L’un des promoteurs du Mango Night fait le point des dix premières éditions tenues tous les trimestres au Ccf de Yaoundé. –
Quelle évaluation faites-vous de ces dix premières éditions ?
Le but étant de promouvoir la culture camerounaise et de faire connaître de nouveaux talents, je dirais que nous sommes sur la bonne voie. Nous avons produit en spectacle plus d’une quarantaine d’artistes, musiciens et groupe confondus. Nous avons deux partenariats clés.
Quels ont été les réussites et les échecs du concept ?
La réussite de cet événement est due au dynamisme de tous ses membres. C’est un événement conçu par les artistes, pour les artistes. Qui au cours de 3 ans, a pu mettre sur pied 9 éditions du Mango Night. Aujourd’hui nous sommes à la 10éme édition. L’une des réussites est le fait que les médias se sont accaparés de l’événement afin de faire du Mango Night un rendez-vous sûr, une plateforme de la culture camerounaise. Le grand échec, s’il faut parler d’échec, c’est l’absence de financements des annonceurs. Nous n’avons jamais été financés par qui que ce soit. Ce qui nous a plutôt permis de redoubler d’efforts pour que le concept entre dans l’agenda des Camerounais comme étant un point de rencontre des amoureux de la culture.
L’idée initiale du concept reste-t- elle la même qu’au début ?
Le concept a évolué. Il n’est plus le même que dans ses débuts. Mais toutefois, il a gardé toute sa splendeur et le sérieux qu’on lui connaît. Au début, nous n’étions pas ici dans les locaux du Ccf qui est d’ailleurs la seule salle du spectacle de Yaoundé. Nous étions au «petit tam-tam» du coté de Nlongkak. Le concept vas crescendo, nous vous invitons en 2012 pour une nouvelle version riche en couleur du Mango Night
Qu’est-ce qui est fait pour que le concept survive à ses créateurs ?
Il est vrai que Corry oeuvre beaucoup pour la promotion de cet événement. Mais, le Mango Night est produit par une association créée par Corry et moi. L’association c’est le «Mango tree». Cette plate forme est mise sur pied pour que le concept nous survive. Raison pour laquelle, dans les différentes radios et télévisions, vous ne retrouvez pas Corry ou Paulin Bertrand pour vous parler du festival. Ce sont nos communicateurs qui font le travail. Car, nous ne sommes pas éternels. Nous préparons déjà la relève. Qu’à cela ne tienne, le Mango Night ne mourra pas.
Léopold Alfred Tchoya (Stagiaire)
