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YAOUNDE : MARCHE NOIR DES MEDICAMENTS AUTOUR DE L’HOPITAL CENTRAL

by mboasawa
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Les vendeurs affirment être ravitaillés par des agents du Cename.

Les vendeurs de carnets se sont installés à 200 m de l’entrée de  l’hôpital central de Yaoundé hier, lundi 6 juillet 2009. Ils ont été chassés de là, une semaine auparavant par les vigiles et les gendarmes de l’hôpital central. Une note de la directrice générale dudit hôpital leur a même été adressée la semaine dernière, leur interdisant d’exercer le commerce des médicaments à l’entrée l’hôpital. Les autorités hospitalières reprochent à ces vendeurs de détourner les malades à leur profit, lorsqu’il faut  acheter des médicaments.

Interrogée, la surveillante générale de l’hôpital central de Yaoundé affirme: « L’hôpital central de Yaoundé n’est pas habilité à interdire la vente des médicaments dans la rue. Mais il proscrit la vente des médicaments de la rue à l’entrée de l’hôpital central ». Les  vendeurs de carnets marchandent au quotidien des médicaments de toute nature, à des prix deux fois inférieurs à ceux pratiqués dans les pharmacies de l’hôpital. « Nous pouvons vendre une composition de médicaments prescrits sur ordonnance à 12.000 Fcfa, alors qu’elle coûte en pharmacie 20.000F cfa », explique Hubert N., vendeur de carnets à l’hôpital central.
Selon lui, les médicaments sont fournis illégalement par des délégués médicaux, des agents des centres, de distribution de médicaments agréés.  Il explique que certains agents de «Dispache Center », un centre de distribution de médicaments basé à Yaoundé, viennent de temps en temps leur proposer des médicaments à vendre. « En 2004, date à laquelle j’ai commencé la vente des carnets, je ne faisais que cela. Certains agents des centres de distribution de médicaments me proposaient des produits, mais je refusais de les acheter. Ils me donnaient même leurs cartes de visite. J’ai compris quelque temps après qu’en revendant les médicaments aux patients à des  prix moins élevés que ceux des pharmacies de l’hôpital, nous faisons de bonnes affaires », raconte Hubert N.
Un autre vendeur de carnets, qui a requis l’anonymat, affirme que certains agents du Cename (Centre national de distribution de médicaments) leur fournissent également des médicaments. « Il faut avoir une relation avec un agent infiltré dans la distribution des médicaments dans les hôpitaux pour qu’il fournisse, clandestinement, des produits. Nous savons que c’est quelque chose d’illégal», reconnaît-il. Le coordonnateur de la pharmacie de l’hôpital central de Yaoundé affirme ne pas être au courant de cette distribution illicite de médicaments. Ces centres de distribution ne livre qu’en gros. L’Amicale des vendeurs de carnets regroupe en moyenne 150 à 200.000 Fcfa qu’elle verse à «Dispache Center » pour lui fournir des médicaments.
Yolande Y. Djappi (stagiaire)

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Les vendeurs de carnets se sont installés à 200 m de l’entrée de  l’hôpital central de Yaoundé hier, lundi 6 juillet 2009. Ils ont été chassés de là, une semaine auparavant par les vigiles et les gendarmes de l’hôpital central. Une note de la directrice générale dudit hôpital leur a même été adressée la semaine dernière, leur interdisant d’exercer le commerce des médicaments à l’entrée l’hôpital. Les autorités hospitalières reprochent à ces vendeurs de détourner les malades à leur profit, lorsqu’il faut  acheter des médicaments.

Interrogée, la surveillante générale de l’hôpital central de Yaoundé affirme: « L’hôpital central de Yaoundé n’est pas habilité à interdire la vente des médicaments dans la rue. Mais il proscrit la vente des médicaments de la rue à l’entrée de l’hôpital central ». Les  vendeurs de carnets marchandent au quotidien des médicaments de toute nature, à des prix deux fois inférieurs à ceux pratiqués dans les pharmacies de l’hôpital. « Nous pouvons vendre une composition de médicaments prescrits sur ordonnance à 12.000 Fcfa, alors qu’elle coûte en pharmacie 20.000F cfa », explique Hubert N., vendeur de carnets à l’hôpital central.
Selon lui, les médicaments sont fournis illégalement par des délégués médicaux, des agents des centres, de distribution de médicaments agréés.  Il explique que certains agents de «Dispache Center », un centre de distribution de médicaments basé à Yaoundé, viennent de temps en temps leur proposer des médicaments à vendre. « En 2004, date à laquelle j’ai commencé la vente des carnets, je ne faisais que cela. Certains agents des centres de distribution de médicaments me proposaient des produits, mais je refusais de les acheter. Ils me donnaient même leurs cartes de visite. J’ai compris quelque temps après qu’en revendant les médicaments aux patients à des  prix moins élevés que ceux des pharmacies de l’hôpital, nous faisons de bonnes affaires », raconte Hubert N.
Un autre vendeur de carnets, qui a requis l’anonymat, affirme que certains agents du Cename (Centre national de distribution de médicaments) leur fournissent également des médicaments. « Il faut avoir une relation avec un agent infiltré dans la distribution des médicaments dans les hôpitaux pour qu’il fournisse, clandestinement, des produits. Nous savons que c’est quelque chose d’illégal», reconnaît-il. Le coordonnateur de la pharmacie de l’hôpital central de Yaoundé affirme ne pas être au courant de cette distribution illicite de médicaments. Ces centres de distribution ne livre qu’en gros. L’Amicale des vendeurs de carnets regroupe en moyenne 150 à 200.000 Fcfa qu’elle verse à «Dispache Center » pour lui fournir des médicaments.
Yolande Y. Djappi (stagiaire)

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Interrogée, la surveillante générale de l’hôpital central de Yaoundé affirme: « L’hôpital central de Yaoundé n’est pas habilité à interdire la vente des médicaments dans la rue. Mais il proscrit la vente des médicaments de la rue à l’entrée de l’hôpital central ». Les  vendeurs de carnets marchandent au quotidien des médicaments de toute nature, à des prix deux fois inférieurs à ceux pratiqués dans les pharmacies de l’hôpital. « Nous pouvons vendre une composition de médicaments prescrits sur ordonnance à 12.000 Fcfa, alors qu’elle coûte en pharmacie 20.000F cfa », explique Hubert N., vendeur de carnets à l’hôpital central.
Selon lui, les médicaments sont fournis illégalement par des délégués médicaux, des agents des centres, de distribution de médicaments agréés.  Il explique que certains agents de «Dispache Center », un centre de distribution de médicaments basé à Yaoundé, viennent de temps en temps leur proposer des médicaments à vendre. « En 2004, date à laquelle j’ai commencé la vente des carnets, je ne faisais que cela. Certains agents des centres de distribution de médicaments me proposaient des produits, mais je refusais de les acheter. Ils me donnaient même leurs cartes de visite. J’ai compris quelque temps après qu’en revendant les médicaments aux patients à des  prix moins élevés que ceux des pharmacies de l’hôpital, nous faisons de bonnes affaires », raconte Hubert N.
Un autre vendeur de carnets, qui a requis l’anonymat, affirme que certains agents du Cename (Centre national de distribution de médicaments) leur fournissent également des médicaments. « Il faut avoir une relation avec un agent infiltré dans la distribution des médicaments dans les hôpitaux pour qu’il fournisse, clandestinement, des produits. Nous savons que c’est quelque chose d’illégal», reconnaît-il. Le coordonnateur de la pharmacie de l’hôpital central de Yaoundé affirme ne pas être au courant de cette distribution illicite de médicaments. Ces centres de distribution ne livre qu’en gros. L’Amicale des vendeurs de carnets regroupe en moyenne 150 à 200.000 Fcfa qu’elle verse à «Dispache Center » pour lui fournir des médicaments.
Yolande Y. Djappi (stagiaire)

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Interrogée, la surveillante générale de l’hôpital central de Yaoundé affirme: « L’hôpital central de Yaoundé n’est pas habilité à interdire la vente des médicaments dans la rue. Mais il proscrit la vente des médicaments de la rue à l’entrée de l’hôpital central ». Les  vendeurs de carnets marchandent au quotidien des médicaments de toute nature, à des prix deux fois inférieurs à ceux pratiqués dans les pharmacies de l’hôpital. « Nous pouvons vendre une composition de médicaments prescrits sur ordonnance à 12.000 Fcfa, alors qu’elle coûte en pharmacie 20.000F cfa », explique Hubert N., vendeur de carnets à l’hôpital central.
Selon lui, les médicaments sont fournis illégalement par des délégués médicaux, des agents des centres, de distribution de médicaments agréés.  Il explique que certains agents de «Dispache Center », un centre de distribution de médicaments basé à Yaoundé, viennent de temps en temps leur proposer des médicaments à vendre. « En 2004, date à laquelle j’ai commencé la vente des carnets, je ne faisais que cela. Certains agents des centres de distribution de médicaments me proposaient des produits, mais je refusais de les acheter. Ils me donnaient même leurs cartes de visite. J’ai compris quelque temps après qu’en revendant les médicaments aux patients à des  prix moins élevés que ceux des pharmacies de l’hôpital, nous faisons de bonnes affaires », raconte Hubert N.
Un autre vendeur de carnets, qui a requis l’anonymat, affirme que certains agents du Cename (Centre national de distribution de médicaments) leur fournissent également des médicaments. « Il faut avoir une relation avec un agent infiltré dans la distribution des médicaments dans les hôpitaux pour qu’il fournisse, clandestinement, des produits. Nous savons que c’est quelque chose d’illégal», reconnaît-il. Le coordonnateur de la pharmacie de l’hôpital central de Yaoundé affirme ne pas être au courant de cette distribution illicite de médicaments. Ces centres de distribution ne livre qu’en gros. L’Amicale des vendeurs de carnets regroupe en moyenne 150 à 200.000 Fcfa qu’elle verse à «Dispache Center » pour lui fournir des médicaments.
Yolande Y. Djappi (stagiaire)

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ANGGY HAIF

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Créateur de mode camerounais ANGGY HAIF c’est une autre vision du monde, un monde qu’il a créé pour vous. Une autre manière de penser, sans limites de temps ni d’espace. –      L’AFRIQUE est la terre de nos aïeux, le berceau de l’humanité. La forêt, la savane, le désert, les montagnes… la nature est ce qu’il y a de plus précieux dans le monde, source de vie et de création. Au temps de nos ancêtres, le corps et la nature ne faisaient qu’un. Le feuillage, les écorces d’arbre servaient de vêtements. Puis l’évolution et les nouvelles technologies sont venues détruire l’indispensable harmonie entre l’homme et la nature.

    Au plus profond de la forêt et au coeur des traditions africaines est né un créateur de mode : Anggy Haïf. Sa mission est de réconcilier le corps et la nature, le passé et le futur. Ce jeune styliste modéliste camerounais est né le 15 octobre 1974 à Douala. Il est de la tribu Yambassa, originaire de Bogando dans le Mbam Enougou, au centre du Cameroun. Ayant hérité du talent de chanteuse et de couturière de sa mère, il axe son travail sur la recherche et la créativité.

    Il travaille à base de matières naturelles: raphia, racines, lianes, feuillage, toiles de palmier et de rônier ou matières de récupération, y alliant avec recherche des textiles modernes  à travers un style novateur et original.

    Installé à Yaoundé, il est entré dans la mode en créant d’abord pour lui-même. Son look original lui permet de poser comme mannequin. Aujourd’hui, il habille plusieurs concours de beauté au niveau national et international. Styliste très médiatisé,il a gagné de nombreux concours de mode. Anggy Haïf est aussi chanteur-auteur-compositeur, et accompagne ses défilés par sa propre musique.

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