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Danse : Le Ballet national sort du maquis

by mboasawa
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Après plusieurs années d’hibernation, la troupe donne des spectacles dès ce soir à Yaoundé.
Justin Blaise Akono – Après son spectacle à titre exceptionnel lors de la visite du président chinois au Cameroun en janvier dernier, le Ballet national "rénové" donne ce mercredi, dès 19h au Centre culturel français (Ccf) François Villon de Yaoundé, sa première série de spectacles, après la relance de ses activités intervenue l’année dernière. "Le Ballet national nouveau est arrivé", peut-on lire sur les affiches. "Nous avons choisi le Ccf sur le critère infrastructurel et celui des attentes de la qualité du spectacle tels que les jeux de lumière et des effets spéciaux présents à cet endroit, au regard des chorégraphies montées", a expliqué Joséphine Mbong à N’Wal. Le point focal du Ballet national au ministère de la Culture répondait ainsi à la question de savoir pourquoi le Ballet national ne se produit pas au Centre culturel camerounais de Yaoundé, où il s’entraîne depuis sa création en 1977 et sa rénovation amorcée en 2006.

La série de spectacles rentre dans le cadre de la phase pratique de l’apprentissage reçu depuis un peu plus d’une année par 26 jeunes garçons et filles. Lesquels faisaient leur dernier entraînement dit de repérage hier, mardi 17 juillet 2007 au Ccf, sous le contrôle de deux formatrices de nationalité chinoises, Naersi et Jian Ke Yu. Pendant quatre jours (mercredi, jeudi, vendredi et samedi) ces jeunes vont donc donner quatre spectacles "inspirés des danses et musiques traditionnelles du Cameroun", explique le point focal.
La bande à Azong Daniel Lynda fera ainsi entendre ce soir les "Cliquetis du fleuve Sanaga", au rythme des musiques de Bach, Schubert, Douglas Perry ou Liang Hong Qi, pour ne citer que les plus connus. Le même spectacle est prévu demain, jeudi, à la même heure. Vendredi procjain, le Ballet national "rénové" offrira aux spectateurs "La fumée et les nuages en mouvement". Il s’agit d’une chorégraphie de Jang Ke Yu, au rythme des musiques telles que les "7 doigts de la main" de Von Tierson.

"Dans les coins de la ville, sous un ciel où l’on est incapable de se déguiser, les traces de la vie ressemblent aux fumées de tabac, qui commencent fortes, mais finissent comme des nuages fades", explique la chorégraphe. Pour l’apothéose prévue samedi soir, le Ballet national prévoit de lire "Le livre du rire et de l’oubli". Selon l’auteur, Milan Kundera, "Les enfants sont aussi sans passé. Et c’est tout le mystère de l’innocence magique de leur sourire". Le Ballet national que le ministre de la Culture a ressuscité l’année dernière en lançant un recrutement après une longue période d’hibernation, produira essentiellement des danses contemporaines. "La formation chinoise est satisfaisante. Les danseurs acquièrent les mécanismes qui leur permettent d’exécuter n’importe quelle chorégraphie. Mais, pour que ce soit authentique, il faudra, à la longue, qu’on mette l’accent sur nos danses afin que ce soit une spécificité camerounaise", suggère Joséphine Mbong à N’Wal. Laquelle relève que, pour le moment, les chorégraphies sont un mélange du terroir et des danses modernes.

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