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Tony Meffe : Nous voulons amener le théâtre vers le public

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Le promoteur du festival Scènes nationales parle de l’appel à candidature lancé en prélude à l’édition 2008.
Propos recueillis par Justin Blaise Akono – Pourquoi un appel à candidature pour le festival de théâtre "Scènes nationales"?
C’est une sorte d’inscription. Il s’agit de demander à toutes les compagnies qui veulent participer de remplir un minimum de conditions à partir desquelles elles peuvent être retenues par le comité de sélection. Nous voulons avoir les textes des spectacles, car il y a eu des textes assez controversés l’année dernière. Nous donnons aux troupes une certaine liberté dans l’écriture de leurs pièces. Mais, nous avons aussi l’obligation vis-à-vis de nos bailleurs et de ceux qui nous soutiennent. Nous aurons aussi besoin de la note d’intention et d’autres éléments, qui nous permettrons d’avoir une vue globale de la pièce.

Est-ce à dire que les pièces doivent déjà être prêtes au moment où ils déposent leurs dossiers?
Nous ne sommes pas assez rigoureux sur ce point. Néanmoins, nous souhaiterions avoir des spectacles qui ont déjà été diffusés au moins une fois. L’appel à candidature s’étend sur un seul mois, celui d’octobre en cours.

Lors de l’édition de mars dernier, vous avez programmé un conteur, "Awoula Woula". Quelles sont les innovations de 2008?
D’emblée, le festival s’étendra sur un mois, du 29 février au 29 mars. Nous avons pensé ouvrir une scène "Off" au Centre culturel camerounais, pour les compagnies qui aimeraient participer sans pour autant prendre part au concours. Car, le festival est toujours un moment de rencontres. Nous avons ciblé de grandes écoles telles que l’Institut national de la jeunesse et des sports et l’Université catholique d’Afrique centrale. J’espère qu’elles vont accepter le partenariat que nous leur proposons, afin qu’elles accueillent des spectacles dans leur enceinte. Nous voulons amener le théâtre vers le public.
Nous avons par ailleurs décidé d’augmenter le nombre de prix. Car, beaucoup de corps rentrent dans le jeu théâtral. Pour la prochaine édition, nous allons primer le meilleur texte camerounais. Ce sera le "Prix Protais Asseng", récemment décédé. La présidente de la Sociladra voudrait aussi qu’un prix spécial du jury porte le nom de cette société des droits d’auteur de la littérature et des arts dramatiques. Si nous avons les moyens, nous ferons de la clôture du festival une nuit des trophées, qui sera diffusée sur l’une des chaînes de télévision nationales.

A cinq mois, voire moins, du prochain rendez-vous, où en êtes-vous avec les préparatifs?
Nous n’avons pas d’inquiétude de la part de nos partenaires traditionnels. Notamment le Service de coopération et d’action culturel de l’ambassade de France et le Centre culturel français. Si je m’en tiens aux espoirs qui naissent avec l’arrivée du nouveau ministre de la Culture, je reste très optimiste pour la quatrième édition des Scènes nationales. Chaque année, nous avons sollicité de l’aide du ministère sans pouvoir l’avoir. J’espère que l’année prochaine, nous l’aurons. Pour ce qui est des sponsors, je n’ai pas envie de rêver. Le théâtre, m’apprend-on, ne trouve pas encore de lien avec les entreprises. Il est question pour nous d’accrocher les médias afin d’attirer le public.

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