L’organisatrice accuse les sponsors qui n’auraient pas tenu leurs promesses. –
«Le seul espoir qui me reste, c’est la promesse que m’a faite l’établissement d’enseignement supérieur Ipti. Leur rentrée académique est prévue pour le lundi 25 octobre prochain. J’ai reçu un appel d’eux hier (lundi dernier) me demandant de venir déposer mes dossiers pour une formation gratuite en informatique dans leur établissement. J’espère qu’ils vont honorer leur promesse». L’air dépité, mais sereine, Florentine Ngwegia, élue Miss Handicapé au soir du 28 août dernier garde quand même espoir. Cette formation pourra être l’unique prime qu’elle aura reçu la plus belle femme handicapée. Cette formation gratuite en informatique dit-elle, lui avait été promise par les responsables de cet établissement après qu’elle ait été élu par le jury, au terme de la première édition du concours miss handicapé.
Pourtant, jusqu’au jour j du concours, la lueur et l’espoir se lisaient sur les visages des concurrentes. «La promotrice Yvette Lottin Nsamè avait promis que la miss et les deux dauphines seront récompensées», poursuit la Miss. A en croire celle-ci, promesse leur avait été faite de ce que la miss recevra la somme de un million de francs Cfa. «La promotrice avait également promis que la première et la deuxième dauphines recevront respectivement 700 mille et 500 mille francs Cfa», poursuit Albertine Patigo, la première dauphine. Pourtant, elles n’auront rien.
A en croire ces lauréates, toutes leurs tentatives visant à entrer en possession de leur due se sont avérées vaines. «Chaque fois que nous rencontrons la promotrice, elle nous fait des promesses et nous dit que la faute reviens aux sponsors qui n’ont pas tenu leurs promesses», informe Florentine Ngwegia.
Selon les lauréates, cette situation a des répercutions sur ses activités en tant que miss. Elle serait boudée par les autres miss qui boycottent toutes les rencontres par elles organisées au motif de ce qu’aucun sous ne leur a été donné. Du coté de la promotrice, l’on se montre plutôt réticent face aux multiples tentatives du reporter de la rencontrer. Rendu à son atelier «Tigritude» situé au quartier Bonakouamouang à Douala dans l’espoir de la rencontrer, la sœur de la promotrice rencontrée se montre plutôt réticente. «Qu’est ce qu’elles veulent ? Si elles n’ont rien reçu elles doivent attendre que les promoteurs réagissent d’abord. En tout cas, ce n’est qu’un concours…», lance-t-elle avant de poursuivre d’un ton rageur. «En tout cas, allez écrire ce que vous voulez». Dans sa tentative de rencontrer la promotrice, le reporter va la joindre sur son téléphone et le ton ne sera pas moins apaisé. «C’est vous qui étiez ici tout à l’heure. Qu’est ce que vous voulez ? N’appelez plus jamais à ce numéro», fulmine notre interlocuteur.
Blaise Djouokep
