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Spectacle : L’humour épouse la musique dans la Savane

by mboasawa
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Le «Vendredi de la chanson camerounaise» a été lancé la semaine dernière à Yaoundé. –

 

Un humoriste pour inaugurer la première soirée des vendredis de la chanson camerounaise francophone ? Cet honneur est revenu à Moustik Arimatik, qui a ouvert le bal avec de petites blagues pour chauffer la salle. Puis, il sert une chanson bien drôle au public.
Dans cet a capela, il interprète un homme qui conseille son cousin, en lui citant les défauts des femmes selon leurs tribus. Cette prestation achevée, il cède la scène à Nana Ardo, un autre humoriste. Ce dernier séduit le public, avec un sketch, où il affirme que «le passé simple n’est pas un temps aussi simple à utiliser». Le comédien, raconte qu’il veut faire la cour à une jeune fille. Pour l’impressionner, il utilise le passé simple pour s’exprimer. Lequel temps ne fera que créer des malentendus chez la jeune fille convoitée.

Après la séance humour de Nana Ardo, Jean-Marie Eto’o, un jeune homme d’une vingtaine d’années se produit, toujours en a capella. Le message que le public a retenu de celui qui se fait nommé «Eto’o de la chanson», est le mépris que les hommes ont pour Dieu. Jamin, un chansonnier, succède à Jeune Jean-Mari. Il dévoile au public une des ses chansons, où il avoue aimer une femme comme «le Christ nous a aimé». Après lui, l’humoriste Nana Ardo remonte sur le podium pour distribuer une deuxième dose de rire aux spectateurs, en interprétant le rôle d’un monsieur, qui porte plainte contre un technicien pour avoir mal dépanné sa radio. Tout au long de son histoire, l’auditoire comprendra que le monsieur se trompe.
Le plaignant dit que «Chaque jour, la radio annonce qu’il y a eu bombardement et violences, et ceci dans les mêmes régions du monde. Je croyais que c’étaient les journalistes qui étaient fous au début. Mais, je vois que c’est ma radio qui n’a pas été arrangée». Suite à cette dernière intervention de Nana Ardo, le chanteur Claude Ndam apparaît, toujours armé de sa guitare sèche. Il reprend avec la même joie les titres à succès comme «Rainbow», ou «Ungweya», faisant participer le public au spectacle.

«Le vendredi de la chanson camerounaise francophone», pour sa première édition, n’a pas obtenu le public escompté. L’auditoire était constitué en majorité des acteurs de la soirée. Il n’y avait que quelques spectateurs. Selon André Major Akoa, l’organisateur de la soirée, le concept, en plus d’être «un tremplin pour les jeunes chansonniers, se charge de promouvoir l’humour. Par ailleurs, c’est l’occasion de créer un espace de rigolade pour les Camerounais et encourager à notre manière le tourisme dans le pays», a souligné André Majors Akoa.
Pour agrémenter la soirée, les participants pouvaient s’offrir en fonction de leur bourse un plat de beignets, haricots et bouillie, voire du poisson frit. Concernant l’aspect gastronomique l’organisateur de la soirée précise qu’à chaque vendredi de la chanson, il est prévu un menu spécial, qui est typiquement camerounais.

Rowina Nguimbis (Stagiaire)

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