La nouvelle rédactrice en chef de radio Nostalgie à Douala, est une professionnelle rompue à la tâche. –
Enfant, Carole Leuwé rêvait d’exercer un métier qui lui permettrait de stimuler les gens, «tout en leur apportant du sourire». C’est la raison pour laquelle son ambition première sera d’ouvrir un orphelinat. «Car je pense que le social me sied le mieux», confie la trentenaire. Pour ceux qui la côtoient au quotidien, son cœur est aussi généreux que ses rondeurs. «La grande royale», comme elle se fait appeler par ses collègues et confrères est une femme forte qui affiche sans complexe ses formes. «Le plus important c’est d’être en santé», aime-t-elle dire. Journaliste et animatrice de radio, Carole Leuwé est aussi traductrice bilingue (français et anglais). Depuis septembre dernier, elle tient les rênes de la rédaction de radio Nostalgie -Douala. «Le micro, c’est son affaire» se contente de dire un confrère.
Ce n’est pas à la radio Nostalgie que Carole Leuwé débute sa carrière. Son passage dans quelques radio du pays lui on donné les possibilités et les moyens de faire ses armes dans la profession. Ainsi, son premier passage à l’antenne se fait à la radio communautaire Yemba. Une radio émettant à Dschang, dans le département de la Menoua, région de l’Ouest. Ayant l’avantage d’être bilingue, la jeune journaliste se voit confier la présentation du journal en anglais. «C’était mon premier journal et j’en garde encore des souvenirs émouvants», confie-t-elle nostalgique. «Je crois que le directeur Simon Djouatsa de regrettée mémoire avait décelé quelque chose en moi que j’ignore d’ailleurs», poursuit-elle. Peu désireux de la voir partir vers les concurrents, le directeur d’alors va la confirmer aussitôt, soit deux semaines après son arrivée dans cette radio. Boostée par cette marque de confiance, Carole Leuwé redouble d’ardeur au travail. Durant cinq ans, sa voix va bercer les auditeurs de radio Yemba, jusqu’à son départ pour Radio Star. «Bien que située à Dschang, Radio Yemba était écoutée à Bafoussam, où se trouve radio Star. Alors le responsable des programmes de cette station m’a contacté pour me demander de rejoindre son équipe», raconte La Grande royale. Arrivée dans cette nouvelle radio, elle occupera le poste de directrice des programmes.
Mais en 2009, l’aventure s’achève dans la région de l’Ouest pour Carole Leuwé. L’ancienne pensionnaire du Lycée bilingue de Bonabéri regagne la ville de Douala où elle est attendue à radio Nostalgie. Fière du métier qu’elle exerce aujourd’hui, Carole Leuwé n’a pourtant pas fait ses classes dans une école de Journalisme. C’est dans la filière Lettres bilingue option Communication à l’université de Dschang qu’elle décroche une Licence en 2005, après s’être vu refuser l’entrée en Communication à l’université de Douala et en «Mass Communication» à l’université de Buéa. «Au lieu de m’envoyer en communication comme je le souhaitais, on a plutôt enregistré mon inscription en Sociologie. Alors j’ai envoyé mon dossier d’inscription à Dschang. Mais là-bas, il n’y avait pas le journalisme, alors j’ai choisis une filière qui m’offrait la possibilité de faire ce métier», explique celle qui aura eu pour mentor Léonard Châtelain, le chef de chaîne Poala Fm, la chaine commerciale de la Crtv à Bafoussam.
Marthe Ndiang
