mardi, février 17, 2026
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Campagne humanitaire pour les prisonniers de févri

by mboasawa
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Campagne humanitaire pour les prisonniers de février


Des défenseurs des droits humains lancent une pétition pour une amnistie ce 20 mai.
Jean Baptiste Ketchateng


Nous sommes tous croyants ! Nous n’aurions jamais dû accepter de voir Dieu sorti de la Constitution, comme cela s’est fait en 1996. Pauline Biyong qui préside la Ligue pour l’éducation de la femme et de l’enfant parlait ainsi jeudi lors du lancement à la maison Don Bosco de la Communauté salésienne, de la campagne humanitaire " Main tendue " en faveur du millier de jeunes gens interpellés en février dernier, durant l’insurrection populaire qui a secoué le grand sud du Cameroun.
Les organisateurs de cette campagne avaient en effet souscrit au programme d’une table ronde qui se tenait là sur le thème du regard que les croyants camerounais peuvent porter sur les événements de février, à la lumière des saintes écritures. Et chacun des participants s’est largement penché sur les réponses religieuses que les croyants pourraient donner au problème social que les émeutes de février ont posé. " Même quand il y a de la casse, l’on ne peut ignorer qu’il y a du bon dans les hommes et les femmes qui vivent dans ce pays ", a par exemple déclaré le prêtre Jean-Baptiste Béraud.
Mais en attendant que Dieu revienne éventuellement dans la Constitution, ou alors qu’il touche le cœur des hommes qui dirigent le Cameroun afin qu’ils ne se perdent point comme l’a souhaité Doubla Avaly, professeur d’université mais surtout fervent musulman, les centaines de jeunes interpellés en février et condamnés au cours de procès express début mars ont été recensés. Patrice Nganang, écrivain camerounais installé aux Etats-Unis où il est également enseignant, indique que des premiers soutiens financiers ont déjà été envoyés pour des cas aussi connus que Joe la Conscience, l’artiste interpellé au cours d’une grève de la faim contre la modification de la Constitution.

" Pour les autres, le millier d’anonymes qui souffrent de la faim, du manque de soins, supplie Mouafo Djontu, activiste des droits de l’homme et co-organisateur de la campagne, nous appelons les âmes de bonne volonté à faire ce qu’elles peuvent pour venir en aide aux jeunes. " La " Main tendue" comporte en fait un éventail d’aides que les bienfaiteurs pourraient apporter. Qu’il s’agisse d’un soutien moral aux prisonniers, d’un engagement à plaider auprès des autorités morales, diplomatiques ou des défenseurs des droits de l’homme, ou encore de vivres, de médicaments ou d’argent.
Mais le plus important semble être l’engagement à travers une pétition à demander la libération le 20 mai prochain, des jeunes interpellés. En écrivant à l’adresse collectifmaintendue@yahoo.fr. Cela permettra-t-il de fêter l’ "unité nationale " dans une ambiance de réconciliation ? Seules les autorités camerounaises vers lesquelles ces appels sont lancés pourront le dire. Une chose est sûre, par contre, selon Doubla Avaly. C’est que février constituait un avertissement. " C’est un signal ! " dira-t-il en soulignant que le " Cameroun est comme un réacteur chimique prêt à exploser si on ne met pas un terme à la corruption, au chômage des jeunes notamment, au détournement des deniers publics, à la pauvreté endémique. "

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Des défenseurs des droits humains lancent une pétition pour une amnistie ce 20 mai.
Jean Baptiste Ketchateng


Nous sommes tous croyants ! Nous n’aurions jamais dû accepter de voir Dieu sorti de la Constitution, comme cela s’est fait en 1996. Pauline Biyong qui préside la Ligue pour l’éducation de la femme et de l’enfant parlait ainsi jeudi lors du lancement à la maison Don Bosco de la Communauté salésienne, de la campagne humanitaire " Main tendue " en faveur du millier de jeunes gens interpellés en février dernier, durant l’insurrection populaire qui a secoué le grand sud du Cameroun.
Les organisateurs de cette campagne avaient en effet souscrit au programme d’une table ronde qui se tenait là sur le thème du regard que les croyants camerounais peuvent porter sur les événements de février, à la lumière des saintes écritures. Et chacun des participants s’est largement penché sur les réponses religieuses que les croyants pourraient donner au problème social que les émeutes de février ont posé. " Même quand il y a de la casse, l’on ne peut ignorer qu’il y a du bon dans les hommes et les femmes qui vivent dans ce pays ", a par exemple déclaré le prêtre Jean-Baptiste Béraud.
Mais en attendant que Dieu revienne éventuellement dans la Constitution, ou alors qu’il touche le cœur des hommes qui dirigent le Cameroun afin qu’ils ne se perdent point comme l’a souhaité Doubla Avaly, professeur d’université mais surtout fervent musulman, les centaines de jeunes interpellés en février et condamnés au cours de procès express début mars ont été recensés. Patrice Nganang, écrivain camerounais installé aux Etats-Unis où il est également enseignant, indique que des premiers soutiens financiers ont déjà été envoyés pour des cas aussi connus que Joe la Conscience, l’artiste interpellé au cours d’une grève de la faim contre la modification de la Constitution.

" Pour les autres, le millier d’anonymes qui souffrent de la faim, du manque de soins, supplie Mouafo Djontu, activiste des droits de l’homme et co-organisateur de la campagne, nous appelons les âmes de bonne volonté à faire ce qu’elles peuvent pour venir en aide aux jeunes. " La " Main tendue" comporte en fait un éventail d’aides que les bienfaiteurs pourraient apporter. Qu’il s’agisse d’un soutien moral aux prisonniers, d’un engagement à plaider auprès des autorités morales, diplomatiques ou des défenseurs des droits de l’homme, ou encore de vivres, de médicaments ou d’argent.
Mais le plus important semble être l’engagement à travers une pétition à demander la libération le 20 mai prochain, des jeunes interpellés. En écrivant à l’adresse collectifmaintendue@yahoo.fr. Cela permettra-t-il de fêter l’ "unité nationale " dans une ambiance de réconciliation ? Seules les autorités camerounaises vers lesquelles ces appels sont lancés pourront le dire. Une chose est sûre, par contre, selon Doubla Avaly. C’est que février constituait un avertissement. " C’est un signal ! " dira-t-il en soulignant que le " Cameroun est comme un réacteur chimique prêt à exploser si on ne met pas un terme à la corruption, au chômage des jeunes notamment, au détournement des deniers publics, à la pauvreté endémique. "

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Nous sommes tous croyants ! Nous n’aurions jamais dû accepter de voir Dieu sorti de la Constitution, comme cela s’est fait en 1996. Pauline Biyong qui préside la Ligue pour l’éducation de la femme et de l’enfant parlait ainsi jeudi lors du lancement à la maison Don Bosco de la Communauté salésienne, de la campagne humanitaire " Main tendue " en faveur du millier de jeunes gens interpellés en février dernier, durant l’insurrection populaire qui a secoué le grand sud du Cameroun.
Les organisateurs de cette campagne avaient en effet souscrit au programme d’une table ronde qui se tenait là sur le thème du regard que les croyants camerounais peuvent porter sur les événements de février, à la lumière des saintes écritures. Et chacun des participants s’est largement penché sur les réponses religieuses que les croyants pourraient donner au problème social que les émeutes de février ont posé. " Même quand il y a de la casse, l’on ne peut ignorer qu’il y a du bon dans les hommes et les femmes qui vivent dans ce pays ", a par exemple déclaré le prêtre Jean-Baptiste Béraud.
Mais en attendant que Dieu revienne éventuellement dans la Constitution, ou alors qu’il touche le cœur des hommes qui dirigent le Cameroun afin qu’ils ne se perdent point comme l’a souhaité Doubla Avaly, professeur d’université mais surtout fervent musulman, les centaines de jeunes interpellés en février et condamnés au cours de procès express début mars ont été recensés. Patrice Nganang, écrivain camerounais installé aux Etats-Unis où il est également enseignant, indique que des premiers soutiens financiers ont déjà été envoyés pour des cas aussi connus que Joe la Conscience, l’artiste interpellé au cours d’une grève de la faim contre la modification de la Constitution.

" Pour les autres, le millier d’anonymes qui souffrent de la faim, du manque de soins, supplie Mouafo Djontu, activiste des droits de l’homme et co-organisateur de la campagne, nous appelons les âmes de bonne volonté à faire ce qu’elles peuvent pour venir en aide aux jeunes. " La " Main tendue" comporte en fait un éventail d’aides que les bienfaiteurs pourraient apporter. Qu’il s’agisse d’un soutien moral aux prisonniers, d’un engagement à plaider auprès des autorités morales, diplomatiques ou des défenseurs des droits de l’homme, ou encore de vivres, de médicaments ou d’argent.
Mais le plus important semble être l’engagement à travers une pétition à demander la libération le 20 mai prochain, des jeunes interpellés. En écrivant à l’adresse collectifmaintendue@yahoo.fr. Cela permettra-t-il de fêter l’ "unité nationale " dans une ambiance de réconciliation ? Seules les autorités camerounaises vers lesquelles ces appels sont lancés pourront le dire. Une chose est sûre, par contre, selon Doubla Avaly. C’est que février constituait un avertissement. " C’est un signal ! " dira-t-il en soulignant que le " Cameroun est comme un réacteur chimique prêt à exploser si on ne met pas un terme à la corruption, au chômage des jeunes notamment, au détournement des deniers publics, à la pauvreté endémique. "

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Jean Baptiste Ketchateng


Nous sommes tous croyants ! Nous n’aurions jamais dû accepter de voir Dieu sorti de la Constitution, comme cela s’est fait en 1996. Pauline Biyong qui préside la Ligue pour l’éducation de la femme et de l’enfant parlait ainsi jeudi lors du lancement à la maison Don Bosco de la Communauté salésienne, de la campagne humanitaire " Main tendue " en faveur du millier de jeunes gens interpellés en février dernier, durant l’insurrection populaire qui a secoué le grand sud du Cameroun.
Les organisateurs de cette campagne avaient en effet souscrit au programme d’une table ronde qui se tenait là sur le thème du regard que les croyants camerounais peuvent porter sur les événements de février, à la lumière des saintes écritures. Et chacun des participants s’est largement penché sur les réponses religieuses que les croyants pourraient donner au problème social que les émeutes de février ont posé. " Même quand il y a de la casse, l’on ne peut ignorer qu’il y a du bon dans les hommes et les femmes qui vivent dans ce pays ", a par exemple déclaré le prêtre Jean-Baptiste Béraud.
Mais en attendant que Dieu revienne éventuellement dans la Constitution, ou alors qu’il touche le cœur des hommes qui dirigent le Cameroun afin qu’ils ne se perdent point comme l’a souhaité Doubla Avaly, professeur d’université mais surtout fervent musulman, les centaines de jeunes interpellés en février et condamnés au cours de procès express début mars ont été recensés. Patrice Nganang, écrivain camerounais installé aux Etats-Unis où il est également enseignant, indique que des premiers soutiens financiers ont déjà été envoyés pour des cas aussi connus que Joe la Conscience, l’artiste interpellé au cours d’une grève de la faim contre la modification de la Constitution.

" Pour les autres, le millier d’anonymes qui souffrent de la faim, du manque de soins, supplie Mouafo Djontu, activiste des droits de l’homme et co-organisateur de la campagne, nous appelons les âmes de bonne volonté à faire ce qu’elles peuvent pour venir en aide aux jeunes. " La " Main tendue" comporte en fait un éventail d’aides que les bienfaiteurs pourraient apporter. Qu’il s’agisse d’un soutien moral aux prisonniers, d’un engagement à plaider auprès des autorités morales, diplomatiques ou des défenseurs des droits de l’homme, ou encore de vivres, de médicaments ou d’argent.
Mais le plus important semble être l’engagement à travers une pétition à demander la libération le 20 mai prochain, des jeunes interpellés. En écrivant à l’adresse collectifmaintendue@yahoo.fr. Cela permettra-t-il de fêter l’ "unité nationale " dans une ambiance de réconciliation ? Seules les autorités camerounaises vers lesquelles ces appels sont lancés pourront le dire. Une chose est sûre, par contre, selon Doubla Avaly. C’est que février constituait un avertissement. " C’est un signal ! " dira-t-il en soulignant que le " Cameroun est comme un réacteur chimique prêt à exploser si on ne met pas un terme à la corruption, au chômage des jeunes notamment, au détournement des deniers publics, à la pauvreté endémique. "

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Censure : Longuè Longuè interdit à la Crtv

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Il est reproché à l’artiste de s’être attaqué à la modification de la Constitution.
Sainclair Mezing, – Dans la note de service n° 2 portant "interdiction de diffusion d’un titre musical ", datée du 31 janvier 2008 et signée de Célestin Boten, directeur des programmes radio au poste national de la Crtv, la chanson "50 ans au pouvoir " de l’artiste Longuè Longuè est interdite d’antenne. Cette note de service, bien que n’ayant pas fait l’objet d’une large diffusion sur l’ensemble du réseau de la Cameroon Radio Television, a été affichée dans le hall de la " maison de la radio " à Yaoundé, sur un babillard situé entre les studios 105 d’enregistrement de Yaoundé Fm 94 et de la radio assisté par ordinateur.

Même si la plupart des responsables de l’office ne veulent pas se prononcer sur la question, certaines sources ont bien voulu apporter quelques éclairages. Selon certains cadres de la Crtv, cette mesure intervient au lendemain de la suspension d’antenne de Billy George Karson, animateur au poste national de la Crtv, qui a "osé" diffusé dans son émission "Wake up show" la chanson "50 ans au pouvoir" de Longuè Longuè au moment où déferlaient les appels à la modification de la Constitution adressés au président de la République Paul Biya par les militants de son parti. Une suspension qui semble avoir contraint l’infortuné à ne plus fréquenter son lieu de service d’autant plus que certains de ses collègues affirment ne l’avoir plus jamais revu au bureau.

Dans cette chanson à "problème", l’artiste souligne que la "modification de la Constitution est une maladie des chefs d’Etat africains". Titre dans lequel Longuè Longuè fait remarquer que "le Cameroun n’est pas le Togo, le Tchad " où l’on a déjà procédé à une telle manœuvre pour permettre au président de rester aussi longtemps que possible au pouvoir. Avant d’ajouter : "essayez et vous verrez" pour ce qui est du cas du Cameroun. "La diffusion de cette chanson, poursuit une autre source, a provoqué par la suite un tollé général à la Crtv." "La chanson en elle-même est comme si ce gars s’adressait frontalement à Biya", ajoute sous cape un haut responsable du ministère de la Communication d’où serait parti, d’après des employés de la Crtv, l’ordre d’interdiction de cette chanson.

Au poste national de la Crtv, la note de service de Célestin Boten sonne comme un ultimatum. "Tout contrevenant s’expose à de graves sanctions", avertit le directeur des programmes de la Crtv radio. Sous silence, l’on fulmine face à ce qui apparaît aux yeux de certains comme une véritable menace à la liberté, de nature à susciter la révolte chez certains. "Autant de choses qui énervent à la Crtv. Notre maison est frileuse et les gens sont trop peureux parce qu’ils craignent de fâcher des personnalités. On ne sait pas pourquoi d’autres chaînes ne veulent pas la diffuser", entend-on dans les couloirs.

Au centre de production de la télévision à Mballa II cependant, bien qu’une telle note ne fasse pas encore l’objet d’un affichage jusqu’ici, certains responsables disent avoir reçu un ordre : "la diffusion des clips de Longuè Longuè est interdite pour l’instant."

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