Unies dans le cadre de la lutte contre le cancer et autres pandémies qui mettent à rude épreuve la vie de plusieurs millions de personnes dans le monde.
En rappel, les spectacles d’Henry Dikongue à Douala et Yaoundé ont été précédés par des débats qui ont eu pour panélistes des spécialistes du droit (Me Yveline Ntanfa, avocat) de la santé (Michelle Depré (psychologue et Dr Honoré de B. Emapi, gynécologue obstétricien). C’est dire que l’exploitation sexuelle est une affaire de tous.
