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Festival : Le théâtre fait le développement

by mboasawa
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Les comédiens de plusieurs pays africains en communion le week-end dernier avec les populations de Bafia. –

 

La sixième édition du festival de théâtre international pour le développement (Fithed) s’est déroulée les 27 et 28 août dernier à Bafia dans la région du Centre, à plus de 120 km de Yaoundé. La cérémonie d’ouverture de vendredi a permis de découvrir plusieurs troupes théâtrales étrangères. Entre autres troupes, Mankosso de la République du Congo, Ngongo théâtre de la République centrafricaine, Maoundo théâtre du Tchad, mais aussi des comédiens que l’on pouvait reconnaître facilement à l’instar de Koffi Amoin, qui apparaît dans le sitcom ivoirien «Ma famille», tout comme Major Assé, l’humoriste le plus prisé au Cameroun en ce moment, ainsi que bien d’autres artistes du Benin et du Gabon.

L’ambiance a pris une autre dimension lorsque les artistes se sont produits dans la première soirée sur le podium installé au rond point de l’ancien marché Djoumba. D’entré de jeu, on a eu droit à un spectacle du groupe congolais Koz’Art de Douala, qui a fait son apparition sur la scène avec une prestation sur la percussion, déguisés de vêtements de couloir noir, couvert de la tête aux pieds et marchant sur des échasses de deux mètres environ ; la communauté bamiléké surnomme cela «Kourgang». Un numéro réalisé dans le noir et que le public mbamois a manifestement aimé puisqu’il a accompagné les artistes qui faisaient le tour de la propriété de cet ancien marché de la localité d’accueil ; le tout pour encourager ceux-ci et leur montrer que la prestation vécue n’est pas inconnue dans la région, puisqu’elle fait partie d’une tradition du Mbam et Kim qui veut que, lors du deuil d’une personnalité importante d’un village tiKar ou balom, ou encore lors des cérémonies comme les réjouissance consécutives à une naissance des jumeaux dans une famille, les membres de la famille ou les initiés se déploient pour marquer les festivités ou les cérémonies d’enterrement.
La cérémonie s’est poursuivie par l’arrivée sur scène d’un deuxième groupe de Congolais appelé «Mankosso» ; il a éblouit la foule avec la danse congolaise accompagnée du retentissante de tam-tam et de balafon sur lesquels on a vu les danseuses de ce pays taper avec force sur les tam-tams qui étaient attachés sur leurs reins, faisant le tour du podium. Ce qui a interpellé l’attention de certains vieillards qui buvaient dans un bar de la place, surtout lorsqu’on sait que, dans le Mbam, les femmes ne tapent pas sur du tam-tam.

Aux environs de 21 heures, le calme s’est installé dans la foule, le podium s’est transformé en une rencontre sous l’arbre, ou l’on a vu monté sur Scène le groupe Ngongo théâtre de la République Centrafricaine et l’artiste Koffi Amoin de la Côte d’Ivoire, qui ont pris les relais pour dire leurs contes sur le thème de «l’amitié», le «prix du mensonge» et autres, marquant la fin de la soirée d’animation de vendredi.
Pour clôturer le festival, une causerie éducative sur la culture et les spectacles qui ont eu lieu dans la ville et les problèmes qui minent l’art africain, et précisément camerounais et leurs conséquences a été organisé par la présidente du festival, Massan à Biroko dans la matinée de samedi, ensuite dans la soirée, le groupe Koz’Art a donné un spectacle torse nu sur les échasses et pour finir la montée sur scène de tous les conteurs congolais, tchadiens, ivoiriens centrafricains, ainsi que Massan à Biroko, elle-même, avec son regard et son sourire.

Carine Marthe Guiliyack, à Bafia

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