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Qui sera Pca de la Socam ?

by mboasawa
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Droit d’auteur. L’élection du nouveau conseil d’administration de la Société camerounaise de l’art musical aura lieu le 11 juin. –


Cette élection qui s’annonce houleuse survient trois années après la création de la Socam, suite à la suspension d’agrément de la Cameroon music corporation. 

Odile Ngaska est candidate à sa propre succession, mais les paris restent ouverts et les surprises de dernières heures possibles. Panorama de quelques candidatures annoncées.

Odile Ngaska : Sécurité sociale pour tous
Lorsqu’en juin 2008 Odile Ngaska est élue à la tête de la nouvelle corporation des musiciens, le contexte était à la bagarre. La Cameroon music corporation (Cmc), alors dirigée par le sémillant Sam Mbendé, venait de voir son agrément suspendu par la tutelle du ministère de la Culture. Une épuisante joute juridique va opposer les deux corporations désormais rivales. Une situation qui a plombé l’action d’Odile Ngaska depuis qu’elle préside aux destinées de la Socam. Cette enseignante de français, chanteuse de gospel, auteur de cinq albums, dont « Teli ma zen », a décidé de mettre l’humanisme dont elle est pétrie au service de la Socam.
Dans un programme qu’elle a désigné par « Grandes ambitions », Odile Ngaska prône prise en charge sanitaire des artistes, la gestion de leur carrière et de leur retraite, leur affiliation à la Caisse nationale de prévoyance sociale (Cnps). La Pca compte aussi signer des partenariats avec des institutions bancaires pour l’octroi de crédits aux artistes, grâce auxquels ils pourront financer leurs projets. Elle souhaite aussi mettre sur pied la « Maison des artistes ». Cela pour doter la Socam d’un siège et la soustraire définitivement à la location. Un ambitieux programme, qui permettra de tourner la page Cmc.

Roméo Dika : Lutter contre la piraterie
Entré dans l’univers du droit d’auteur en 1994, Roméo Dika a occupé le poste de secrétaire général de la Société civile nationale du droit d’auteur, Socinada, alors présidée par Esso Essomba. Il s’illustrera par un certain dynamisme, qui le portera en 1998 au comité exécutif de la Fédération internationale des musiciens. En 1999, il est nommé par le Premier ministre du Cameroun, vice président de la commission ad hoc chargée de l’élaboration du nouveau cadre juridique du droit d’auteur et des droits voisins au Cameroun. En 2001, à La Havane à Cuba, il devient le premier noir vice-président de la Fédération Internationale des musiciens, fonction qu’il occupera jusqu’à sa démission en 2003.
Depuis lors, Roméo Dika est revenu à la musique, produisant à la clé un nouvel album. C’est la somme de toutes ces expériences qu’il veut mettre au service de la Socam, incapable, selon lui, de lutter efficacement contre la piraterie qui mine la profession et ne cesse d’appauvrir les musiciens.

Esso Essomba : Eclairer la gestion
Le père de «Mfié Yob» (Lumière du ciel), un titre indémodable sorti en 1970, est un vieux briscard du droit d’auteur au Cameroun. Arrivé à la tête de la Société civile nationale du droit d’auteur et du droit voisin ((Socinada) en 1991, Esso Essomba a inauguré la première expérience d’une société civile gérée par les artistes eux-mêmes, après l’essai foireux de la Société camerounaise du droit d’auteur (Socadra), qui s’était sabordée à cause d’une gestion administrative hasardeuse. Débarqué lui-même de la Socinada après huit années d’une gestion tout aussi contestée, il revendique plus d’une vingtaine de répartitions de droits aux auteurs.
Après une longue traversée du désert, pendant laquelle Esso Essomba a été interdit de se présenter à un poste électif lors des élections qui ont suivi, il estime qu’il a encore des choses à donner à cette corporation qu’il a dirigée dans le passé. C’est, en partie, de ce passif, qu’Esso Essomba, ce gladiateur raffiné et volontiers séducteur, se prévaudra pour s’attirer les faveurs des électeurs le jour du vote du nouveau conseil d’administration de la Socam.

Elvis Kemayo : Rassembler à tout prix
L’arrivée très remarquée d’Elvis Kemayo à l’aéroport de Douala il y a deux semaines ne laissait aucun doute sur ses intentions. Celui qui fut, de longues années durant, le digne représentant de la musique de variété camerounaise à travers le monde, mais aussi le présentateur à succès de Télépodium, l’une des meilleures audiences télé à son époque, rentrait au bercail pour briguer le poste très couru de président du conseil d’administration de la Socam.
Après une tournée internationale pour s’attirer les faveurs de quelques grosses légumes de la diaspora musicale camerounaise, Elvis Kemayo va désormais s’atteler à peaufiner la stratégie finale de sa campagne. Son credo c’est le rassemblement. Convaincu qu’il est, de la dispersion de la famille des musiciens camerounais, seule la mise en place d’un cadre permanent de concertation sur les problématiques communes est, selon lui, le gage d’une société de droit d’auteur forte et à même de relever les défis, au demeurant nombreux, qui se posent à la corporation.

Ben Decca : De l’amour à partager
L’auteur de « Amour à sens unique » a commis 19 albums depuis qu’il a commencé à chanter en 1981. Vivant entre la France et sa ville natale Douala, celui qu’on appelle affectueusement le « prince de Deido » a décidé de briguer le poste de président du conseil d’administration de la Socam. C’est à la suite d’un certain nombre de dérives managériales qu’il dit avoir identifiées dans la gestion actuelle de l’actuelle équipe dirigeante de la Socam.
Depuis plusieurs mois, il a été au cœur de toutes les initiatives pour décrier la gestion d’Odile Ngaska, jusqu’à exiger la dissolution de la société. Ayant réussi le pari de rassembler autour de lui des noms illustres de la musique camerounaise du terroir comme de la diaspora, à l’instar de Lapiro de Mbanga, Ama Pierrot, Mbarga Soukouss, Longue Longue, etc., Ben Decca sait aussi pouvoir compter sur le soutien de la nombreuse fratrie dont il est l’aîné précurseur. Grace, Dora, Isaac, autant de Decca qui peuvent se mobiliser en faveur de leur frère aîné, et entraîner dans leur élan, une quantité non négligeable de musiciens.

Dossier réalisé par Jacques Bessala Manga

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