L’artiste expose ses sculptures jusqu’au 30 septembre prochain au Ccf de Yaoundé.
Propos recueillis par Eugène Dipanda –
Vos oeuvres sont exposées depuis le 03 septembre au hall du Centre culturel français (Ccf) de Yaoundé. De quoi s’agit-il exactement ?
Il s’agit d’une exposition de sculpture, qui, dans le fond, est une étape de la recherche plastique que j’ai commencée depuis neuf ans. Ce sont des œuvres essentiellement construites à base de matériaux de récupération que j’ai assemblés et noyés dans du plastique fondu. Pour certaines sculptures, il peut néanmoins arriver que tout l’assemblage ne soit pas noyé entièrement dans le plastique. Cela est simplement en rapport avec ce que je souhaite traduire comme message. Il y a un total de onze sculptures exposées au hall du Ccf depuis lundi dernier. Ces œuvres traitent des thèmes variés tels que le travail, l’égalité et la justice.
D’où vous est venue l’idée de mettre en valeur le plastique fondu mêlé à des sculptures en matériaux de récupération?
L’idée m’est venue parce que j’avais le souci de pérenniser mon art. Quand j’ai essayé ce plastique, cela a produit les effets que j’espérais, c’est-à-dire ceux-là qui pouvaient capter l’attention de tous les passants. Le plastique, c’est d’abord pour protéger tout ce que je fais. En même temps il donne une certaine texture à mes œuvres.
Avant de parvenir à ces recherches que vous présentez au public de Yaoundé, sur quel autre projet aviez-vous déjà travaillé?
Je fais de la peinture sur toile depuis mes débuts dans les arts plastiques. Je me suis mis à la sculpture depuis seulement deux ans et demie. Qu’elles soient des sculptures ou des peintures, toutes mes œuvres traitent cependant des thèmes du vécu quotidien. J’essaye de décrire la société, telle qu’elle se présente ; c’est-à-dire avec ses tares, ses acteurs et ses différentes avancées.
Pour ce qui est de mes sculptures actuelles, je constate que les gens sont quelque peu surpris par cette façon de faire. Certains m’approchent pour me demander dans quelle école j’ai appris toutes ces choses. Et, comme c’est une grande première pour moi-même, je me contente de recenser leurs critiques, qui devraient davantage édifier mon art. J’essaye de valoriser les enseignements reçus des aînés tels que Kouam Tawadje et Joseph Francis Summegne. J’espère que l’exposition en cours au Ccf de Yaoundé constituera un véritable levier pour ma carrière de plasticien.
