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Le Bass Baryton camerounais Jacques Greg a donné un concert au Gabon le week-end dernier

by mboasawa
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Libreville, la capitale gabonaise, vient de vibrer au rythme du premier week-end lyrique au Centre culturel français (Ccf) Saint-Exupéry. –

Cette première édition était destinée, selon Emmanuel Valsin, directeur du Ccf « à faire entendre la diversité des scènes vocales française, gabonaise et africaine. » Cette scène de l’art vocal réunissait Isaac John, artiste gabonais, le groupe polyphonique local de la Lowe avec pour point d’orgue le grand chanteur d’opéra camerounais Jacques Greg Belobo.

L’événement annoncé à grand renfort de publicité par les médias locaux a drainé une foule impressionnante. L’ambassadeur du Cameroun au Gabon, Samuel Mvondo Ayolo, qui présidait cette soirée aux côtés de ses pairs de la France et de l’Allemagne a présenté cet enfant de son pays comme le meilleur exemple de « la diplomatie culturelle » aux confluences des cultures Fang de la zone Cemac et qui démontre bien qu’ « en Allemagne, on peut vivre du chant », a-t-il précisé.

Et lorsque Jacques Greg apparaît sur la scène, le temps s’arrête. L’heure des délices était arrivée. Une prestation en ré-majeur pour le moins magistrale, époustouflante, hallucinante. Le bass baryton électrise le public pétrifié de bonheur. Les salves d’applaudissements crépitent en cascade, les c?urs sont conquis … L’homme donne de la voix, la module, la contorsionne en airs ténors. Elle détonne, tantôt douce, tantôt gutturale, souvent de crécelle mais toujours émouvante. Une voix de mentor, une voix de stentor qui l’amène à revisiter son répertoire riche et diversifié au carrefour des influences culturelles européennes et africaines.

Un récital sous la forme d’une autobiographie captivante : un garçon né à Yaoundé, de famille modeste qui fait ses premières classes dans les chorales et qui, par une « succession de chances », confie-t-il, va apprendre à chanter dans les conservatoires de Nice et de Paris en France pour se hisser aujourd’hui au pinacle de la gloire. «J’ai réalisé mon rêve et il est temps que je donne la possibilité aux autres jeunes de réaliser le leur », nous confie-t-il. Le projet de la création d’un conservatoire de musique à Yaoundé lui tient à c?ur .L’escale de Libreville constitue la 16e d’une grande tournée africaine initiée par l’institut français.

Alain Georges Banassoubek à Libreville

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