Le message sorti du vase sacré, hier, appelle tous les peuples Sawa à se resserrer davantage, pour mieux aborder les défis d’un développement à la dimension de l’importante de leur communauté. –
Les peuples Sawa devront s’atteler à consolider l’unité au sein de leur
communauté l’année prochaine, tel que le prescrit le message sorti du vase sacré, hier, à l’issue des festivités marquant la fin de la célébration de l’édition 2010 du Ngondo. Edition célébrée sur le thème : « Persévérance ».
Le message, très applaudi à sa lecture, a rassuré les centaines de fils de cette communauté venus prendre part à la base Elf, à l’apothéose d’une semaine riche en manifestations culturelles. Les uns et les autres, reconnaissant que cette année
est une année riche en réalisations dans le cadre de cette grande association culturelle qui réunit les peuples de la côte Camerounaise.
A cet effet, la journée du 4 décembre 2010, restera celle qui scelle définitivement le gros de ces réalisations. D’abord par la pose en matinée, de la première pierre pour la construction de l’édifice qui abritera le musée du Ngondo au lieu dit vallée de la Béssékè. Projet qui met désormais d’accord tous les fils Sawa, sur ce futur point d’encrage, de conservation et d’exhibition permanente de leur riche culture. Le même jour en soirée, c’était encore une fierté de voir l’ensemble de chefs traditionnels Sawa, soutenus par le délégué régional de la Culture pour le Littoral Robert Bendégué, commémorer à la salle des fêtes d’Akwa, rénovée, leur défunt fils Eboa Lotin. « Prestigieux porte-étendard de la musique Africaine », précise à l’ouverture de cette cérémonie, Fritz Ntonè Ntonè, le délégué du gouvernement auprès de la communauté urbaine de Douala (Cud), et élite Sawa.
Flambeau.
Outre le prix dénommé « Pagaie d’or » accompagné d’une enveloppe financière qui a été remis à Jacqueline Eboa, la veuve du défunt, en présence de trois de ses enfants (Lynda, Henri, Jacky), un mini concert a également été au menu. Le temps pour le public de vivre agréablement en direct ce dont sont encore capables, Henri Njoh et François Missé Ngoh, Ekwala Reggae. Les trois privilégiés qui ont
repris sur ce coup, « Mbemba mota Sawa », « Da Longo », « Elimba Dikalo », « Bessombè », « Thomas Nkono », des chansons du défunt. Le prince René Douala Manga Bell, le président sortant du Ngondo, a indiqué à propos du prix « Pagaie d’or », qu’il est désormais institué pour récompenser chaque année, un artiste Sawa qui aura su promouvoir la culture dans n’importe quel domaine.
La célébration d’hier, a également connu la traditionnelle course des pirogues qui a mis en scène sept villages. Plus forts cette année, les pagailleurs de l’île de Djébalè I, ont damé le pion à tous leurs concurrents. Ils succèdent ainsi à leurs frères Ewodi, d’ailleurs deuxième loin après eux. Les Bakoko se sont contentés de la troisième place. Très heureuse aussi, c’est la jeune Laure Bébé Lobè qui a fait un tour de piste devant l’assistance. Question de présenter son trophée, et de laisser apprécier sa beauté qui a fait d’elle la miss de cette édition du Ngondo. La jeune fille âgée de 23 ans du canton Njoh Njoh, et étudiante en marketing niveau 2 dans un institut de formation de la place, a obtenu sa couronne vendredi le 3 décembre, au terme d’un concours qui l’a opposé à ses sœurs des autres cantons.
La cérémonie de cette année, a été rehaussée par la présence de Ama Tutu Muna, la ministre de la Culture, venue représentée le chef de l’Etat.
Elle avait à sa suite, tous les piliers de l’administration de la capitale
économique. Pour les deux prochaines années, le flambeau du Ngondo a été remis à King Dicka Akwa, le roi du canton Akwa.
Louis Blaise Ongolo
LNE
