L’Ong " Securoute " l’a révélé hier à Douala à l’occasion de la journée internationale de la sécurité du transport des jeunes.
Blaise Djouokep (Stagiaire Jade/Syfia)
La journée internationale de la sécurité du transport des jeunes qui se célèbre chaque troisième mardi du mois d’octobre, a été l’occasion pour les membres de l’organisation securoute de recenser les causes d’accident de circulation routière. Au cours d’une conférence de presse organisée ce 21 octobre à Douala, " Securoute " a dressé le bilan des accidents des jeunes. " 80% des accidents non mortels ne sont pas déclarés. Toutefois, selon les pouvoirs publics, on enregistre en moyenne 1200 morts par an sur nos routes. Mais si on s’en tient au fait que quatre morts sont enregistrés par jour sur l’étendue du territoire national, ce bilan est largement insuffisant", affirme Martial Missimikim, président exécutif de cette association.
Ce bilan jugé très lourd par " Securoute " découle d’un constat. Selon Martial Missimikim, le transport des jeunes et des enfants n’est pas aussi pris au sérieux que le transport en commun. 80% des cars de transport à Douala n’ont pas d’assurance et 90% ne font pas de visite technique. Bien plus, les chauffeurs ne sont pas recyclés en matière de sécurité routière. Il est temps pour chacune des parties de jouer son rôle. " Il est temps que l’activité des motos taxi soit repensée. 90% de ces jeunes n’ont ni permis de conduire, ni assurance. Ils ont le goût du risque et représentent de ce fait une cause réelle d’accident malgré leur importance indéniable", avoue le président exécutif de "Securoute".
Motos-taximen
Cependant, précise Martial Missimikim, il faut avoir beaucoup de tact et de méthode pour faire passer le message, car les motos taximen sont toujours sur la défensive et prompt à réagir. Une campagne répartie en trois volets a été mise sur pied par Securoute pour mettre fin à ces multiples cas d’accidents. Le premier volet consiste à se rendre dans les établissements scolaires primaires et former les élèves du cours moyen 1ère et 2e année à pouvoir traverser la route.
Pour le deuxième volet, il sera question de descendre sur le terrain, rencontrer les jeunes qui font dans le transport, discuter avec eux et les distribuer des prospectus sur la nécessité d’avoir un permis de conduire et d’être assuré. Il sera enfin question de se rendre dans les universités et de rencontrer les autorités afin que les étudiants soient formés en Securoute. "Securoute" a été choisie par l’Organisation mondiale de la santé (Oms) pour collecter les données de sécurité routière au Cameroun. Ces données doivent être validées par le ministère des Transports avant d’être publiées par l’Oms. 50 milliards de fcfa sont dépensés chaque année pour les accidents de la route dans le monde.

Les Pygmées et les Bororos n’ont certainement pas fini de se plaindre. Sous l’encadrement du Bureau international du travail (Bit), ces peuples indigènes et tribaux (Pit) ont entrepris de mettre en avant leurs principaux problèmes et de les communiquer au gouvernement camerounais. Au cours de l’atelier que le Bit a organisé à leur intention du 10 au 20 mars, ces populations ont fait part de leur inconfort et dépaysement dans les zones de recasement qui leur sont attribuées. Comme toujours donc, une fois de plus, ces peuples s’estiment marginalisés. D’autant plus que d’autres études ont évalué l’impact que le Document de stratégie de réduction de la pauvreté (Dsrp) a eu sur leur vie.
Leurs interventions publiques basées sur leurs particularité et leur vulnérabilité, se sont souvent heurtées à la résistance des autres participants non Bororos s’estimant comme étant "eux aussi" vulnérables et autochtones. Les autorités camerounaises qui ont conscience de ces écueils entendent prendre en compte l’amélioration de la qualité de vie des populations concernées. Or, ils auraient souhaité que leurs aspirations de populations vulnérables soient prises en compte dans les programmes et projets sectoriels en cours ou à développer dans les ministères en charge de la santé, de l’éducation de base, de l’enseignement secondaire, de l’enseignement supérieur, des finances, de l’administration territoriale, des affaires sociales, etc. En somme, les Pit, que le Dsrp II en cours d’élaboration ne traite pas que des aspirations en développement des Baka, Bagyéli-Bakola et des Bororos. Car, ils relèvent l’existence d’un quatrième groupe vulnérable, les Pygmées Bedzang. Vivant dans la plaine Tikar, ils vivent en dehors de tous les programmes et projets mis en œuvre au Cameroun depuis les origines.