L’artiste affirme cependant que ce n’est pas parce qu’il a eu une séance de prédication avec T.B.Joshua qu’il est prêt à changer son style musical.
Trois mois après, votre visite chez le célèbre pasteur exorciste fait toujours de gorges-chaudes…
J’ai souhaité rencontrer le »prophète » Tb Joshua parce que c’est un homme de Dieu et tout ceux qui sont attachés à Dieu m’intéressent. Parce que, Dieu est le seul chemin, la vérité et c’est notre créateur. Et moi, je suis curieux de m’approcher de tous ceux qui s’approchent du créateur.
Que s’est-il réellement passé pendant votre séjour en terre nigériane? On dit que vous avez été exorcisé…
Je suis déjà allé au Nigeria deux fois pour rencontrer le prophète. Je dois d’ailleurs y retourner dans les prochains jours. Je passais à chaque fois un séjour d’une semaine. J’ai donc fait en tout deux semaines. Le pasteur m’a tout simplement béni. Il a prié pour moi. Il m’a rencontré et m’a raconté certains secrets et rappelé certaines choses que j’avais en moi. Puisque, je suis un enfant de Dieu et que je pourrais en retour moi aussi aider les Camerounais sur les différents points. Ma visite au Nigeria a donc été très enrichissante pour moi.
Avez-vous été satisfait de votre rencontre avec le pasteur Joshua?
Oui. Parce qu’il m’a reçu en privé. Il m’a dit de choses spirituelles. Je pense que c’est profond. C’est un homme de Dieu. C’est quelqu’un qui croit en Dieu. Il n’y a pas de raison que je ne le rencontre pas. Il n’y a pas que moi qui l’ai rencontré. Nous avons gardé de très bons rapports et en retour je le recommande aussi aux gens qui ont besoin de le voir. Cela se fait soit par des notes de recommandations que je remets aux patients ou par des coups de fil que je lui passe personnellement.
On constate que vous bénissez et imposez désormais les mains sur vos spectateurs comme le pasteur lors de certaines manifestations. Pourquoi le faites-vous ?
Je le fais de manière spontanée. Les gens estiment que je suis bien placé pour le faire et ils savent que je suis pieux. Ils ont la foi et beaucoup ont des problèmes. Pour preuve, ils viennent me voir à la fin. Ils me disent voilà, c’est réglé, nous sommes guéris, nous sommes décantés. D’aucuns me disent, ça marche, j’ai trouvé le boulot à un homme ou une femme. C’est tout, ce n’est pas moi qui le fais, je ne sais rien. Je sais que Dieu agit tout simplement par moi. Je pense que le fait que je sois passé au Nigeria peut rassurer les gens que oui, c’est possible qu’il le fasse et ça marche pour eux.
Dans votre album " Fico Fico ", vous avez chanté pour les " pédés ". Que vous inspire le protocole de Maputo dont l’article 14 autorise l’homosexualité?
Je n’ai jamais vanté cette pratique. Je n’ai jamais demandé aux gens de devenir " pédé ". J’ai chanté parce que j’étais inspiré. Et en même temps, je voulais réveiller certains esprits pour qu’ils sachent que les enfants qui naissent, qui viennent, doivent savoir que le coté pédé existe. Maintenant, ils ont le choix, c’est tout. Je ne condamne pas, je n’encourage pas non plus.
Etes-vous homosexuel ?
Non, je ne suis pas pédé. Mais je ne sais pas. Ce que je sais, c’est que le plaisir est libre et que si je décide un jour de l’être, je vais m’orienter.
Peut-on dire aujourd’hui que vous êtes un homme repenti après votre séance de prédication avec Joshua ?
Non. Je suis issu d’une famille chrétienne, donc j’ai toujours vécu dans la crainte de Dieu. Je ne vais pas changer mon style musical parce que j’ai eu une séance de prédication avec Joshua. Je suis toujours le même. Je pense que je peux continuer à glorifier Dieu dans mon style et ma façon de chanter comme ce que je fais tous les jours.
Propos recueillis par Sandrine Tonlio

Le débat de vendredi dernier était entré dans sa phase contradictoire quand Mbog Bassong, Mbombog selon la tradition basa’a de recherche et de possession du savoir, a lancé à Gaston Kelman, l’essayiste qui a fait de la question noire son cheval de bataille, " Monsieur, il faut lire!" Le second s’était étonné d’une affirmation du premier qui comptait quelque 600 millions d’habitants administrés dans l’ancien empire du Mali. Une manière de dire que l’Afrique a inventé une démocratie à visage humain qui a permis le progrès et le bonheur de près d’un milliard d’hommes avant la décadence. La pluie qui tambourinait sur le toit du Centre de lecture et d’animation culturelle à Mimboman, quartier populaire de Yaoundé, n’a pas couvert le ton colérique de Mbog Bassong.