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Charlotte Ngo Manyo : L’humour au Diesel

by mboasawa
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La jeune comédienne veut impulser un souffle nouveau au théâtre féminin camerounais. –

 

Après un an loin des scènes camerounaises, Charlotte Ngo Manyo, jeune réalisatrice et humoriste compte bien marquer son retour dans son pays le 22 septembre prochain. A cette occasion en effet, la jeune femme présentera à ce public qu’elle a laissé orphelin après son sacre à la dernière édition du festival national des Arts et de la Culture (Fenac) en 2008 à Maroua. Comme pour partager cette expérience qui l’a tant marquée, elle ouvre grands se yeux perlés de vert : «je n’en revenais pas ! Le seul fait de prester sur une scène où Meiway, Manu Dibango, Kaïssa Ndoumbè Moulongo etc. me suffisait.

C’est vous dire combien j’étais heureuse lorsque le jury m’a décerné ce prix qui venait en fait récompenser les efforts fournis dans le domaine de l’humour vu qu’à l’origine, je suis actrice de cinéma.» Sa récompense sous le bras, elle s’en est allée vers de nouveaux pâturages. La Roumanie, la Côte d’ivoire et le Ghana l’accueilleront successivement. «J’ai voulu affiner mon expérience dans le domaine en Roumanie. Lorsque je suis allée au Ghana, j’ai pu perfectionner mon anglais et en Côte d’ivoire, aux côtés de Were Were Liking, j’ai retravaillé ma présence sur scène. Je pense que c’est cette dernière expérience qui m’a le plus marquée durant ce périple. C’est d’ailleurs pour cette raison que j’ai décidé de me faire ambassadrice du village Ki-yi».

Marginalisée
Le 22 septembre au centre culturel Francis Bebey, elle présentera une nouvelle version de ce spectacle «Me voici devenue sœur» qui l’a découverte au public camerounais. Un «One woman show» de 05 minutes qu’elle a retravaillé et qui dure désormais 1 heure. «J’ai repris la mise en scène et dans la première mouture, je ne parlais que des mariages sur Internet dans cette nouvelle version, je me suis inspirée de toutes ces choses qui se passent autour de moi mais il faut savoir que je lutte pour la cause de la femme marginalisée en Afrique. C’est autour de cette thématique que se feront mes spectacles du 22 au centre culturel Francis Bebey et le 25 à l’espace Urban village». Et cette jeune femme qui carbure au «Diesel», son nom de scène, est à l’origine chanteuse lyrique dans le pupitre "alto". Elle y a fait la différence grâce à sa voix singulière.

Elle l’exploitera dans l’opéra «Rhumsiki Fako Opera» où elle a fait ses débuts en 1997. Active et déterminée, elle ne s’enfermera pas dans ce registre et explorera plusieurs autres univers artistiques. La comédie et la réalisation la verront passer. «Je ne me mets pas de barrières. J’ai deux enfants et je pense que je peux mettre plusieurs cordes à mon arc. Je suis également coiffeuse et je fabrique des bijoux en bois», lance-t-elle.
C’est en 2007 qu’elle se lance dans l’humour. Plus par défi qu’autre chose : «j’ai rencontré "Léo Le Nul’art", dont j’admire le travail. Je lui ai demandé de m’introduire dans ses sketchs pour des répliques. Et il m’a demandé d’écrire les miens. C’est ce que j’ai fait et je les lui ai présentés trois jours plus tard». C’est ainsi qu’a débuté cette nouvelle aventure qui, semble-t-il, n’est pas prêt de s’arrêter.

Dorine Ekwè

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