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Cinéma:Deux réalisateurs français arrêtés à Mbandjock

by mboasawa
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Leur festival du film sur les droits de l’Homme avait déjà été interdit une semaine avant. Selon une dépêche de l’agence France presse, deux réalisateurs français et six Camerounais ont été arrêtés par la police mercredi dernier lors du tournage d’un documentaire à Mbandjock, département de la Haute Sanaga, région du Centre, à moins de 100 Km de Yaoundé. Ils ont été relaxés le lendemain jeudi, au bout d’une nuit de garde à vue, a témoigné l’un d’entre eux.

L’équipe tournait un documentaire dont le thème est «l’accaparement des terres par la Socucam» (Société sucrière du Cameroun), principal producteur de sucre au Cameroun, selon la réalisatrice Mélanie Barreau. "Nous avons été arrêtés hier matin à Mbandjock. Nous étions en train de filmer le rassemblement des coupeurs de cannes", a-t-elle affirmé. "Le procureur de la République a dit qu’il n’y avait pas lieu de nous garder mais qu’il fallait qu’on se tienne à la disposition du commissariat pour une confrontation avec la Sosucam", qui a porté plainte, a-t-elle ajouté.
Selon Mélanie Barreau, l’équipe de tournage avait payé "25.000 FCFA (38 euros)" à la Direction camerounaise de la Cinématographie qui lui avait indiqué que la quittance équivalait à "une autorisation provisoire" de tourner.

Certaines populations de Mbandjock accusent la Sosucam d’avoir pris leurs terres, sans indemnisations conséquentes, pour la culture de la canne à sucre.
Mélanie Barreau et Vincent Mercier, le deuxième réalisateur, étaient les principaux promoteurs d’un Festival international du film des droits de l’Homme qui devait se tenir à Yaoundé du 12 au 17 avril mais qui a été interdit le 11 avril par les autorités. "Aucune demande d’autorisation n’a été adressée par l’association (…) dans les délais convenables au ministre de la Culture", a indiqué le porte-parole du gouvernement et ministre de la Communication, Issa Tchiroma Bakary, cité jeudi par le quotidien d’Etat Cameroon Tribune.

Cités par la presse locale, les promoteurs ont affirmé avoir obtenu une autorisation du ministère de la Culture. Toutefois, faut-il le préciser, cette autorisation du Mincult serait intervenue après l’interdiction du préfet du Mfoundi, Jean Claude Tsila, qui trouvait en ce festival une atteinte à l’ordre public et au défaut d’autorisation. Dans un communiqué, l’Union européenne qui a financé le festival à hauteur de 43 millions de francs Cfa, a exprimé son regret face à la décision de l’administration camerounaise.

JBA (source : AFP)

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L’équipe tournait un documentaire dont le thème est «l’accaparement des terres par la Socucam» (Société sucrière du Cameroun), principal producteur de sucre au Cameroun, selon la réalisatrice Mélanie Barreau. "Nous avons été arrêtés hier matin à Mbandjock. Nous étions en train de filmer le rassemblement des coupeurs de cannes", a-t-elle affirmé. "Le procureur de la République a dit qu’il n’y avait pas lieu de nous garder mais qu’il fallait qu’on se tienne à la disposition du commissariat pour une confrontation avec la Sosucam", qui a porté plainte, a-t-elle ajouté.
Selon Mélanie Barreau, l’équipe de tournage avait payé "25.000 FCFA (38 euros)" à la Direction camerounaise de la Cinématographie qui lui avait indiqué que la quittance équivalait à "une autorisation provisoire" de tourner.

Certaines populations de Mbandjock accusent la Sosucam d’avoir pris leurs terres, sans indemnisations conséquentes, pour la culture de la canne à sucre.
Mélanie Barreau et Vincent Mercier, le deuxième réalisateur, étaient les principaux promoteurs d’un Festival international du film des droits de l’Homme qui devait se tenir à Yaoundé du 12 au 17 avril mais qui a été interdit le 11 avril par les autorités. "Aucune demande d’autorisation n’a été adressée par l’association (…) dans les délais convenables au ministre de la Culture", a indiqué le porte-parole du gouvernement et ministre de la Communication, Issa Tchiroma Bakary, cité jeudi par le quotidien d’Etat Cameroon Tribune.

Cités par la presse locale, les promoteurs ont affirmé avoir obtenu une autorisation du ministère de la Culture. Toutefois, faut-il le préciser, cette autorisation du Mincult serait intervenue après l’interdiction du préfet du Mfoundi, Jean Claude Tsila, qui trouvait en ce festival une atteinte à l’ordre public et au défaut d’autorisation. Dans un communiqué, l’Union européenne qui a financé le festival à hauteur de 43 millions de francs Cfa, a exprimé son regret face à la décision de l’administration camerounaise.

JBA (source : AFP)

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L’équipe tournait un documentaire dont le thème est «l’accaparement des terres par la Socucam» (Société sucrière du Cameroun), principal producteur de sucre au Cameroun, selon la réalisatrice Mélanie Barreau. "Nous avons été arrêtés hier matin à Mbandjock. Nous étions en train de filmer le rassemblement des coupeurs de cannes", a-t-elle affirmé. "Le procureur de la République a dit qu’il n’y avait pas lieu de nous garder mais qu’il fallait qu’on se tienne à la disposition du commissariat pour une confrontation avec la Sosucam", qui a porté plainte, a-t-elle ajouté.
Selon Mélanie Barreau, l’équipe de tournage avait payé "25.000 FCFA (38 euros)" à la Direction camerounaise de la Cinématographie qui lui avait indiqué que la quittance équivalait à "une autorisation provisoire" de tourner.

Certaines populations de Mbandjock accusent la Sosucam d’avoir pris leurs terres, sans indemnisations conséquentes, pour la culture de la canne à sucre.
Mélanie Barreau et Vincent Mercier, le deuxième réalisateur, étaient les principaux promoteurs d’un Festival international du film des droits de l’Homme qui devait se tenir à Yaoundé du 12 au 17 avril mais qui a été interdit le 11 avril par les autorités. "Aucune demande d’autorisation n’a été adressée par l’association (…) dans les délais convenables au ministre de la Culture", a indiqué le porte-parole du gouvernement et ministre de la Communication, Issa Tchiroma Bakary, cité jeudi par le quotidien d’Etat Cameroon Tribune.

Cités par la presse locale, les promoteurs ont affirmé avoir obtenu une autorisation du ministère de la Culture. Toutefois, faut-il le préciser, cette autorisation du Mincult serait intervenue après l’interdiction du préfet du Mfoundi, Jean Claude Tsila, qui trouvait en ce festival une atteinte à l’ordre public et au défaut d’autorisation. Dans un communiqué, l’Union européenne qui a financé le festival à hauteur de 43 millions de francs Cfa, a exprimé son regret face à la décision de l’administration camerounaise.

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L’équipe tournait un documentaire dont le thème est «l’accaparement des terres par la Socucam» (Société sucrière du Cameroun), principal producteur de sucre au Cameroun, selon la réalisatrice Mélanie Barreau. "Nous avons été arrêtés hier matin à Mbandjock. Nous étions en train de filmer le rassemblement des coupeurs de cannes", a-t-elle affirmé. "Le procureur de la République a dit qu’il n’y avait pas lieu de nous garder mais qu’il fallait qu’on se tienne à la disposition du commissariat pour une confrontation avec la Sosucam", qui a porté plainte, a-t-elle ajouté.
Selon Mélanie Barreau, l’équipe de tournage avait payé "25.000 FCFA (38 euros)" à la Direction camerounaise de la Cinématographie qui lui avait indiqué que la quittance équivalait à "une autorisation provisoire" de tourner.

Certaines populations de Mbandjock accusent la Sosucam d’avoir pris leurs terres, sans indemnisations conséquentes, pour la culture de la canne à sucre.
Mélanie Barreau et Vincent Mercier, le deuxième réalisateur, étaient les principaux promoteurs d’un Festival international du film des droits de l’Homme qui devait se tenir à Yaoundé du 12 au 17 avril mais qui a été interdit le 11 avril par les autorités. "Aucune demande d’autorisation n’a été adressée par l’association (…) dans les délais convenables au ministre de la Culture", a indiqué le porte-parole du gouvernement et ministre de la Communication, Issa Tchiroma Bakary, cité jeudi par le quotidien d’Etat Cameroon Tribune.

Cités par la presse locale, les promoteurs ont affirmé avoir obtenu une autorisation du ministère de la Culture. Toutefois, faut-il le préciser, cette autorisation du Mincult serait intervenue après l’interdiction du préfet du Mfoundi, Jean Claude Tsila, qui trouvait en ce festival une atteinte à l’ordre public et au défaut d’autorisation. Dans un communiqué, l’Union européenne qui a financé le festival à hauteur de 43 millions de francs Cfa, a exprimé son regret face à la décision de l’administration camerounaise.

JBA (source : AFP)

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