Home ARCHIVES Au théâtre : Sexe, misères et espoirs

Au théâtre : Sexe, misères et espoirs

by mboasawa
0 comments

Transatlantic life de Jonas Embom questionne la question en milieu urbain. –

 

Au début de l’actuel siècle, le poète Fernando d’Almeida accompagnée d’une équipée créatrice de grand talent mettait sur le marché un recueil qui continue d’animer es conversations dans les salons littéraires d’ici et d’ailleurs. Avec le Boulevard de la liberté en effet, ceux que le poète Jean-Claude Awono dans une posture de critique littéraire allait situer dans ce qu’il appelle l’école poétique de l’estuaire avaient fait fort.
En promenant leur créativité sur les corps humains au travers de leur sexe qui nourrirent jusqu’à la lie des textes enflammés. C’était quelques années seulement après l’ouvrage tout aussi sulfureux d’une Calixte Beyala qui mit du cœur à peindre sous des dehors bien grivois cette femme noire et nue que glorifia jadis son illustre aîné sénégalais Léopold Sédar Senghor. Mercredi 8 août dernier au centre culturel François Villon de Yaoundé (Ccfv), Jonas Embom, dans une fougue artistique qui n’a d’égal que son envie de redonner vie à des textes qui n’ont pas bénéficié à ses yeux de l’attention qu’ils méritaient, a remis au goût du jour Le boulevard de la liberté. Dans une mise en scène respectable et conséquente. Mise en scène qui n’avait pour but ultime que de lever un pan de voile sur une sexualité des plus envahissantes en nos cieux où le puritanisme a courbé l’échine devant la licence.

Aspérités
Le fait majeur de ce Transatlantic life de la compagnie Agence internationale d’acteurs aura été à n’en point douter la prestation des comédiennes au premier rang desquelles Françoise Moualla que l’on avait autrefois connu danseuse. Elle qui sût donner de ses contorsions et de sa diction impeccables pour pénétrer le public de cette histoire d’une jeune fille née d’une effraction coïtale, c’est le cas de le dire, et qui depuis sa prime jeunesse a appris à donner de son corps pour vivre. Et c’est là qu’apparut le travail de mise en scène orchestrée par une volonté de monter l’indicible pour mieux l’attaquer. Une volonté qui est allée avec le choix de découper un même personnage en trois pour un rendu au final plus poignant. Choix qui permit aussi de méditer sur ces sexes de plus en plus en divagation aux ornières de nos cités.

Des fesses qui se baladent jusque dans les quartiers pour titiller même les plus chastes qui ne résistent pas bien longtemps devant une agressivité calculée. Des sexes qui peuvent s’enorgueillir, fort de leur pouvoir, d’être capables de subvertir même les gouvernements. Tant nos gouvernants font preuve d’une pusillanimité interrogative devant ces sexes que même les chansons ne réussissent plus à cacher.
Le seul bémol de cette pièce où la régie lumière fût au rendez-vous aura été malheureusement ce dernier tiers temps inutile qui a plus lassé le public avec des psalmodies qui confinaient parfois au salmigondis. Surtout qu’avec la note d’espoir bien amenée par le thème Earth Song de Michael Jackson tout en acoustique, pour ce qui devrait constituer le climax de la pièce, le message de la conjuration possible de l’addiction inutile et futile au sexe ayant déjà porté.

Parfait Tabapsi

You may also like

Leave a Comment

Our Company

Lorem ipsum dolor sit amet, consect etur adipiscing elit. Ut elit tellus, luctus nec ullamcorper mattis.

Newsletter

Laest News

@2021 – All Right Reserved. Designed and Developed by PenciDesign