L’établissement vient d’ouvrir un cycle Licence et Master en banques et microfinance.
C’est une nouvelle ère qui s’ouvre pour tous les jeunes étudiants camerounais soucieux de se former en banque et microfinance. Et pour cause, l’Ecole normale supérieure de l’enseignement technique (Enset), vient d’ouvrir ses portes à la filière banque et microfinance. Par le biais d’une note de son directeur, le Pr. Claude Bekolo. Une première, étant entendu que cette formation n’existe pratiquement pas dans l’un des établissements supérieurs de la capitale économique. Même à l’université de Douala, dans la Faculté des sciences économiques et de gestion appliquée (Fsega), l’on retrouve plutôt une formation en gestion financière et bancaire. « Nous avons lancé cette filière pour répondre aux besoins des entreprises et des établissements de microfinance (Emf) en leur fournissant une main d’œuvre adéquate et qualifiée », explique Lazare Wowe Kolwe, le coordonnateur des cours de promotion sociale.
Concrètement, pour accéder au cycle Licence ou Master 1 de banque et microfinance de l’Enset, les candidats doivent posséder un Deug en économie, et un Bts en comptabilité et action commerciale. Bien plus, ils doivent avoir obtenu de bonnes notes ou des mentions lors de leurs examens précédents. Le critère de l’âge est aussi prépondérant en ce sens que moins le candidat sera vieux, et plus il aura des chances d’être admis. L’admission se fait uniquement sur étude du dossier.
Cette formation rentre dans le cadre des cours de promotion sociale lancée par l’Enset en 2005 pour la formation continue. En effet, il existe deux programmes de formation à l’Enset : initiale et continue. La formation initiale concerne les cours dispensés en journée pour les élèves professeurs de l’enseignement technique. La formation continue, elle, forme en cycle Bts, licence professionnelle et master. Elle se fait à travers des stages en entreprise et des séminaires de formation. Les cours quant à eux, se tiennent uniquement en soirée, tous les jours de 17h30 à 21h30, et les samedis de 7h30 à 12h.
Eric Vincent FOMO

Désorienté, Olivier Essama ne sait plus où aller. C’est pourtant le coeur léger que quelques instants plus tôt, il est descendu du taxi qui l’emmenait aux éditions Mc pop music au marché central de Yaoundé. Seulement, plutôt que de trouver cette disquerie qui faisait également office de société de distribution des œuvres musicales locales et internationales, le jeune homme s’est plutôt retrouvé dans un magasin de prêt-à-porter. Après 15 ans passés dans le milieu, Mc pop a cessé ses activités dans la distribution depuis mai 2007 fermant ainsi ses 13 magasins à travers le pays. Impossible donc de se procurer cette série d’albums originaux qu’il recherchait désespérément. "Je ne sais plus où aller. Je pense que la seule solution est d’aller vers les vendeurs de Cd contrefaits qui ont tous les titres que je recherche", lance-t-il, dépité.