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Que valent les deputes du Mfoundi ?

by mboasawa
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Les députés du département qui abrite la capitale sont aphones à l’hémicycle de Ngoa-Ekelle contrairement à leurs prédécesseurs.

Curieuses espèces dans la faune politique de la capitale

La représentation actuelle du Mfoundi à l’Assemblée nationale est l’œuvre politique de l’actuel maire de la Commune urbaine de Yaoundé 1er, Emile Andze Andze. En fait, il s’agit des hommes de la liste qu’il a conduite aux dernières législatives. Pendant longtemps, une certaine opinion affirme dans le Mfoundi, à tort ou à raison, qu’il avait espéré cumuler comme auparavant, les fonctions de député-maire et de président de la section Rdpc de Yaoundé 1er. Mais la loi ne le lui a pas permis. Comme Jean Simon Ongola, avec qui il a été élu député Rdpc du Mfoundi, il a préféré la mairie à la députation.
Nombre de militants du “ parti des flammes ” dans le Mfoundi considèrent que “ avec l’absence de Emile Andze Andze et Jean Simon Ongola à l’Assemblée nationale, les représentants actuels de notre département à l’Auguste chambre de part leur envergure ne font que la figuration. Il s’agit des faits irréfutables, dû notamment à la volonté de Emile Andze Andze, qui n’avait mis sur sa liste que des gens incapables de lui faire ombrage pour la conquête du poste de vice président de l’Assemblée nationale généralement attribué au Mfoundi ”, commente un grand hiérarque du Rdpc dans le Mfoundi. Evidemment dans l’entourage de l’actuel maire de Yaoundé 1er on parle “ de haine de la part de ceux qui ont perdu les élections primaires au sein du parti et qui rongent leurs frustrations en disant n’importe quoi”.
Le parcours politique des “ honorables du Mfoundi ” est des plus anodins. Tenez, à Yaoundé 1er, le député a pour nom Ondigui Thaddéus. La seule évocation de ce nom fait sourire même ses frères de l’ethnie Etoudi où certaines sources disent qu’il est pratiquement effacé. Considéré par beaucoup de militants comme “ le porteur de sac ” de Emile Andze Andze dont il était le suppléant avant le désistement de ce dernier. Une chose est certaine, il ne jure que par son mentor. Une anecdote : alors qu’il remettait un don de tables-bancs au Collège technique Charles Atangana, les élèves bénéficiaires ont longuement rigolé devant lui de la qualité de la fabrication des tables à eux offerts. A Yaoundé II, il se dit que Paul Eric Djongoué, le sémillant homme d’affaires originaire de l’Ouest Cameroun qui est député aurait atteint l’Assemblée nationale suite à un “ deal ” politique et …financier avec l’actuel maire de Yaoundé 2ème et président de section Rdpc, Luc Assamba. Cet homme qui se dirait proche du ministre d’Etat Laurent Esso en met plein la vue à certains militants qui n’ont pas toujours l’écho de sa présence réelle au palais des verres de Ngoa Ekelle
Argent contre suffrages
Tout aussi effacé, le député de Yaoundé 3è, Vincent De Paul Emah. Cet ancien secrétaire général de la mairie de Yaoundé 3ème, du temps où André Mama Fouda était maire est en fait, selon des sources dignes de foi, la “ fabrication ” de l’actuel ministre de la Santé publique. Ce dernier l’avait pratiquement imposé à Emile Andze Andze, face au député sortant, le Pr Essomba Tsoungui, dont la personnalité était quelque peu étouffante. A Yaoundé 4ème, le député, Mballa Ambassa, est quant à lui le genre de nouveau riche homme d’affaires qui s’est imposé en politique grâce à …l’argent. Un conflit retentissant l’a opposé alors qu’il était conseiller municipal à la maire sortante de Yaoundé 4ème, Jeanne Ottou. Aussi s’est-il rangé du côté de l’ancien footballeur Théophile Abega, devenu maire et président de section. Mais son problème réside surtout sur le fait que des militants le considèrent comme allogène. Ce qui fait qu’en dehors de son fief, les caciques du Mfoundi l’ignorent quelque-peu. Ce qui est un peu le cas de Lucas Eyebe, le député et président de section de Yaoundé 5ème. En fait il est devenu député parce que les éléphants politiques de cet arrondissement du Mfoundi, tels que Etoundi Charles, Rose Zang Nguelé, et dans une certaine mesure Placide Belibi et Nanga Delphine bagarraient sans cesse. Mais depuis qu’il est député, il est tellement à l’aise à l’hémicycle que beaucoup en ont quelque peu honte. Même dans son fief, il est régulièrement contesté dans ses activités de président de section. Il a récemment organisé un championnat de vacances de football qui n’a pas suscité grand engouement. Contrairement à celui organisé par un de ses rivaux dont un certain Bengono plus connu sous le pseudonyme de Abramovitch
Emah Basile et Amougou Noma bousculés dans leurs tombes
Enfin, il reste Yaoundé 6ème et Yaoundé 7ème où deux femmes sont respectivement députés. Dame Botiba, exploitante forestière, a vu son retour à l’Assemblée nationale rendu possible grâce dit-on, à l’appui financier considérable de l’actuel maire de Yaoundé 6ème Adjiessa. Mais sa présence jusque-là à l’hémicycle et lors des sessions parlementaires est figurative. Exactement comme celle de Dame Elouna. Cette ancienne suppléante de Jean Simon Ongola reconnu à l’Assemblée nationale pour ses retards lors des séances plénières, n’a quasi jamais, jusque-la, pris la parole à l’hémicycle. Les mauvaises langues dans le Mfoundi affirment qu’elle doit son entrée à l’Auguste chambre à sa grande proximité personnelle avec l’actuel délégué du gouvernement Gilbert Tsimi Evouna. Quand meurt André Fouda en 1980, c’est à Emah Basile, fils Mvog Beti, toujours de la grande famille Mvog Tsoung Mballa de Yaoundé qu’est confié la gestion de l’héritage politique du Mfoundi. Sa mise en vue correspond quelques temps après avec l’avènement de la deuxième République au Cameroun. Celle de Paul Biya qui succède constitutionnellement à Ahmadou Ahidjo à la date rendue historique du 6 novembre 1982. Très vite, Emah Basile consolide ses liens politiques avec le nouveau chef de l’Etat camerounais et son régime. Au point d’en devenir, comme André Fouda au temps du règne Ahmadou Ahidjo, l’un des grands maillons. Emah Basile était en fait le grand patriarche politique des bétis de la capitale et des environs. Après la disparition d’Emah Basile, va suivre un petit temps de “ vacance ” dans le Mfoundi, qualifié de “ temps de discernement ” pour Paul Biya qui semblait chercher un autre homme clé pour son pouvoir, Amougou Noma arrive. Nommé comme les autres à la tête de la Communauté urbaine de Yaoundé, il devient aussi le patron politique du parti au pouvoir dans le Mfoundi, avant l’éclatement de la grande section Rdpc du Mfoundi en plusieurs. Avec lui aussi, le Mfoundi maintiendra le poste de vice-président à l’Assemblée nationale qui lui était “ traditionnellement ” attribué. Tout comme les députés du Mfoundi qu’il conduisait à la représentation nationale avaient une certaine envergure et influence. Seulement, sa “ légitimité ” de fils Mfoundi devant parler au nom de ce département ou de le représenter sera à chaque fois contestée par les familles Ewondos d’ Ongola. Ceux-ci voyaient mal un Bene Mvog Manga, encore appelé péjorativement “ Ewondo de la brousse ”, parler en leur nom dans le Mfoundi. Il en sera en quelque sorte de même pour Gilbert Tsimi Evouna, l’actuel (tonitruant) délégué du gouvernement auprès de la communauté urbaine, qui malgré le travail notable qu’il entreprend pour l’embellissement de la capitale, est suffisamment contesté non seulement pour caractère impulsif, mais aussi et surtout parce qu’il est fils Angok, tribu minoritaire de la banlieue de la zone rurale du Mfoundi.  

Par Jean François CHANNON

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Curieuses espèces dans la faune politique de la capitale

La représentation actuelle du Mfoundi à l’Assemblée nationale est l’œuvre politique de l’actuel maire de la Commune urbaine de Yaoundé 1er, Emile Andze Andze. En fait, il s’agit des hommes de la liste qu’il a conduite aux dernières législatives. Pendant longtemps, une certaine opinion affirme dans le Mfoundi, à tort ou à raison, qu’il avait espéré cumuler comme auparavant, les fonctions de député-maire et de président de la section Rdpc de Yaoundé 1er. Mais la loi ne le lui a pas permis. Comme Jean Simon Ongola, avec qui il a été élu député Rdpc du Mfoundi, il a préféré la mairie à la députation.
Nombre de militants du “ parti des flammes ” dans le Mfoundi considèrent que “ avec l’absence de Emile Andze Andze et Jean Simon Ongola à l’Assemblée nationale, les représentants actuels de notre département à l’Auguste chambre de part leur envergure ne font que la figuration. Il s’agit des faits irréfutables, dû notamment à la volonté de Emile Andze Andze, qui n’avait mis sur sa liste que des gens incapables de lui faire ombrage pour la conquête du poste de vice président de l’Assemblée nationale généralement attribué au Mfoundi ”, commente un grand hiérarque du Rdpc dans le Mfoundi. Evidemment dans l’entourage de l’actuel maire de Yaoundé 1er on parle “ de haine de la part de ceux qui ont perdu les élections primaires au sein du parti et qui rongent leurs frustrations en disant n’importe quoi”.
Le parcours politique des “ honorables du Mfoundi ” est des plus anodins. Tenez, à Yaoundé 1er, le député a pour nom Ondigui Thaddéus. La seule évocation de ce nom fait sourire même ses frères de l’ethnie Etoudi où certaines sources disent qu’il est pratiquement effacé. Considéré par beaucoup de militants comme “ le porteur de sac ” de Emile Andze Andze dont il était le suppléant avant le désistement de ce dernier. Une chose est certaine, il ne jure que par son mentor. Une anecdote : alors qu’il remettait un don de tables-bancs au Collège technique Charles Atangana, les élèves bénéficiaires ont longuement rigolé devant lui de la qualité de la fabrication des tables à eux offerts. A Yaoundé II, il se dit que Paul Eric Djongoué, le sémillant homme d’affaires originaire de l’Ouest Cameroun qui est député aurait atteint l’Assemblée nationale suite à un “ deal ” politique et …financier avec l’actuel maire de Yaoundé 2ème et président de section Rdpc, Luc Assamba. Cet homme qui se dirait proche du ministre d’Etat Laurent Esso en met plein la vue à certains militants qui n’ont pas toujours l’écho de sa présence réelle au palais des verres de Ngoa Ekelle
Argent contre suffrages
Tout aussi effacé, le député de Yaoundé 3è, Vincent De Paul Emah. Cet ancien secrétaire général de la mairie de Yaoundé 3ème, du temps où André Mama Fouda était maire est en fait, selon des sources dignes de foi, la “ fabrication ” de l’actuel ministre de la Santé publique. Ce dernier l’avait pratiquement imposé à Emile Andze Andze, face au député sortant, le Pr Essomba Tsoungui, dont la personnalité était quelque peu étouffante. A Yaoundé 4ème, le député, Mballa Ambassa, est quant à lui le genre de nouveau riche homme d’affaires qui s’est imposé en politique grâce à …l’argent. Un conflit retentissant l’a opposé alors qu’il était conseiller municipal à la maire sortante de Yaoundé 4ème, Jeanne Ottou. Aussi s’est-il rangé du côté de l’ancien footballeur Théophile Abega, devenu maire et président de section. Mais son problème réside surtout sur le fait que des militants le considèrent comme allogène. Ce qui fait qu’en dehors de son fief, les caciques du Mfoundi l’ignorent quelque-peu. Ce qui est un peu le cas de Lucas Eyebe, le député et président de section de Yaoundé 5ème. En fait il est devenu député parce que les éléphants politiques de cet arrondissement du Mfoundi, tels que Etoundi Charles, Rose Zang Nguelé, et dans une certaine mesure Placide Belibi et Nanga Delphine bagarraient sans cesse. Mais depuis qu’il est député, il est tellement à l’aise à l’hémicycle que beaucoup en ont quelque peu honte. Même dans son fief, il est régulièrement contesté dans ses activités de président de section. Il a récemment organisé un championnat de vacances de football qui n’a pas suscité grand engouement. Contrairement à celui organisé par un de ses rivaux dont un certain Bengono plus connu sous le pseudonyme de Abramovitch
Emah Basile et Amougou Noma bousculés dans leurs tombes
Enfin, il reste Yaoundé 6ème et Yaoundé 7ème où deux femmes sont respectivement députés. Dame Botiba, exploitante forestière, a vu son retour à l’Assemblée nationale rendu possible grâce dit-on, à l’appui financier considérable de l’actuel maire de Yaoundé 6ème Adjiessa. Mais sa présence jusque-là à l’hémicycle et lors des sessions parlementaires est figurative. Exactement comme celle de Dame Elouna. Cette ancienne suppléante de Jean Simon Ongola reconnu à l’Assemblée nationale pour ses retards lors des séances plénières, n’a quasi jamais, jusque-la, pris la parole à l’hémicycle. Les mauvaises langues dans le Mfoundi affirment qu’elle doit son entrée à l’Auguste chambre à sa grande proximité personnelle avec l’actuel délégué du gouvernement Gilbert Tsimi Evouna. Quand meurt André Fouda en 1980, c’est à Emah Basile, fils Mvog Beti, toujours de la grande famille Mvog Tsoung Mballa de Yaoundé qu’est confié la gestion de l’héritage politique du Mfoundi. Sa mise en vue correspond quelques temps après avec l’avènement de la deuxième République au Cameroun. Celle de Paul Biya qui succède constitutionnellement à Ahmadou Ahidjo à la date rendue historique du 6 novembre 1982. Très vite, Emah Basile consolide ses liens politiques avec le nouveau chef de l’Etat camerounais et son régime. Au point d’en devenir, comme André Fouda au temps du règne Ahmadou Ahidjo, l’un des grands maillons. Emah Basile était en fait le grand patriarche politique des bétis de la capitale et des environs. Après la disparition d’Emah Basile, va suivre un petit temps de “ vacance ” dans le Mfoundi, qualifié de “ temps de discernement ” pour Paul Biya qui semblait chercher un autre homme clé pour son pouvoir, Amougou Noma arrive. Nommé comme les autres à la tête de la Communauté urbaine de Yaoundé, il devient aussi le patron politique du parti au pouvoir dans le Mfoundi, avant l’éclatement de la grande section Rdpc du Mfoundi en plusieurs. Avec lui aussi, le Mfoundi maintiendra le poste de vice-président à l’Assemblée nationale qui lui était “ traditionnellement ” attribué. Tout comme les députés du Mfoundi qu’il conduisait à la représentation nationale avaient une certaine envergure et influence. Seulement, sa “ légitimité ” de fils Mfoundi devant parler au nom de ce département ou de le représenter sera à chaque fois contestée par les familles Ewondos d’ Ongola. Ceux-ci voyaient mal un Bene Mvog Manga, encore appelé péjorativement “ Ewondo de la brousse ”, parler en leur nom dans le Mfoundi. Il en sera en quelque sorte de même pour Gilbert Tsimi Evouna, l’actuel (tonitruant) délégué du gouvernement auprès de la communauté urbaine, qui malgré le travail notable qu’il entreprend pour l’embellissement de la capitale, est suffisamment contesté non seulement pour caractère impulsif, mais aussi et surtout parce qu’il est fils Angok, tribu minoritaire de la banlieue de la zone rurale du Mfoundi.  

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La représentation actuelle du Mfoundi à l’Assemblée nationale est l’œuvre politique de l’actuel maire de la Commune urbaine de Yaoundé 1er, Emile Andze Andze. En fait, il s’agit des hommes de la liste qu’il a conduite aux dernières législatives. Pendant longtemps, une certaine opinion affirme dans le Mfoundi, à tort ou à raison, qu’il avait espéré cumuler comme auparavant, les fonctions de député-maire et de président de la section Rdpc de Yaoundé 1er. Mais la loi ne le lui a pas permis. Comme Jean Simon Ongola, avec qui il a été élu député Rdpc du Mfoundi, il a préféré la mairie à la députation.
Nombre de militants du “ parti des flammes ” dans le Mfoundi considèrent que “ avec l’absence de Emile Andze Andze et Jean Simon Ongola à l’Assemblée nationale, les représentants actuels de notre département à l’Auguste chambre de part leur envergure ne font que la figuration. Il s’agit des faits irréfutables, dû notamment à la volonté de Emile Andze Andze, qui n’avait mis sur sa liste que des gens incapables de lui faire ombrage pour la conquête du poste de vice président de l’Assemblée nationale généralement attribué au Mfoundi ”, commente un grand hiérarque du Rdpc dans le Mfoundi. Evidemment dans l’entourage de l’actuel maire de Yaoundé 1er on parle “ de haine de la part de ceux qui ont perdu les élections primaires au sein du parti et qui rongent leurs frustrations en disant n’importe quoi”.
Le parcours politique des “ honorables du Mfoundi ” est des plus anodins. Tenez, à Yaoundé 1er, le député a pour nom Ondigui Thaddéus. La seule évocation de ce nom fait sourire même ses frères de l’ethnie Etoudi où certaines sources disent qu’il est pratiquement effacé. Considéré par beaucoup de militants comme “ le porteur de sac ” de Emile Andze Andze dont il était le suppléant avant le désistement de ce dernier. Une chose est certaine, il ne jure que par son mentor. Une anecdote : alors qu’il remettait un don de tables-bancs au Collège technique Charles Atangana, les élèves bénéficiaires ont longuement rigolé devant lui de la qualité de la fabrication des tables à eux offerts. A Yaoundé II, il se dit que Paul Eric Djongoué, le sémillant homme d’affaires originaire de l’Ouest Cameroun qui est député aurait atteint l’Assemblée nationale suite à un “ deal ” politique et …financier avec l’actuel maire de Yaoundé 2ème et président de section Rdpc, Luc Assamba. Cet homme qui se dirait proche du ministre d’Etat Laurent Esso en met plein la vue à certains militants qui n’ont pas toujours l’écho de sa présence réelle au palais des verres de Ngoa Ekelle
Argent contre suffrages
Tout aussi effacé, le député de Yaoundé 3è, Vincent De Paul Emah. Cet ancien secrétaire général de la mairie de Yaoundé 3ème, du temps où André Mama Fouda était maire est en fait, selon des sources dignes de foi, la “ fabrication ” de l’actuel ministre de la Santé publique. Ce dernier l’avait pratiquement imposé à Emile Andze Andze, face au député sortant, le Pr Essomba Tsoungui, dont la personnalité était quelque peu étouffante. A Yaoundé 4ème, le député, Mballa Ambassa, est quant à lui le genre de nouveau riche homme d’affaires qui s’est imposé en politique grâce à …l’argent. Un conflit retentissant l’a opposé alors qu’il était conseiller municipal à la maire sortante de Yaoundé 4ème, Jeanne Ottou. Aussi s’est-il rangé du côté de l’ancien footballeur Théophile Abega, devenu maire et président de section. Mais son problème réside surtout sur le fait que des militants le considèrent comme allogène. Ce qui fait qu’en dehors de son fief, les caciques du Mfoundi l’ignorent quelque-peu. Ce qui est un peu le cas de Lucas Eyebe, le député et président de section de Yaoundé 5ème. En fait il est devenu député parce que les éléphants politiques de cet arrondissement du Mfoundi, tels que Etoundi Charles, Rose Zang Nguelé, et dans une certaine mesure Placide Belibi et Nanga Delphine bagarraient sans cesse. Mais depuis qu’il est député, il est tellement à l’aise à l’hémicycle que beaucoup en ont quelque peu honte. Même dans son fief, il est régulièrement contesté dans ses activités de président de section. Il a récemment organisé un championnat de vacances de football qui n’a pas suscité grand engouement. Contrairement à celui organisé par un de ses rivaux dont un certain Bengono plus connu sous le pseudonyme de Abramovitch
Emah Basile et Amougou Noma bousculés dans leurs tombes
Enfin, il reste Yaoundé 6ème et Yaoundé 7ème où deux femmes sont respectivement députés. Dame Botiba, exploitante forestière, a vu son retour à l’Assemblée nationale rendu possible grâce dit-on, à l’appui financier considérable de l’actuel maire de Yaoundé 6ème Adjiessa. Mais sa présence jusque-là à l’hémicycle et lors des sessions parlementaires est figurative. Exactement comme celle de Dame Elouna. Cette ancienne suppléante de Jean Simon Ongola reconnu à l’Assemblée nationale pour ses retards lors des séances plénières, n’a quasi jamais, jusque-la, pris la parole à l’hémicycle. Les mauvaises langues dans le Mfoundi affirment qu’elle doit son entrée à l’Auguste chambre à sa grande proximité personnelle avec l’actuel délégué du gouvernement Gilbert Tsimi Evouna. Quand meurt André Fouda en 1980, c’est à Emah Basile, fils Mvog Beti, toujours de la grande famille Mvog Tsoung Mballa de Yaoundé qu’est confié la gestion de l’héritage politique du Mfoundi. Sa mise en vue correspond quelques temps après avec l’avènement de la deuxième République au Cameroun. Celle de Paul Biya qui succède constitutionnellement à Ahmadou Ahidjo à la date rendue historique du 6 novembre 1982. Très vite, Emah Basile consolide ses liens politiques avec le nouveau chef de l’Etat camerounais et son régime. Au point d’en devenir, comme André Fouda au temps du règne Ahmadou Ahidjo, l’un des grands maillons. Emah Basile était en fait le grand patriarche politique des bétis de la capitale et des environs. Après la disparition d’Emah Basile, va suivre un petit temps de “ vacance ” dans le Mfoundi, qualifié de “ temps de discernement ” pour Paul Biya qui semblait chercher un autre homme clé pour son pouvoir, Amougou Noma arrive. Nommé comme les autres à la tête de la Communauté urbaine de Yaoundé, il devient aussi le patron politique du parti au pouvoir dans le Mfoundi, avant l’éclatement de la grande section Rdpc du Mfoundi en plusieurs. Avec lui aussi, le Mfoundi maintiendra le poste de vice-président à l’Assemblée nationale qui lui était “ traditionnellement ” attribué. Tout comme les députés du Mfoundi qu’il conduisait à la représentation nationale avaient une certaine envergure et influence. Seulement, sa “ légitimité ” de fils Mfoundi devant parler au nom de ce département ou de le représenter sera à chaque fois contestée par les familles Ewondos d’ Ongola. Ceux-ci voyaient mal un Bene Mvog Manga, encore appelé péjorativement “ Ewondo de la brousse ”, parler en leur nom dans le Mfoundi. Il en sera en quelque sorte de même pour Gilbert Tsimi Evouna, l’actuel (tonitruant) délégué du gouvernement auprès de la communauté urbaine, qui malgré le travail notable qu’il entreprend pour l’embellissement de la capitale, est suffisamment contesté non seulement pour caractère impulsif, mais aussi et surtout parce qu’il est fils Angok, tribu minoritaire de la banlieue de la zone rurale du Mfoundi.  

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La représentation actuelle du Mfoundi à l’Assemblée nationale est l’œuvre politique de l’actuel maire de la Commune urbaine de Yaoundé 1er, Emile Andze Andze. En fait, il s’agit des hommes de la liste qu’il a conduite aux dernières législatives. Pendant longtemps, une certaine opinion affirme dans le Mfoundi, à tort ou à raison, qu’il avait espéré cumuler comme auparavant, les fonctions de député-maire et de président de la section Rdpc de Yaoundé 1er. Mais la loi ne le lui a pas permis. Comme Jean Simon Ongola, avec qui il a été élu député Rdpc du Mfoundi, il a préféré la mairie à la députation.
Nombre de militants du “ parti des flammes ” dans le Mfoundi considèrent que “ avec l’absence de Emile Andze Andze et Jean Simon Ongola à l’Assemblée nationale, les représentants actuels de notre département à l’Auguste chambre de part leur envergure ne font que la figuration. Il s’agit des faits irréfutables, dû notamment à la volonté de Emile Andze Andze, qui n’avait mis sur sa liste que des gens incapables de lui faire ombrage pour la conquête du poste de vice président de l’Assemblée nationale généralement attribué au Mfoundi ”, commente un grand hiérarque du Rdpc dans le Mfoundi. Evidemment dans l’entourage de l’actuel maire de Yaoundé 1er on parle “ de haine de la part de ceux qui ont perdu les élections primaires au sein du parti et qui rongent leurs frustrations en disant n’importe quoi”.
Le parcours politique des “ honorables du Mfoundi ” est des plus anodins. Tenez, à Yaoundé 1er, le député a pour nom Ondigui Thaddéus. La seule évocation de ce nom fait sourire même ses frères de l’ethnie Etoudi où certaines sources disent qu’il est pratiquement effacé. Considéré par beaucoup de militants comme “ le porteur de sac ” de Emile Andze Andze dont il était le suppléant avant le désistement de ce dernier. Une chose est certaine, il ne jure que par son mentor. Une anecdote : alors qu’il remettait un don de tables-bancs au Collège technique Charles Atangana, les élèves bénéficiaires ont longuement rigolé devant lui de la qualité de la fabrication des tables à eux offerts. A Yaoundé II, il se dit que Paul Eric Djongoué, le sémillant homme d’affaires originaire de l’Ouest Cameroun qui est député aurait atteint l’Assemblée nationale suite à un “ deal ” politique et …financier avec l’actuel maire de Yaoundé 2ème et président de section Rdpc, Luc Assamba. Cet homme qui se dirait proche du ministre d’Etat Laurent Esso en met plein la vue à certains militants qui n’ont pas toujours l’écho de sa présence réelle au palais des verres de Ngoa Ekelle
Argent contre suffrages
Tout aussi effacé, le député de Yaoundé 3è, Vincent De Paul Emah. Cet ancien secrétaire général de la mairie de Yaoundé 3ème, du temps où André Mama Fouda était maire est en fait, selon des sources dignes de foi, la “ fabrication ” de l’actuel ministre de la Santé publique. Ce dernier l’avait pratiquement imposé à Emile Andze Andze, face au député sortant, le Pr Essomba Tsoungui, dont la personnalité était quelque peu étouffante. A Yaoundé 4ème, le député, Mballa Ambassa, est quant à lui le genre de nouveau riche homme d’affaires qui s’est imposé en politique grâce à …l’argent. Un conflit retentissant l’a opposé alors qu’il était conseiller municipal à la maire sortante de Yaoundé 4ème, Jeanne Ottou. Aussi s’est-il rangé du côté de l’ancien footballeur Théophile Abega, devenu maire et président de section. Mais son problème réside surtout sur le fait que des militants le considèrent comme allogène. Ce qui fait qu’en dehors de son fief, les caciques du Mfoundi l’ignorent quelque-peu. Ce qui est un peu le cas de Lucas Eyebe, le député et président de section de Yaoundé 5ème. En fait il est devenu député parce que les éléphants politiques de cet arrondissement du Mfoundi, tels que Etoundi Charles, Rose Zang Nguelé, et dans une certaine mesure Placide Belibi et Nanga Delphine bagarraient sans cesse. Mais depuis qu’il est député, il est tellement à l’aise à l’hémicycle que beaucoup en ont quelque peu honte. Même dans son fief, il est régulièrement contesté dans ses activités de président de section. Il a récemment organisé un championnat de vacances de football qui n’a pas suscité grand engouement. Contrairement à celui organisé par un de ses rivaux dont un certain Bengono plus connu sous le pseudonyme de Abramovitch
Emah Basile et Amougou Noma bousculés dans leurs tombes
Enfin, il reste Yaoundé 6ème et Yaoundé 7ème où deux femmes sont respectivement députés. Dame Botiba, exploitante forestière, a vu son retour à l’Assemblée nationale rendu possible grâce dit-on, à l’appui financier considérable de l’actuel maire de Yaoundé 6ème Adjiessa. Mais sa présence jusque-là à l’hémicycle et lors des sessions parlementaires est figurative. Exactement comme celle de Dame Elouna. Cette ancienne suppléante de Jean Simon Ongola reconnu à l’Assemblée nationale pour ses retards lors des séances plénières, n’a quasi jamais, jusque-la, pris la parole à l’hémicycle. Les mauvaises langues dans le Mfoundi affirment qu’elle doit son entrée à l’Auguste chambre à sa grande proximité personnelle avec l’actuel délégué du gouvernement Gilbert Tsimi Evouna. Quand meurt André Fouda en 1980, c’est à Emah Basile, fils Mvog Beti, toujours de la grande famille Mvog Tsoung Mballa de Yaoundé qu’est confié la gestion de l’héritage politique du Mfoundi. Sa mise en vue correspond quelques temps après avec l’avènement de la deuxième République au Cameroun. Celle de Paul Biya qui succède constitutionnellement à Ahmadou Ahidjo à la date rendue historique du 6 novembre 1982. Très vite, Emah Basile consolide ses liens politiques avec le nouveau chef de l’Etat camerounais et son régime. Au point d’en devenir, comme André Fouda au temps du règne Ahmadou Ahidjo, l’un des grands maillons. Emah Basile était en fait le grand patriarche politique des bétis de la capitale et des environs. Après la disparition d’Emah Basile, va suivre un petit temps de “ vacance ” dans le Mfoundi, qualifié de “ temps de discernement ” pour Paul Biya qui semblait chercher un autre homme clé pour son pouvoir, Amougou Noma arrive. Nommé comme les autres à la tête de la Communauté urbaine de Yaoundé, il devient aussi le patron politique du parti au pouvoir dans le Mfoundi, avant l’éclatement de la grande section Rdpc du Mfoundi en plusieurs. Avec lui aussi, le Mfoundi maintiendra le poste de vice-président à l’Assemblée nationale qui lui était “ traditionnellement ” attribué. Tout comme les députés du Mfoundi qu’il conduisait à la représentation nationale avaient une certaine envergure et influence. Seulement, sa “ légitimité ” de fils Mfoundi devant parler au nom de ce département ou de le représenter sera à chaque fois contestée par les familles Ewondos d’ Ongola. Ceux-ci voyaient mal un Bene Mvog Manga, encore appelé péjorativement “ Ewondo de la brousse ”, parler en leur nom dans le Mfoundi. Il en sera en quelque sorte de même pour Gilbert Tsimi Evouna, l’actuel (tonitruant) délégué du gouvernement auprès de la communauté urbaine, qui malgré le travail notable qu’il entreprend pour l’embellissement de la capitale, est suffisamment contesté non seulement pour caractère impulsif, mais aussi et surtout parce qu’il est fils Angok, tribu minoritaire de la banlieue de la zone rurale du Mfoundi.  

Par Jean François CHANNON

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Iya Mohammed fait attendre Augustin Edjoa

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Une rencontre entre le ministre des Sports et le président de la Fécafoot avorte. Elle est à nouveau annoncée pour demain. –

Négociations Minsep/Fecafoot

Depuis le report du démarrage du 50e championnat national de football de première division, le ministre des Sports et de l’éducation physique (Minsep), Augustin Thierry Edjoa, et le président de la Fédération camerounaise de football (Fécafoot), Mohamed Iya, ne se sont pas encore retrouvés autour d’une table pour aplanir les différends et trouver les modalités du démarrage du championnat. Pourtant, de sources dignes de foi, le ministre a manifesté des signes de « détente » en créant un nouvel espace de dialogue. Augustin Thierry Edjoa a en effet convoqué le président de la Fécafoot pour un entretien hier, mercredi 1er octobre 2008, à Yaoundé. L’objet de cette rencontre au sommet n’est pas précisé sur le message porté. Mais nos sources révèlent que la discussion sera centrée sur la crise actuelle dont la pomme de discorde reste le report du début du championnat et l’hypothétique date de la finale de la coupe du Cameroun.
La rencontre n’a pas malheureusement eu lieu hier comme souhaité par le ministre Augustin Edjoa. Iya Mohammed n’était pas présent à Yaoundé. L’incertitude de la fête du Ramadan célébrée la veille, mardi 30 septembre, et les difficultés de liaison aérienne entre le septentrion et le sud du pays sont les raisons évoquées pour justifier le report de cette rencontre à demain, vendredi 3 octobre. Si Iya Mohammed et Augustin Thierry Edjoa se rencontrent enfin, les conclusions de leur tête à tête pourraient permettre de voir un peu plus clair dans cette nouvelle crise. Mais il y a lieu de remarquer que dans la relation Fecafoot-Minsep, chaque partie marque son territoire et la culture du compromis n’est pas souvent la chose la mieux partagée. Une convocation du Minsep ne fait pas souvent courir les responsables de la Fécafoot qui, s’accrochant aux privilèges que des textes leur concèdent, sont toujours prêts à manifester des velléités d’indépendance vis-à-vis du ministère des Sports. Et ce dernier ne rate aucune occasion pour rappeler que c’est elle la tutelle qui, en principe, doit régenter tout ce qui est du domaine du sport au Cameroun.
Une chose est sûre, c’est qu’il ne faudrait pas attendre de cette rencontre une révolution dans cette relation viciée où chacun cherche à piétiner son vis-à-vis. Sur presque tous les sujets brûlants du football camerounais, ces deux instituions ont des points de vue toujours opposés. L’on peut citer, entre autres, l’affaire Bamboutos de Mbouda, la cession des droits de retransmission des matches du championnat Mtn Elite One à la Gateway broadcast limited services (Gbls) représentée au Cameroun par Gtv, la nomination du technicien allemand Otto Pfister à la tête de l’encadrement technique des Lions Indompta-bles, la gestion du sponsoring des différentes équipes nationales de football du Cameroun, etc.
Si les deux parties n’arrivent pas à s’entendre, la Fifa risque d’intervenir. Et ses décisions ne sont pas souvent tendres.  

Par Honoré FOIMOUKOM

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