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Henriette Ekwe: Une couronne pour la militante

by mboasawa
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Elle reçoit ce jour, des mains de la première dame des Etats-Unis, le prix du secrétaire d’Etat américain. –

Pour un une journée internationale de la femme, il n’y avait pas meilleure occasion de reconnaître et porter au firmament l’œuvre d’une combattante de la liberté et de l’émancipation des couches sociales défavorisées. Henriette Ekwe, journaliste, directrice de la publication de l’hebdomadaire Bebela, reçoit ce jour à Washington, le Prix du courage féminin (International Women of courage) du secrétaire d’Etat américain.
Sélectionnée à travers 10 femmes dans le monde pour recevoir ce prix, Henriette Ekwe, selon l’ambassadeur des Etats-Unis au Cameroun, Robert Jackson, «a été choisie en raison de son courage exceptionnel, son engagement et son leadership dans la promotion de la démocratie, de la transparence, des droits de l’homme et l’état de droit au Cameroun. Elle est un témoignage vivant du courage des femmes à travers le monde qui se battent pour la justice sociale et la liberté politique. Le Cameroun devrait être fier d’elle. Nous espérons que ce prix va inspirer d’autres camerounais à participer activement dans l’évolution démocratique du Cameroun.»

Lancé en 2007 par Condoleezza Rice, alors secrétaire d’Etat américain, le Prix du courage féminin du Secrétaire d’état américain a honoré des dizaines de femmes à travers le monde qui ont fait preuve d’un courage exceptionnel, d’une force et d’un leadership dans la défense des droits de l’homme, de la justice sociale, et de l’égalité et l’avancement des femmes. Pour une journée du 8 mars, la femme camerounaise est donc véritablement à l’honneur. Surtout que c’est la première fois qu’une camerounaise est sélectionnée pour ce prestigieux prix et que Henriette Ekwe est l’unique lauréate originaire d’Afrique. Les autres récipiendaires viennent de Chine, Biélorussie, Hongrie, Jordanie, Afghanistan, Pakistan, Kirghizstan, Mexique et Cuba.

Après avoir été journaliste puis chroniqueur à «La voix du Cameroun», organe de propagande de l’Upc, à la Nouvelle Expression puis au Front, Henriette Ekwe crée le 11 juin 2008 son hebdomadaire qu’elle nomme Bebela, «la vérité». «J’ai choisi ce mot car je le trouvais facile et je trouve qu’il y a beaucoup de journaux dont le nom est français. En tant que nationaliste, je voulais un titre en langue nationale. Et en plus, j’aime l’écriture, je souhaitais exprimer mes convictions», a-t-elle expliqué sur le plateau de Stv. Femme de combat, emprisonnée lors des années de braise pour ses convictions politiques, son attachement à la démocratie et au respect des libertés, Henriette, à 60 ans passés, n’oubliera pas de sitôt cette journée du 8 mars 2011.

P.C.A.
Mutations

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