Cette célébration d’envergure internationale n’a vu la participation d’aucun responsable du ministère de la culture. Les organisateurs trouvent pour prétexte les préparatifs de la fête de l’unité. –
Leur siège est resté vide durant toute la mi-journée jeudi dernier. Journée marquant la célébration internationale des musées. « Nous nous sommes approchés de leur ministère. On leur a donné le programme des activités qui meubleront cette célébration internationale des musées. Mais là ils ne sont pas venus », explique Christian Nana, communicateur de L’International Council or Museum (Icom) Cameroun. Avant de tenter de se convaincre « cela peut s’expliquer peut être par le fait que nous soyons à la veille de la célébration de la fête de l’Unité. Donc tout le monde est pris par les préparatifs ». Cependant, cette absence n’a pas empiété sur le bon déroulement des activités de cette journée.
Axé cette année sur le thème « Musée et mémoire », cette journée s’est célébrée à Yaoundé au musée la « Blackitude ». Une salle qui a fait le plein d’œuf avec la présence de nombreux « amoureux » de l’art, des professionnels de l’étude des musées mais aussi et surtout ceux là qui veillent à la sauvegarde et la promotion de ces musées dont au premier rang sa majesté Nana Sunjio Agnès. Vice-présidente de l’Icom – Cameroun. Le thème choisi selon les organisateurs, met en exergue les histoires que les musées collectent à travers des objets qu’ils conservent. « Ces objets sont autant d’expressions de notre patrimoine naturel et culturel », affirme dans ce sens Ateba, étudiant en art. Les activités, toute aussi riches les unes que les autres ont meublé cette journée. Entre un bilan sur les actions et activités menées par l’Icom-Cameroun, en passant par la projection d’un film sur le patrimoine culturel avant de se solder par une visite guidée du musée « Blackitude ».
Trafic illicite
Sur la table, les principaux problèmes que connaissent les musées camerounais ont été débattus. Au rang desquels le trafic des biens culturels. « Nous avons nos biens culturels qui sont emportés du côté de l’occident et trafiqués à travers le monde » affirme Christian Nana. Le phénomène de copie a également été soulevé. De plus en plus d’objets d’art rencontrés dans les musées sont des copies et non des collections authentiques. Un cri d’alerte qui a été lancé à l’encontre des musées de ne plus acheter des copies d’objets. Sensibiliser les populations et le public sur la nécessité de visiter les musées était aussi l’une des préoccupations majeures.
Larissa Audrey Mama (stagiaire)
