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Jean-Pierre Kepseu : Les rédactions ne donnent pas d’importance à la photo

by mboasawa
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Le patron de l’agence de photos Tropical images explique les raisons de l’absence des photos de presse dans les journaux. –

 

Qu’est-ce qui justifie l’absence de photojournalistes dans la majorité des rédactions du Cameroun ?
Il faut d’abord indiquer qu’au départ, la photographie était une présentation artistique d’un objet ou d’un individu. Avec la naissance de la presse écrite, on a trouvé que la photo pouvait transmettre des informations et servir de véhicule de communication. C’est ainsi qu’Avec l’évolution de la presse, on a lié photo et journalisme parce que le photographe est un journaliste qui écrit avec la lumière et l’objectif, deux choses qui représentent le papier et l’encre du journaliste ordinaire. Alors, ce qui justifie cette carence des photojournalistes dans les rédactions, c’est parce que les rédactions ne donnent pas d’importance à la qualité de la photo, elles utilisent tout ce qui leur tombe sous la main et se contentent des photos qu’elles achètent lors des cérémonies.

Est-ce que l’absence d’une spécialisation dans les écoles de formation camerounaises ne constitue pas l’une des raisons de ce désamour?
Il n’existe pas de structure de formation de photojournaliste même si on donne des cours de photo à l’Esstic et les autres instituts délivrent des Bts en photographie. Du coup, on compte au bout des doigts les photojournalistes qui exercent au Cameroun mais pas dans les rédactions. Parce que même dans les rédactions qui ont les moyens, il n’en existe pas encore. Ceux qui existent ont suivi des formations par correspondance et en ligne qui ont fait qu’ils soient aujourd’hui très jaloux de leur métier. Il faut dire aussi que ce n’est pas un problème de moyens, parce qu’il faut d’abord comprendre le principe et l’argent vient plus tard.

L’Internet n’a-t-il pas mis en veilleuse l’âge d’or de la photo de façon générale ?
C’est clair que la toile est la voie la plus facile. Les gens préfèrent aller sur Google taper le nom d’une personnalité, d’un évènement, et on fait copier-coller. L’autre problème c’est le manque de couleur dans les journaux camerounais qui paraissent. Parce que s’il y a avait cette exigence de quadrichromie qui elle-même demande des résolutions poussées, il y aurait un recours à la qualité. Cela fait que ceux qui sont là en ce moment préfèrent vendre leurs travaux à l’étranger même si de temps en temps ils dépannent les rédactions locales.

Propos recueillis par PCA

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