Guinness et la Cud ont signé un protocole pour le début des travaux il y a quelques jours.
Les populations qui vivent à proximité du drain de Ndogbong peuvent pousser un ouf de soulagement. Mardi dernier, une mission conjointe, composée de la Communauté urbaine de Douala et la société brassicole Guinness, est descendue sur le site pour une visite et un état des lieux. Pour les uns comme les autres, le spectacle est alarmant et désolant. Au fil des jours, le drain s’est dégradé à une vitesse inquiétante. Certains domiciles sont accrochés à une motte de terre, on dirait des naufragés sur une bouée de sauvetage.
Pour donc éviter une catastrophe et des pertes en vies humaines, les dirigeants de ces deux structures ont décidé de faire des travaux d’aménagement. Les 100 premiers mètres vont être effectués par la société brassicole. Ceux-ci consistent, dans un premier temps, à nettoyer le drain de tous ses déchets, à curer le lit du ravin et construire une canalisation provisoire en acier pour les eaux. Par la suite, comme l’a expliqué l’un des chefs du projet Franklin Ireke de la Guinness, il faut la stabilisation des sols et cela demande environ 2500 camions de terre. Dès que le remblayage sera terminé, il sera construit un canal en béton armé ouvert chargé de recueillir les effluents de toutes les sociétés qui utilisent le drain comme moyen d’évacuation des produits chimiques.
Le coût total des travaux s’élève à plus d’un milliard de francs Cfa et la durée est de 7 mois. Pour les 400 autres mètres restants, la Communauté urbaine s’est engagée à réaliser les travaux en 2009, la recherche des financements n’étant pas chose facile. Mais pour le délégué Fritz Ntonè Ntonè, il faut protéger les populations et assurer leur sécurité, même si plusieurs communiqués sur les dangers encourus avaient été diffusés. Sans que cela ne fasse bouger les habitants. Il est important de savoir, comme le souligne Carole Tankeu de la Cud, que le sol de la zone industrielle est à écologie fragile. Mais aussi, l’activité humaine favorise en grande partie l’érosion.
M.O.M
