Le directeur du festival du film de court métrage de Yaoundé fait le point sur les préparatifs, une semaine avant. –
Quels sont les grands rendez-vous de cette édition?
Les lieux de diffusion sont le Ccf, le Goethe et le centre Zingui à Ekoumdoum. Nous avons même à ce sujet prévu des séances pour enfants les mercredis au Goethe et au centre Zingui, et le samedi au Ccf de Yaoundé ainsi qu’au centre Zingui. Nous n’attendons plus que le ministère de la Culture afin de parfaire notre organisation car nous avons un invité qui devrait être là pour édifier les jeunes dans ce que nous avons dénommé la Leçon de Cinéma. Il est spécialisé en Dessin animé et film d’animation et devrait avoir de bons échanges avec certaines jeunes qui s’exercent dans le même domaine. En ouverture au Goethe institut, cette année, nous voyons les choses en grand pour les Rencontres internationales du film de court métrage de (Rific) avec Tapis rouge.
Quels sont les grands films attendus?
Narkissos de Denis Halmicaro,Pasions de Peter Penjo,,Double face de Rostand Wandja,Mireille Nsongue dans Morsure et bien d’autres qui nous font l’honneur de les présenter en Avant Première au Yaoundé Tout Court (Ytc)
Qui fera parti du jury et quelles sont les récompenses prévues?
8 trophées sont prévus : grand prix Ytc, meilleure fiction, meilleur documentaire, prix de la presse, meilleure interprétation masculine, meilleure interprétation féminine, meilleure scénario, prix du public, meilleur montage, meilleure Image. Quant aux membres du jury, c’est une question secrète. Car, les films de cette année sont très relevés et nous préservons l’anonymat jusqu’à l’ouverture. Ils y seront présents. Car nous sommes encore en pleine négociation avec eux.
Le court métrage a essentiellement comme support de diffusion, la télévision. Quelle sera l’implication des télés à cette édition?
Pour cette édition, nous sommes en pleine négociation avec le partenaire Crtv pour qu’il puisse accepter de prendre les meilleurs films que nous lui enverrons, pour diffusion et rachat selon les termes d’accord parties avec les réalisateurs, car comme vous le savez, très souvent ils n’on pas des maisons de production légalisés avec une fiche d’impôts libératoire et tout ce qui s’en suit, nous allons essaye de traverser ces barrières la et pour le moment c’est en bonne voie.. Je ne parle pas des chaines de télévision étrangères qui attendent aussi que nous leur faisions parvenir notre sélection, d’ou le choix on ne peut plus rigoureux dans la sélection des films au YTC.
Et si on faisait le bilan des éditions précédentes?
Élogieux. Car, l’équipe constituée de quelques membres est entourée d’une centaine de bénévoles. Les jeunes cinéastes passés par le Ytc ont déjà un bon cv au Cameroun. Le seul regret se pose au niveau des financements qui tardent énormément à nous parvenir. Mais, les réalisateurs et le public n’en démordent pas et nous les remercions encore une fois de plus. Nous sommes aussi heureux d’avoir vu passer par le Ytc des hommes de cinéma camerounais tels que les comédiens Daniel Leuthe, Martin Poulibe, Thiery Ntamack, Eshu, les réalisateurs Zigoto Tchaya, Paul khobhio, Martin Likeng, etc. S’autres sont installés aujourd’hui à l’étranger à l’instar Herve Guiffo, Honoré Noumabeu etc.
Propos recueillis par Justin Blaise Akono
