Le romantisme n’est vraiment plus ce qu’il était. Les fêtes de fin d’années viennent de nous donner une triste occasion de nous en rendre compte. Les vendeurs de fleurs ne font plus recette que lorsqu’un fiancé soutient son mémoire à l’université, ou sort d’une grande école. Les vendeurs de cartes de vœux font faillite les uns après les autres. A qui la faute ? Aux nouvelles technologies, bien sûr. Là où on se triturait les méninges pour écrire les mots qui allaient avoir raison des dernières hésitations de la dulcinée, il suffit aujourd’hui de prendre son téléphone et envoyer « g te kiff grav ».
Une telle révolution ne pouvait que prospérer chez nous, où relation amoureuse rime si bien avec dépenses imprévues. 50 F de sms au lieu d’une carte de 2500 F, accompagnée d’un cadeau indispensable, le rêve ! Pour les don juan, il y a encore plus pratique : les messages groupés. Exemple : « G nèm ke toi » envoyé à trois destinataires. Avec probable réponse: « Moi oci mon bb »… multiplié par 3.
Yves ATANGA

Hier, jeudi 11 juillet 2007, le directeur du Développement de l’Enseignement supérieur (Ddes), Norbert Ndong, absent de son poste depuis le 21 juin dernier, a été arrêté à Douala et conduit à Yaoundé où il a été gardé à vue à la direction de la police judiciaire, au quartier Elig-Essono. Jusque tard hier soir, il y a subi un interrogatoire musclé pour "besoins d’enquête". D’après des sources proches de cette unité, monsieur Ndong, qui est apparu "affaibli et préoccupé", a tenu à s’alimenter convenablement et faire sa prière avant le début de l’interrogatoire. De même, a-t-on appris, il aurait tenu à ce que son "père spirituel", Mgr François Xavier Amara, soit informé de ce qui lui arrive.