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Dschang : Le chef supérieur Foto  » ressuscité « 

by mboasawa
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De retour d’Europe où il était donné pour mort, Momo Ier a célébré l’évènement en sortant des litres de champagne de sa cave.
François Temkeng Chekou


Très souvent quand on évoque la mémoire des monarques camerounais pendus par les Allemands, on ne cite généralement que Douala Manga Bell et Charles Atangana. Pourtant, d’autres rois existent qui ont eux aussi subi ce même sort cruel, des premiers colonisateurs du Cameroun. Tel est le cas du 4e roi des Foto Fô Nelo, que les colons allemands ont tué au bout d’une corde en 1915. Ils l’ont fait juste avant de quitter le Cameroun qu’ils venaient de perdre après avoir déclenché la première guerre mondiale.

Aujourd’hui, c’est l’un de ses arrières petits-fils, Momo 1er, qui tient les rênes du pouvoir depuis 1964, dans cette chefferie de premier degré. Ce groupement est l’un des plus peuplés du département de la Menoua avec ses quelque 50 000 habitants. Il abrite une grande partie de la ville de Dschang. Depuis cette pendaison et malgré le temps qui est passé et la longueur des règnes des chefs successifs, on a toujours comme impression que les gens voudraient voir la mort régner dans cette chefferie.

Ainsi, pour le cas de Momo 1er, la rumeur a déjà annoncé son décès au moins quatre fois. La toute récente s’est répandue durant ces derniers mois, pendant son séjour en Europe et en Amérique, où il est allé certes pour des raisons de santé, mais d’où il est revenu non pas les pieds devant, mais bien vivant. Pour démentir cette énième rumeur et montrer aux autorités de la place qu’il se portait comme un charme, le chef Foto a donc invité dans son palais le week-end dernier, le préfet du département de la Menoua, accompagné de tous ses collaborateurs.

Dans son discours de bienvenue au préfet, le chef a fait part de cette rumeur malveillante. Mais, ne pouvant se contenter de faire croire qu’il avait organisé toute une cérémonie juste pour fêter son retour et sa  »résurrection », il a saisi le prétexte pour effectuer une remise de dons aux enfants déshérités de son groupement. Des amis italiens lui avaient offert un minibus de 18 places, pour le transport des enfants et des femmes de la chefferie.

Privilégiant l’intérêt général, le chef a décidé de rétrocéder le car à une association, le Pipad (projet intégré pour la promotion de l’auto développement), qui s’occupe de l’encadrement des jeunes. C’est après cette cérémonie officielle que le chef a profité pour sabler le champagne de son retour avec le préfet. Un champagne peu ordinaire, qu’il a sorti de ses caves, car contenu dans des bouteilles spéciales de 5 litres, frappées de son effigie depuis la maison de fabrication.

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De retour d’Europe où il était donné pour mort, Momo Ier a célébré l’évènement en sortant des litres de champagne de sa cave.
François Temkeng Chekou


Très souvent quand on évoque la mémoire des monarques camerounais pendus par les Allemands, on ne cite généralement que Douala Manga Bell et Charles Atangana. Pourtant, d’autres rois existent qui ont eux aussi subi ce même sort cruel, des premiers colonisateurs du Cameroun. Tel est le cas du 4e roi des Foto Fô Nelo, que les colons allemands ont tué au bout d’une corde en 1915. Ils l’ont fait juste avant de quitter le Cameroun qu’ils venaient de perdre après avoir déclenché la première guerre mondiale.

Aujourd’hui, c’est l’un de ses arrières petits-fils, Momo 1er, qui tient les rênes du pouvoir depuis 1964, dans cette chefferie de premier degré. Ce groupement est l’un des plus peuplés du département de la Menoua avec ses quelque 50 000 habitants. Il abrite une grande partie de la ville de Dschang. Depuis cette pendaison et malgré le temps qui est passé et la longueur des règnes des chefs successifs, on a toujours comme impression que les gens voudraient voir la mort régner dans cette chefferie.

Ainsi, pour le cas de Momo 1er, la rumeur a déjà annoncé son décès au moins quatre fois. La toute récente s’est répandue durant ces derniers mois, pendant son séjour en Europe et en Amérique, où il est allé certes pour des raisons de santé, mais d’où il est revenu non pas les pieds devant, mais bien vivant. Pour démentir cette énième rumeur et montrer aux autorités de la place qu’il se portait comme un charme, le chef Foto a donc invité dans son palais le week-end dernier, le préfet du département de la Menoua, accompagné de tous ses collaborateurs.

Dans son discours de bienvenue au préfet, le chef a fait part de cette rumeur malveillante. Mais, ne pouvant se contenter de faire croire qu’il avait organisé toute une cérémonie juste pour fêter son retour et sa  »résurrection », il a saisi le prétexte pour effectuer une remise de dons aux enfants déshérités de son groupement. Des amis italiens lui avaient offert un minibus de 18 places, pour le transport des enfants et des femmes de la chefferie.

Privilégiant l’intérêt général, le chef a décidé de rétrocéder le car à une association, le Pipad (projet intégré pour la promotion de l’auto développement), qui s’occupe de l’encadrement des jeunes. C’est après cette cérémonie officielle que le chef a profité pour sabler le champagne de son retour avec le préfet. Un champagne peu ordinaire, qu’il a sorti de ses caves, car contenu dans des bouteilles spéciales de 5 litres, frappées de son effigie depuis la maison de fabrication.

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De retour d’Europe où il était donné pour mort, Momo Ier a célébré l’évènement en sortant des litres de champagne de sa cave.
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Très souvent quand on évoque la mémoire des monarques camerounais pendus par les Allemands, on ne cite généralement que Douala Manga Bell et Charles Atangana. Pourtant, d’autres rois existent qui ont eux aussi subi ce même sort cruel, des premiers colonisateurs du Cameroun. Tel est le cas du 4e roi des Foto Fô Nelo, que les colons allemands ont tué au bout d’une corde en 1915. Ils l’ont fait juste avant de quitter le Cameroun qu’ils venaient de perdre après avoir déclenché la première guerre mondiale.

Aujourd’hui, c’est l’un de ses arrières petits-fils, Momo 1er, qui tient les rênes du pouvoir depuis 1964, dans cette chefferie de premier degré. Ce groupement est l’un des plus peuplés du département de la Menoua avec ses quelque 50 000 habitants. Il abrite une grande partie de la ville de Dschang. Depuis cette pendaison et malgré le temps qui est passé et la longueur des règnes des chefs successifs, on a toujours comme impression que les gens voudraient voir la mort régner dans cette chefferie.

Ainsi, pour le cas de Momo 1er, la rumeur a déjà annoncé son décès au moins quatre fois. La toute récente s’est répandue durant ces derniers mois, pendant son séjour en Europe et en Amérique, où il est allé certes pour des raisons de santé, mais d’où il est revenu non pas les pieds devant, mais bien vivant. Pour démentir cette énième rumeur et montrer aux autorités de la place qu’il se portait comme un charme, le chef Foto a donc invité dans son palais le week-end dernier, le préfet du département de la Menoua, accompagné de tous ses collaborateurs.

Dans son discours de bienvenue au préfet, le chef a fait part de cette rumeur malveillante. Mais, ne pouvant se contenter de faire croire qu’il avait organisé toute une cérémonie juste pour fêter son retour et sa  »résurrection », il a saisi le prétexte pour effectuer une remise de dons aux enfants déshérités de son groupement. Des amis italiens lui avaient offert un minibus de 18 places, pour le transport des enfants et des femmes de la chefferie.

Privilégiant l’intérêt général, le chef a décidé de rétrocéder le car à une association, le Pipad (projet intégré pour la promotion de l’auto développement), qui s’occupe de l’encadrement des jeunes. C’est après cette cérémonie officielle que le chef a profité pour sabler le champagne de son retour avec le préfet. Un champagne peu ordinaire, qu’il a sorti de ses caves, car contenu dans des bouteilles spéciales de 5 litres, frappées de son effigie depuis la maison de fabrication.

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Très souvent quand on évoque la mémoire des monarques camerounais pendus par les Allemands, on ne cite généralement que Douala Manga Bell et Charles Atangana. Pourtant, d’autres rois existent qui ont eux aussi subi ce même sort cruel, des premiers colonisateurs du Cameroun. Tel est le cas du 4e roi des Foto Fô Nelo, que les colons allemands ont tué au bout d’une corde en 1915. Ils l’ont fait juste avant de quitter le Cameroun qu’ils venaient de perdre après avoir déclenché la première guerre mondiale.

Aujourd’hui, c’est l’un de ses arrières petits-fils, Momo 1er, qui tient les rênes du pouvoir depuis 1964, dans cette chefferie de premier degré. Ce groupement est l’un des plus peuplés du département de la Menoua avec ses quelque 50 000 habitants. Il abrite une grande partie de la ville de Dschang. Depuis cette pendaison et malgré le temps qui est passé et la longueur des règnes des chefs successifs, on a toujours comme impression que les gens voudraient voir la mort régner dans cette chefferie.

Ainsi, pour le cas de Momo 1er, la rumeur a déjà annoncé son décès au moins quatre fois. La toute récente s’est répandue durant ces derniers mois, pendant son séjour en Europe et en Amérique, où il est allé certes pour des raisons de santé, mais d’où il est revenu non pas les pieds devant, mais bien vivant. Pour démentir cette énième rumeur et montrer aux autorités de la place qu’il se portait comme un charme, le chef Foto a donc invité dans son palais le week-end dernier, le préfet du département de la Menoua, accompagné de tous ses collaborateurs.

Dans son discours de bienvenue au préfet, le chef a fait part de cette rumeur malveillante. Mais, ne pouvant se contenter de faire croire qu’il avait organisé toute une cérémonie juste pour fêter son retour et sa  »résurrection », il a saisi le prétexte pour effectuer une remise de dons aux enfants déshérités de son groupement. Des amis italiens lui avaient offert un minibus de 18 places, pour le transport des enfants et des femmes de la chefferie.

Privilégiant l’intérêt général, le chef a décidé de rétrocéder le car à une association, le Pipad (projet intégré pour la promotion de l’auto développement), qui s’occupe de l’encadrement des jeunes. C’est après cette cérémonie officielle que le chef a profité pour sabler le champagne de son retour avec le préfet. Un champagne peu ordinaire, qu’il a sorti de ses caves, car contenu dans des bouteilles spéciales de 5 litres, frappées de son effigie depuis la maison de fabrication.

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Joseph Méfiré : Le danseur professionnel est un facteur de développement

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Le directeur du festival national de danse tire les leçons de la 2ème édition qui s’est tenue à Douala.
Propos recueillis par Marion Obam –




La deuxième édition du Festival national de danse vient de se dérouler à Douala pendant une semaine. Quels sont les grands enseignements qu’on peut tirer de cet évènement?
Au terme de cette deuxième édition nous avons tiré beaucoup d’enseignements. Le premier c’est que nous avons découvert beaucoup de potentialités et de génies créateurs cachés en nos artistes danseurs. Le Festival national de danse a été, pour ces artistes camerounais d’expression corporelle, une occasion de sortir de leur gong .D’autre part le Cameroun, regorge de beaucoup d’artistes danseurs au talent énorme, mais ils leur manque une plate forme pour les mettre en exergue. Il faut aussi préciser certains étais ignorant du bien fait de leur art, d où l’importance de perpétuer l’événement et multiplier les occasions surtout dans cette ville de Douala où la niche de professionnels est plus importante.

On a cependant noté une faible participation d’artistes venus d’autres villes…
C’est encore un festival en construction. Cependant, du 29 avril au 5 mai 2008, plusieurs artistes ont pris part à cet événement Il y a eu la participation du groupe de danse : Les Génies Noirs de Douala, les Mbelle du Haut-Kam, le groupe Emiza Pod de la Sanaga Maritime, les Nguilan Kelle du Moungo, les groupe de danse Etoile du Centre et les jeunes danseurs chrétiens Adod du Centre. Nous avons également eu une invitée internationale, Véronique Duron de la France et son groupe d’élèves de l’école Artistique chrétienne Psalmodia.

Quels étaient les objectifs visés avec des conférences et des ateliers sur la danse comme facteur de développement et intégration?
Les objectifs visés par rapport à la conférence étaient de faire comprendre aux danseurs et à l’auditoire l’aspect intellectuel de la danse; surtout qu’à travers de cet art, le danseur peut beaucoup apporter et contribuer au développement moral d’un individu. Avec la danse comme discipline, les camerounais et camerounaises peuvent gagner décemment leur vie et peuvent développer leur culture pour attirer les touristes contribuant ainsi au développement économique. La danse favorise égalent la construction des infrastructure comme les écoles de danse, les conservatoires et les musées. L’ouverture que confère la danse est extraordinaire car elle fait tomber les barrières et favorise l’intégration des autres cultures. Avec les ateliers de formations nous voulions penser et poser les jalons de la pérennité de la danse donnant aussi l’opportunité à ceux qui ne savent pas danser de pouvoir apprendre à esquisser quelques pas.

En quoi consiste la création des sections dans le Conseil international de la danse ?
La création d’un Conseil international de danse (Cid), section Cameroun consiste à mettre rassembler tous les groupes de danse et des promoteurs de danse au sein d’une même structure. Cette organisation aura pour objectifs de promouvoir notre art et aussi rapprocher les organes de tutelle et les sponsors pour les éventuels soutiens. Car nous avions eu beaucoup de difficultés à tenir ce festival. Les difficultés étant surtout financières et matérielles, parce que nous n’avions eu aucun soutien que ce soi du coté des sponsors ou du ministère de tutelle.

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