L’ancien Pca de la Sociladra réclame une assemblée générale urgente. –
Les mandats des différentes sociétés nationales de gestion des droits d’auteurs au Cameroun sont hors délais. «Il n’y a pas un brusque sursaut. L’assemblée générale ordinaire de la Sociladra devait être organisée en janvier dernier», se défend Hubert Mono Ndjana. L’ancien président du conseil d’administration de la société civile de la littérature et des arts dramatiques (Sociladra) passait sur le grill la semaine la gestion actuelle menée par son successeur, Elise Mballa Meka, tout en essayant de mettre des gants : «Notre groupe s’est toujours caractérisé par la volonté de construire. Il ne s’agit pas de chasser quelqu’un, mais de réactiver la structure», a argumenté Hubert Mono Ndjana, qui était assisté à la conférence de presse organisée aux éditions l’Harmattan à Yaoundé par son ancien vice-président, Richard Toto.
Celui qui dirigea pendant cinq ans la structure naissante (décembre 2002 à janvier 2007) estime que «la situation d’immobilisme à la Sociladra est inadmissible. Car, les perfections ne peuvent plus être faites. Or, la loi prévoit que les artistes peuvent prendre l’initiatives de convoquer une assemblée générale», a martelé ce philosophe à la voix haute. Et c’est à dessein qu’il a appelé les membres de la Sociladra à signer une pétition. «Signer une liste pour demander une assemblée générale afin de relancer les activités», a-t-il déclaré. Hubert Mono Ndjana et son vice-président se plaignent qu’ils avaient déjà initié une rencontre avec les gérants actuels de leurs droits après deux réunions simultanées le 26 février dernier à Yaoundé et à Douala. Initiative ayant abouti à un échec puisque «la Pca a confié qu’il n’y avait pas d’argent alors que les mouvements financiers au-dessus de 500.000 Fcfa avaient révélé qu’elle était entrée en possession de plus de 84 millions Fcfa», a révélé Hubert Mono Ndjana, visiblement en colère.
D’ailleurs, l’ancien et l’actuel Pca de la Sociladra se livrent une guerre larvée par médias interposés et même en justice sur le viol de la boîte postale de la structure à laquelle avait toujours accès l’ancien Pca, qui veut réunir les deux tiers des signatures pour provoquer une assemblée générale.
Et, à mots clairs, celui qui se présente comme le leader du «groupe de la légalité» ne cache pas sa volonté de revenir aux affaires. Il a même déjà préparé des textes qui vont régir la future Sociladra. Et le directeur général de la Sociladra, présent à la conférence de presse semble l’avoir très vite compris. «Ce n’est pas bien de déformer la vérité. Il faut restituer les choses telles qu’elles se sont déroulées afin d’aider l’opinion à comprendre», a rétorquer M. Bombogo, qui a révélé que «seule la Socam dispose d’un agrément». En d’autres termes, la Sociladra, la Scaap et la Socadap sont dans l’illégalité ? Toujours est-il que cette communication intervient quelques après la publication d’une circulaire du ministère de la Culture attirant l’attention des différentes société de gestion des droits d’auteurs par rapport à la perception des droits auprès de petits usagers. Les grands usagers ayant mis un bémol après l’ordonnance de la Cour Suprême qui donnait raison à la Cameroon music corporation, dans son «conflit» avec le ministère de la Culture.
Justin Blaise Akono
