Ariane a mis en orbite le satellite de télécommunications NILESAT 201 pour l’opérateur égyptien Nilesat et le satellite de télécommunications RASCOM-QAF1R pour l’opérateur africain RascomStar-QAF.
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KOUROU — Deux satellites de télécommunications pour des opérateurs égyptien Nilesat et panafricain RascomStar-QAF ont été placés mercredi avec succès sur une orbite de transfert géostationnaire par une fusée Ariane 5, selon Arianespace.
Ariane a décollé du centre spatial de Kourou en Guyane française à 17h59 locales (20H59 GMT, 22H59 à Paris), soit au début de la fenêtre de tir comprise entre 20H45 GMT et 23H34 GMT, a constaté l’AFP sur place.
Le compte à rebours avait été suspendu brièvement sept minutes avant le début de la fenêtre de tir.
La fusée a décollé dans un ciel bleu et une luminosité parfaite, laissant derrière elle une traînée de feu et de fumée blanche.
Il s’agit du troisième décollage de l’année d’une fusée Ariane 5, après deux lancements en mai et juin, qui eux avaient été reportés à plusieurs reprises.
Les deux satellites qui doivent être placés en orbite géostationnaire auront une durée de vie de quinze ans, selon Arianespace. Rascom-QAF1R a été séparé 32 minutes et 51 secondes après le décollage.
Les deux satellites Nilesat-201 et Rascom-QAF1R, construits par Thales Alenia Space à Toulouse et à Cannes, doivent améliorer la desserte en communications du Moyen-Orient et de l’Afrique.
Le satellite Nilesat-201, d’une masse au lancement de 3,2 tonnes, fournira dès septembre des services de télévision à haut débit sur l’Afrique du Nord, le Moyen-Orient et la zone du Golfe, selon Arianespace, qui commercialise et procède aux tirs de la fusée européenne.
Le satellite Rascom-QAF1R, d’une masse au lancement de 3 tonnes, fournira des services de télécommunications dans les zones africaines rurales, des liaisons interurbaines et internationales, des services de télévision et d’accès internet, précise Arianespace.
28 pays africains se sont déjà engagés à louer ses services, selon Arianespace.
Il fournira des connexions internationales à coût réduit entre les différents pays africains et permettra la connexion de villages isolés, a précisé Thales Alenia Space.
"Ce lancement est un événement important pour le continent africain car ces deux satellites vont lui offrir des services de télévision directe et de radiodiffusion, ainsi que de l’accès à internet et à des applications multimédia", a indiqué Emmanuel Grave, directeur des télécommunications chez Thales Alenia Space cité dans un communiqué.
Il s’agissait du 52e lancement réalisé par une fusée Ariane 5 et du 196e vol d’une fusée Ariane depuis Kourou.
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Mission réussie pour l’Afrique et le Moyen-Orient
Mercredi 04 août 2010
Ariane a mis en orbite le satellite de télécommunications NILESAT 201 pour l’opérateur égyptien Nilesat et le satellite de télécommunications RASCOM-QAF1R pour l’opérateur africain RascomStar-QAF.
C’était le 52ème lancement d’Ariane 5 et le 38ème succès d’affilée […]
NIELSAT 201 / RASCOM-QAF 1R
Description des satellites de la mission Ariane 5 prévue début août 2010
NILESAT 201 est un satellite Egyptien construit à partir d’une plate-forme TAS SpaceBus 4000 B2 stabilisée 3 axes.
Ce satellite sera dédié au programme de télévision directe pour l’Afrique du Nord, le Moyen-Orient et dans la zone du Golfe.
Position orbitale : 7° longitude Ouest
Masse du satellite au lancement : 3200 kg
Durée de vie espérée : 15 ans
Afrique: Satellite panafricain de Rascom, acte II
En lançant un nouvel engin spatial au-dessus du continent, le 4 août, le consortium compte faire oublier le demi-échec de 2007. Le 4 août, une partie du continent aura les yeux rivés sur le pas de tir d’Arianespace, en Guyane , pour le lancement du nouveau satellite de l’Organisation régionale africaine de communication par satellite (Rascom), baptisé RQ1R. Un décollage sans accroc devrait enfin apporter de vraies perspectives commerciales à ce projet cofinancé par le fonds Libya Africa Investment Portfolio (63 %), 45 opérateurs de téléphonie africains (25 %) et le constructeur spatial européen Thales Alenia Space (12 %).Victime d’une fuite d’hélium au moment de sa mise sur orbite en décembre 2007, son grand frère RQ1 avait vu son espérance de vie chuter de 15 à environ 3 ans. Avec pour conséquences, d’une part l’obligation de le remplacer début 2011 au plus tard, et d’autre part l’évaporation quasi instantanée de toutes les promesses de contrat enregistrées, soit 80 % de la capacité du satellite, selon les déclarations faites par Jacques Akossi Akossi, secrétaire général de l’Union africaine des télécommunications, au moment du lancement. Seuls un programme de télémédecine et un contrat de trois ans avec une télévision, dont le nom est resté secret, auront finalement transité par RQ1. Un échec à la mesure des espoirs placés dans le projet Rascom, qui a d’ailleurs failli ne jamais s’en remettre.
Car une fois les remboursements des assurances encaissés – quelque 230 millions de dollars, soit environ 180 millions d’euros -, les actionnaires ont longuement hésité à réinvestir leur pécule dans un nouvel engin spatial, provoquant plusieurs mois de flottement inquiétant. Sans doute la participation financière de Thales, également constructeur du satellite, et le potentiel du marché des télécoms auront eu raison de leurs atermoiements. Reste que, en trois ans, la concurrence s’est accrue au-dessus de l’Afrique : en témoigne le lancement, également prévu le 4 août par Arianespace, du satellite de l’égyptien Nilesat, qui couvrira le Maghreb et le Moyen-Orient.
Pour l’heure, les clients ne se bousculent pas au portillon. « Il y a, c’est vrai, encore une certaine méfiance, et beaucoup d’utilisateurs potentiels attendent que RQ1R soit lancé et testé pour se décider, consent Faraj Elamari, directeur général de Rascom. Toutefois, il ne se passe pas une journée sans que nous recevions des demandes d’information sur nos services qui, grâce à notre position orbitale (2,9° est), couvriront toute l’Afrique. » Mais que faut-il vraiment attendre de ce satellite dont la genèse remonte à 1992, autant dire à l’Antiquité à l’échelle de temps des télécoms ?
Combler la fracture numérique
Comme son prédécesseur, RQ1R a pour vocations d’offrir des services de télécommunication aux opérateurs africains et de combler la fracture numérique en reliant au haut débit les grandes villes du continent, mais aussi en apportant le téléphone dans des zones reculées via des terminaux low cost. 130 000 villages isolés pourraient être desservis par Vsat : 15 000 antennes auraient déjà été commandées dans ce but et seraient prêtes à être installées. Autres clients visés, les télévisions, qui, avec le passage à la haute définition, deviennent de très grosses consommatrices de liaisons satellitaires. Pour assurer sa promotion, Rascom annonce également 386 millions d’euros d’économies pour le secteur des télécoms grâce à la suppression des frais d’interconnexion.
« Le projet conserve tout son intérêt car les besoins du continent sont immenses », assure un expert. Pour réussir son pari, Rascom pourra compter sur ses actionnaires, les opérateurs de téléphonie. « Un lien privilégié que n’ont pas ses concurrents SES, Arabsat ou Intelsat », précise-t-il. De son côté, Faraj Elamari prévoit un avenir radieux : « 2010 sera une grande année pour Rascom. » Et d’annoncer, comme pour conjurer le sort avant le lancement, un nouveau satellite pour le consortium panafricain : « L’étude est en cours de finalisation, la décision de sa construction devrait être prise avant la fin de l’année. »
Écrit par jeuneafrique.com Mercredi, 04 Août 2010 16:45
