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Maroua : Tribulations autour d’un campus

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Les travaux de l’Ecole normale prennent corps là où on attendait l’université promise par le chef de l’Etat.
Dieudonné Gaïbaï


En début de semaine dernière, Jean Marie Essono, directeur du Développement de l’Enseignement supérieur et président de la cellule opérationnelle de suivi de l’Ens de Maroua, a conduit au nom du ministre de l’Enseignement supérieur, une mission d’inspection et d’évaluation de l’avancement des travaux de construction de l’Université de Maroua. Une université dont les travaux de terrassement ont démarré le 02 mai 2008. Ce qui constituait pour les populations de Kongola-Djoulao, un véritable indicateur de la réalité de ce projet annoncé à plusieurs reprises dans les discours officiels. Ahmadou Tidjani le gouverneur de l’Extrême-Nord en a d’ailleurs parlé au cours de sa descente mercredi dernier sur le site.
Le 02 octobre 1997 en effet, dans son discours de campagne au Stade municipal de Maroua, le Président de la République annonce dans la foulée des promesses, une université de Maroua. Sept ans plus tard, rien n’avait été fait. Le 06 octobre 2004 le Chef de l’Etat brigue un nouveau mandat et déclare, toujours à la tribune du Stade Lamido Yaya Daïrou de Maroua : " compte tenu de nos bonnes relations et de la complicité qui existe entre l’Extrême-Nord et moi, je crois qu’il m’est très difficile de vous refuser quelque chose. Alors nous allons mettre en étude ce projet et je pense que l’Extrême-Nord aura son université. "

Le 10 février 2008 dans son discours à la jeunesse, Paul Biya entretient l’espoir en ces termes : "dans le courant de cette année, devrait démarrer la construction de l’Ecole Normale Supérieure de Maroua ". Même si, par rapport à sa déclaration dans les mêmes circonstances un an plus tôt, peu de choses avaient changé. Puisqu’à ses "très chers jeunes compatriotes" le 10 février 2007 le président de la République annonçait pour la nième fois, " à Maroua, conformément à l’engagement que j’avais pris, une Ecole Normale Supérieure sera créée. "
Tout au long de l’année 2007, des missions du ministère de l’Enseignement supérieur vont se succéder dans le chef lieu de la province de l’Extrême Nord, sans que rien de palpable ne suive. Des batailles entre élites pour l’implantation du site ont cours. L’ouverture de l’école est annoncée par sur le site provisoire du collège privé laïc de l’Espoir au quartier Ouro-Tchédé de Maroua, suivant une annonce du Pr. Marcelline Nnomo qui conduisait une mission à Maroua. Les sites de Zileng et de Bao-Hosséré qui présentaient pour le long terme des avantages liés à l’accessibilité du site, à la proximité des services de base (eau, électricité…) ont été jugés non adaptées pour recevoir l’Université de Maroua. Une appréciation qui n’a pas été du goût des responsables techniques en charge du dossier. On comprend bien la réserve des cadres de la délégation provinciale des domaines quand ils affirment, "nous avons fait nos propositions et le Ministre a tranché. "

Décret
Depuis le 22 octobre 2007, il ne fait plus l’ombre d’aucun doute que l’université de Maroua promise par le chef de l’Etat dans son discours de campagne sera située sur un terrain de 545 ha 04 ares 63 ca, sis au lieu dit Kongola-Djoulgouf-Kodek, dans l’arrondissement de Maroua 3ème. Le ministère de l’Enseignement supérieur a indiqué au moment de l’annonce de la création de l’Ecole normale supérieure de Maroua qu’il s’agissait d’un premier pas dans la mise sur pied du pool d’écoles à vocation professionnelle de Maroua. Comme pour dissiper les inquiétudes des élites qui s’étonnaient du fait qu’on parle d’une école où le chef de l’Etat avait promis une université. Sur le site de Kongola-kodek-Djoulgouf, une mission de topographes du Bureau d’études Geo Design est à pied d’œuvre depuis le 28 janvier 2008. Elle a pour mission d’effectuer des levées topographiques, de préciser les délimitations mais aussi les contours du plan d’implantation des bâtiments.

Par ailleurs, une commission de constat et d’évaluation présidée par Joseph Bertrand Maché, le préfet du Diamaré, mène ses activités. Elle ambitionne de constater les droits, d’évaluer les biens mis en cause et d’identifier leurs propriétaires. Cette commission qui s’est réunie en janvier dernier devra aussi expertiser les constructions, les cultures et autres mises en valeur constatées sur le site. Le chronogramme prévoit, courant 2008, entre autres le lancement des travaux en vue de la construction d’un bâtiment administratif, d’un bloc pédagogique de 800 places, d’un amphithéâtre de 500 places, d’un restaurant universitaire de 250 places, d’une cité universitaire de 400 lits et d’un bloc infirmerie, pour un montant global de près de 3,5 milliards de francs Cfa. Des travaux qui seront effectués par le groupe Somaf adjudicataire d’un marché public attribué le 27 novembre 2007. Mais à Maroua, le décret créant l’Ecole Normale supérieure de reste attendue.

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Dieudonné Gaïbaï


En début de semaine dernière, Jean Marie Essono, directeur du Développement de l’Enseignement supérieur et président de la cellule opérationnelle de suivi de l’Ens de Maroua, a conduit au nom du ministre de l’Enseignement supérieur, une mission d’inspection et d’évaluation de l’avancement des travaux de construction de l’Université de Maroua. Une université dont les travaux de terrassement ont démarré le 02 mai 2008. Ce qui constituait pour les populations de Kongola-Djoulao, un véritable indicateur de la réalité de ce projet annoncé à plusieurs reprises dans les discours officiels. Ahmadou Tidjani le gouverneur de l’Extrême-Nord en a d’ailleurs parlé au cours de sa descente mercredi dernier sur le site.
Le 02 octobre 1997 en effet, dans son discours de campagne au Stade municipal de Maroua, le Président de la République annonce dans la foulée des promesses, une université de Maroua. Sept ans plus tard, rien n’avait été fait. Le 06 octobre 2004 le Chef de l’Etat brigue un nouveau mandat et déclare, toujours à la tribune du Stade Lamido Yaya Daïrou de Maroua : " compte tenu de nos bonnes relations et de la complicité qui existe entre l’Extrême-Nord et moi, je crois qu’il m’est très difficile de vous refuser quelque chose. Alors nous allons mettre en étude ce projet et je pense que l’Extrême-Nord aura son université. "

Le 10 février 2008 dans son discours à la jeunesse, Paul Biya entretient l’espoir en ces termes : "dans le courant de cette année, devrait démarrer la construction de l’Ecole Normale Supérieure de Maroua ". Même si, par rapport à sa déclaration dans les mêmes circonstances un an plus tôt, peu de choses avaient changé. Puisqu’à ses "très chers jeunes compatriotes" le 10 février 2007 le président de la République annonçait pour la nième fois, " à Maroua, conformément à l’engagement que j’avais pris, une Ecole Normale Supérieure sera créée. "
Tout au long de l’année 2007, des missions du ministère de l’Enseignement supérieur vont se succéder dans le chef lieu de la province de l’Extrême Nord, sans que rien de palpable ne suive. Des batailles entre élites pour l’implantation du site ont cours. L’ouverture de l’école est annoncée par sur le site provisoire du collège privé laïc de l’Espoir au quartier Ouro-Tchédé de Maroua, suivant une annonce du Pr. Marcelline Nnomo qui conduisait une mission à Maroua. Les sites de Zileng et de Bao-Hosséré qui présentaient pour le long terme des avantages liés à l’accessibilité du site, à la proximité des services de base (eau, électricité…) ont été jugés non adaptées pour recevoir l’Université de Maroua. Une appréciation qui n’a pas été du goût des responsables techniques en charge du dossier. On comprend bien la réserve des cadres de la délégation provinciale des domaines quand ils affirment, "nous avons fait nos propositions et le Ministre a tranché. "

Décret
Depuis le 22 octobre 2007, il ne fait plus l’ombre d’aucun doute que l’université de Maroua promise par le chef de l’Etat dans son discours de campagne sera située sur un terrain de 545 ha 04 ares 63 ca, sis au lieu dit Kongola-Djoulgouf-Kodek, dans l’arrondissement de Maroua 3ème. Le ministère de l’Enseignement supérieur a indiqué au moment de l’annonce de la création de l’Ecole normale supérieure de Maroua qu’il s’agissait d’un premier pas dans la mise sur pied du pool d’écoles à vocation professionnelle de Maroua. Comme pour dissiper les inquiétudes des élites qui s’étonnaient du fait qu’on parle d’une école où le chef de l’Etat avait promis une université. Sur le site de Kongola-kodek-Djoulgouf, une mission de topographes du Bureau d’études Geo Design est à pied d’œuvre depuis le 28 janvier 2008. Elle a pour mission d’effectuer des levées topographiques, de préciser les délimitations mais aussi les contours du plan d’implantation des bâtiments.

Par ailleurs, une commission de constat et d’évaluation présidée par Joseph Bertrand Maché, le préfet du Diamaré, mène ses activités. Elle ambitionne de constater les droits, d’évaluer les biens mis en cause et d’identifier leurs propriétaires. Cette commission qui s’est réunie en janvier dernier devra aussi expertiser les constructions, les cultures et autres mises en valeur constatées sur le site. Le chronogramme prévoit, courant 2008, entre autres le lancement des travaux en vue de la construction d’un bâtiment administratif, d’un bloc pédagogique de 800 places, d’un amphithéâtre de 500 places, d’un restaurant universitaire de 250 places, d’une cité universitaire de 400 lits et d’un bloc infirmerie, pour un montant global de près de 3,5 milliards de francs Cfa. Des travaux qui seront effectués par le groupe Somaf adjudicataire d’un marché public attribué le 27 novembre 2007. Mais à Maroua, le décret créant l’Ecole Normale supérieure de reste attendue.

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En début de semaine dernière, Jean Marie Essono, directeur du Développement de l’Enseignement supérieur et président de la cellule opérationnelle de suivi de l’Ens de Maroua, a conduit au nom du ministre de l’Enseignement supérieur, une mission d’inspection et d’évaluation de l’avancement des travaux de construction de l’Université de Maroua. Une université dont les travaux de terrassement ont démarré le 02 mai 2008. Ce qui constituait pour les populations de Kongola-Djoulao, un véritable indicateur de la réalité de ce projet annoncé à plusieurs reprises dans les discours officiels. Ahmadou Tidjani le gouverneur de l’Extrême-Nord en a d’ailleurs parlé au cours de sa descente mercredi dernier sur le site.
Le 02 octobre 1997 en effet, dans son discours de campagne au Stade municipal de Maroua, le Président de la République annonce dans la foulée des promesses, une université de Maroua. Sept ans plus tard, rien n’avait été fait. Le 06 octobre 2004 le Chef de l’Etat brigue un nouveau mandat et déclare, toujours à la tribune du Stade Lamido Yaya Daïrou de Maroua : " compte tenu de nos bonnes relations et de la complicité qui existe entre l’Extrême-Nord et moi, je crois qu’il m’est très difficile de vous refuser quelque chose. Alors nous allons mettre en étude ce projet et je pense que l’Extrême-Nord aura son université. "

Le 10 février 2008 dans son discours à la jeunesse, Paul Biya entretient l’espoir en ces termes : "dans le courant de cette année, devrait démarrer la construction de l’Ecole Normale Supérieure de Maroua ". Même si, par rapport à sa déclaration dans les mêmes circonstances un an plus tôt, peu de choses avaient changé. Puisqu’à ses "très chers jeunes compatriotes" le 10 février 2007 le président de la République annonçait pour la nième fois, " à Maroua, conformément à l’engagement que j’avais pris, une Ecole Normale Supérieure sera créée. "
Tout au long de l’année 2007, des missions du ministère de l’Enseignement supérieur vont se succéder dans le chef lieu de la province de l’Extrême Nord, sans que rien de palpable ne suive. Des batailles entre élites pour l’implantation du site ont cours. L’ouverture de l’école est annoncée par sur le site provisoire du collège privé laïc de l’Espoir au quartier Ouro-Tchédé de Maroua, suivant une annonce du Pr. Marcelline Nnomo qui conduisait une mission à Maroua. Les sites de Zileng et de Bao-Hosséré qui présentaient pour le long terme des avantages liés à l’accessibilité du site, à la proximité des services de base (eau, électricité…) ont été jugés non adaptées pour recevoir l’Université de Maroua. Une appréciation qui n’a pas été du goût des responsables techniques en charge du dossier. On comprend bien la réserve des cadres de la délégation provinciale des domaines quand ils affirment, "nous avons fait nos propositions et le Ministre a tranché. "

Décret
Depuis le 22 octobre 2007, il ne fait plus l’ombre d’aucun doute que l’université de Maroua promise par le chef de l’Etat dans son discours de campagne sera située sur un terrain de 545 ha 04 ares 63 ca, sis au lieu dit Kongola-Djoulgouf-Kodek, dans l’arrondissement de Maroua 3ème. Le ministère de l’Enseignement supérieur a indiqué au moment de l’annonce de la création de l’Ecole normale supérieure de Maroua qu’il s’agissait d’un premier pas dans la mise sur pied du pool d’écoles à vocation professionnelle de Maroua. Comme pour dissiper les inquiétudes des élites qui s’étonnaient du fait qu’on parle d’une école où le chef de l’Etat avait promis une université. Sur le site de Kongola-kodek-Djoulgouf, une mission de topographes du Bureau d’études Geo Design est à pied d’œuvre depuis le 28 janvier 2008. Elle a pour mission d’effectuer des levées topographiques, de préciser les délimitations mais aussi les contours du plan d’implantation des bâtiments.

Par ailleurs, une commission de constat et d’évaluation présidée par Joseph Bertrand Maché, le préfet du Diamaré, mène ses activités. Elle ambitionne de constater les droits, d’évaluer les biens mis en cause et d’identifier leurs propriétaires. Cette commission qui s’est réunie en janvier dernier devra aussi expertiser les constructions, les cultures et autres mises en valeur constatées sur le site. Le chronogramme prévoit, courant 2008, entre autres le lancement des travaux en vue de la construction d’un bâtiment administratif, d’un bloc pédagogique de 800 places, d’un amphithéâtre de 500 places, d’un restaurant universitaire de 250 places, d’une cité universitaire de 400 lits et d’un bloc infirmerie, pour un montant global de près de 3,5 milliards de francs Cfa. Des travaux qui seront effectués par le groupe Somaf adjudicataire d’un marché public attribué le 27 novembre 2007. Mais à Maroua, le décret créant l’Ecole Normale supérieure de reste attendue.

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Les travaux de l’Ecole normale prennent corps là où on attendait l’université promise par le chef de l’Etat.
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En début de semaine dernière, Jean Marie Essono, directeur du Développement de l’Enseignement supérieur et président de la cellule opérationnelle de suivi de l’Ens de Maroua, a conduit au nom du ministre de l’Enseignement supérieur, une mission d’inspection et d’évaluation de l’avancement des travaux de construction de l’Université de Maroua. Une université dont les travaux de terrassement ont démarré le 02 mai 2008. Ce qui constituait pour les populations de Kongola-Djoulao, un véritable indicateur de la réalité de ce projet annoncé à plusieurs reprises dans les discours officiels. Ahmadou Tidjani le gouverneur de l’Extrême-Nord en a d’ailleurs parlé au cours de sa descente mercredi dernier sur le site.
Le 02 octobre 1997 en effet, dans son discours de campagne au Stade municipal de Maroua, le Président de la République annonce dans la foulée des promesses, une université de Maroua. Sept ans plus tard, rien n’avait été fait. Le 06 octobre 2004 le Chef de l’Etat brigue un nouveau mandat et déclare, toujours à la tribune du Stade Lamido Yaya Daïrou de Maroua : " compte tenu de nos bonnes relations et de la complicité qui existe entre l’Extrême-Nord et moi, je crois qu’il m’est très difficile de vous refuser quelque chose. Alors nous allons mettre en étude ce projet et je pense que l’Extrême-Nord aura son université. "

Le 10 février 2008 dans son discours à la jeunesse, Paul Biya entretient l’espoir en ces termes : "dans le courant de cette année, devrait démarrer la construction de l’Ecole Normale Supérieure de Maroua ". Même si, par rapport à sa déclaration dans les mêmes circonstances un an plus tôt, peu de choses avaient changé. Puisqu’à ses "très chers jeunes compatriotes" le 10 février 2007 le président de la République annonçait pour la nième fois, " à Maroua, conformément à l’engagement que j’avais pris, une Ecole Normale Supérieure sera créée. "
Tout au long de l’année 2007, des missions du ministère de l’Enseignement supérieur vont se succéder dans le chef lieu de la province de l’Extrême Nord, sans que rien de palpable ne suive. Des batailles entre élites pour l’implantation du site ont cours. L’ouverture de l’école est annoncée par sur le site provisoire du collège privé laïc de l’Espoir au quartier Ouro-Tchédé de Maroua, suivant une annonce du Pr. Marcelline Nnomo qui conduisait une mission à Maroua. Les sites de Zileng et de Bao-Hosséré qui présentaient pour le long terme des avantages liés à l’accessibilité du site, à la proximité des services de base (eau, électricité…) ont été jugés non adaptées pour recevoir l’Université de Maroua. Une appréciation qui n’a pas été du goût des responsables techniques en charge du dossier. On comprend bien la réserve des cadres de la délégation provinciale des domaines quand ils affirment, "nous avons fait nos propositions et le Ministre a tranché. "

Décret
Depuis le 22 octobre 2007, il ne fait plus l’ombre d’aucun doute que l’université de Maroua promise par le chef de l’Etat dans son discours de campagne sera située sur un terrain de 545 ha 04 ares 63 ca, sis au lieu dit Kongola-Djoulgouf-Kodek, dans l’arrondissement de Maroua 3ème. Le ministère de l’Enseignement supérieur a indiqué au moment de l’annonce de la création de l’Ecole normale supérieure de Maroua qu’il s’agissait d’un premier pas dans la mise sur pied du pool d’écoles à vocation professionnelle de Maroua. Comme pour dissiper les inquiétudes des élites qui s’étonnaient du fait qu’on parle d’une école où le chef de l’Etat avait promis une université. Sur le site de Kongola-kodek-Djoulgouf, une mission de topographes du Bureau d’études Geo Design est à pied d’œuvre depuis le 28 janvier 2008. Elle a pour mission d’effectuer des levées topographiques, de préciser les délimitations mais aussi les contours du plan d’implantation des bâtiments.

Par ailleurs, une commission de constat et d’évaluation présidée par Joseph Bertrand Maché, le préfet du Diamaré, mène ses activités. Elle ambitionne de constater les droits, d’évaluer les biens mis en cause et d’identifier leurs propriétaires. Cette commission qui s’est réunie en janvier dernier devra aussi expertiser les constructions, les cultures et autres mises en valeur constatées sur le site. Le chronogramme prévoit, courant 2008, entre autres le lancement des travaux en vue de la construction d’un bâtiment administratif, d’un bloc pédagogique de 800 places, d’un amphithéâtre de 500 places, d’un restaurant universitaire de 250 places, d’une cité universitaire de 400 lits et d’un bloc infirmerie, pour un montant global de près de 3,5 milliards de francs Cfa. Des travaux qui seront effectués par le groupe Somaf adjudicataire d’un marché public attribué le 27 novembre 2007. Mais à Maroua, le décret créant l’Ecole Normale supérieure de reste attendue.

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Jean Bosco Talla : J’enquêtais sur les châteaux de Zoétélé

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Le directeur de publication du Front explique la mésaventure à l’origine d’une plainte de Polycarpe Abah Abah contre lui.
Propos recueillis par Jean Baptiste Ketchateng –




La presse vous a annoncé interpellé à Zoétélé. Que vous est-il arrivé ?
Après la publication de la liste des 64 présumés délinquants économiques par Le Messager, La Nouvelle Expression et Le Jour, notre rédaction s’est posée la question de savoir selon quels critères les noms de personnalités étaient insérés. On s’est dit qu’il doit y avoir des indices visibles. C’est ainsi qu’en janvier nous nous sommes interrogés sur les maisons de ces personnalités qui donnent à penser : Ondo Ndong, Polycarpe Abah Abah, Gilles Roger Belinga, Rémy Ze Meka… Comme il y en avait 64, nous avons promis une suite à nos lecteurs.
Mais certaines réactions après notre article de janvier estimaient qu’en ne mentionnant pas une villa construite à 100m d’une autre à Odza[banlieue chic de Yaoundé), nous protégions quelqu’un qui nous manipulerait et qui serait d’ailleurs en train d’édifier un château à Zoétélé. Cette cité était donc un site fertile d’observation.

Que s’est-il donc passé ?
Le mardi 12 février, une dame nous a demandé de rebrousser chemin, non loin d’une barrière sur la route, parce que nous étions sur une voie privée, mais on apercevait au loin la maison de Polycarpe Abah Abah. Sur le chemin du retour, un homme nous a invité à venir dans son boukarou pour converser et nous nous sommes retrouvés, le moto-taxi et moi, au milieu d’une meute menaçante de gens qui disaient que je devais être lynché si j’étais un journaliste. Je me suis alors présenté comme un étudiant mais ils ont arraché téléphone et dictaphone avant de me ramener en ville et me remettre aux gendarmes.

Que vous ont dit les gendarmes ?
Le commandant de compagnie qui passait par là m’a d’abord reçu gentiment avant de demander mon arrestation, après une conversation au téléphone avec un interlocuteur inconnu, ainsi que celle du stagiaire qui m’attendait en ville et qui est venu me retrouver. Vers 21h45, on est venu me faire sortir. On m’a passé des menottes et bandé les yeux avant d’éteindre toutes les lumières. On m’a alors expliqué qu’on me ramenait à Bafoussam, mais vers 1h du matin, je me suis retrouvé à Douala, à la légion de gendarmerie. Les gendarmes m’ont ensuite transporté à la brigade de gendarmerie du port nord. Un capitaine a exigé que l’on m’amène ailleurs après avoir signalé mon passage. Je me retrouve donc à la gendarmerie dite de la base maritime pour un même scénario, puis on retourne à Zoétélé. Où les gendarmes me demandent comment ont-ils fait pour me laisser en vie… Pendant trois jours, je n’avais pas pu manger et je ne savais pas ce qu’on me reprochait.

Et que vous reprochait-on ?
C’est jeudi, trois jours après, que le commandant de brigade de Zoétélé m’a appris, alors que je lui signalais que je ne savais pas pourquoi j’avais été arrêté et violenté, qu’une plainte avait été déposée contre moi par Polycarpe Abah Abah pour violation de domicile et tentative de vol aggravé. J’ai alors été présenté au procureur de la République qui m’a convoqué ce jeudi.

Pourquoi vos collègues ont-ils pointé un doigt accusateur vers le ministre de la Défense Rémy Ze Meka ?
La connexion avec lui peut être appréciée avec le kidnapping vers Douala. Ça doit être la Sémil (Sécurité militaire). Sinon, je ne comprends pas pourquoi je me suis retrouvé à Douala.

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