mardi, février 17, 2026
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Euro 2008 – L’Espagne n’a plus à rougir

by mboasawa
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Quarante-quatre ans après, l’Espagne s’est offert le deuxième sacre européen de son histoire en dominant l’Allemagne (1-0) en finale. Dépassés durant la quasi-totalité de la rencontre, les Allemands n’ont jamais pu contester le titre des Espagnols, acquis grâce à un but de Fernando Torres.

EURO 2008 – FINALE

ALLEMAGNE – ESPAGNE : 0-1

But : Torres (33e)

FOOTBALL 2008 Euro 2008 Germany-Spain trophy - 0

Ce n’est plus qu’un mauvais souvenir. Croiser Michel Platini aux abords de la pelouse, un soir de juin, lors d’une finale de Championnat d’Europe, n’aura désormais plus un goût amer pour l’Espagne. Vingt-quatre ans après sa défaite face à la France (2-0) et le coup franc du désormais président de l’UEFA, la Roja n’a pas trébuché une nouvelle fois en finale du Championnat d’Europe. Les larmes de tristesse et l’erreur d’Arconada ont été effacées, dimanche soir à Vienne, par des larmes de joie et un rempart infaillible durant l’ensemble du tournoi, Iker Casillas. Héros du quart de finale face à l’Italie, remporté aux tirs au but, le portier du Real Madrid n’a pas été décisif contre l’Allemagne. Tout simplement parce qu’il n’en a eu ni le besoin, ni l’occasion. Les Espagnols ont dominé la finale, presque d’un bout à l’autre, et obtenu la récompense que leur prestation méritait. Cela n’est pas toujours le cas, encore moins lorsque l’adversaire se nomme la Mannschaft, capable de refroidir les meilleures des intentions par son mental d’acier et son réalisme glacial.

Leurs recettes du succès, les Allemands n’ont pas su les appliquer face à l’Espagne. Deux ans après l’échec en demi-finale de leur Coupe du monde, puis l’abandon d’un football presque total, ils ont constaté que leur retour en arrière n’était peut-être pas si bénéfique. D’une part, la volonté de Joachim Löw de se montrer plus prudent dans ses choix que son prédécesseur, Jürgen Klinsmann, n’a pas offert à son équipe une meilleure assise défensive. Point noir de l’Allemagne depuis le début de la compétition, la perméabilité de son arrière-garde n’a pas trouvé compensation à l’autre extrémité du terrain. Pour la première fois en six matches, les attaquants de la Mannschaft sont restés muets. Faute de vraies solutions dans le jeu. Faute, aussi, d’avoir perdu ce réalisme cinglant qui avait noyé l’étincelle turque en demi-finale (trois tirs cadrés pour trois buts).

Un seul tir cadré allemand

Les Allemands n’ont presque pas frappé au but, dimanche soir, car étouffés par la maîtrise technique de l’Espagne au milieu de terrain, sa cohésion, et sa facilité à vite se projeter vers l’avant. Mettre en danger le bloc ibère, Ballack et ses équipiers n’y ont parvenus qu’à de rares moments. Ils ont pris en main le premier quart d’heure de la partie, sans trouver de position de frappe, que ce soit Klose après une interception dans l’axe qui aurait pu changer la donne d’entrée (3e), ou sur un centre de Ballack (8e). Ce dernier, à l’aube de la dernière demi-heure, a eu au bout du pied droit la seule occasion véritable de la Mannschaft, sur une volée venue flirter avec le montant droit du but de Casillas (59e). Mais le joueur de Chelsea, pas au mieux et certainement gêné par son mollet droit, a très peu pesé sur le jeu de son équipe, ne pouvant l’exhorter à faire mieux. Il a ainsi ajouté une nouvelle finale perdue à son palmarès…

L’Espagne, elle, a su parfaitement gérer l’absence sur blessure de Villa. Prouvant son buteur fétiche, meilleur réalisateur du tournoi (4 buts), était loin de constituer le seul atout de son jeu. La deuxième période de la demi-finale contre la Russie l’avait laissé penser, le match face à l’Allemagne l’a confirmé : organisée en 4-5-1, la Roja a été capable de se montrer encore plus dangereuse. Et Torres a pu s’exprimer pleinement sur le front de l’attaque. En manque de réalisme face aux Russes, il n’a eu besoin que d’une tête sur le poteau (22e) pour ajuster la mire. Lancé en duel dans l’espace avec la défense allemande à multiples reprises, "El Nino" a signé l’unique but de la finale peu après la demi-heure de jeu, lors d’un duel parfaitement négocié avec Lehmann (1-0, 33e).

Le gardien allemand, cible des critiques face à la Turquie, a fait ce qu’il pouvait face aux vagues rouges, sortant trois parades décisives d’affilée (67e, 68e, 69e). Il a préservé l’espoir, que le manque de réussite de Senna a fait perdurer (81e). L’Espagne n’a pas creusé l’écart. Mais n’a pas vraiment tremblé, malgré ce petit soupçon de suspense qui pesait dans les ultimes instants du match, réminiscences des moments de gloire de son adversaire allemand. La Mannschaft avait battu la Turquie sur le fil au tour précédent, et s’était offert son dernier titre, lors de sa précédente finale (à l’Euro 1996), grâce à un but en or. Ce n’est plus qu’un doux souvenir.

Jean TERZIAN / Eurosport

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Quarante-quatre ans après, l’Espagne s’est offert le deuxième sacre européen de son histoire en dominant l’Allemagne (1-0) en finale. Dépassés durant la quasi-totalité de la rencontre, les Allemands n’ont jamais pu contester le titre des Espagnols, acquis grâce à un but de Fernando Torres.

EURO 2008 – FINALE

ALLEMAGNE – ESPAGNE : 0-1

But : Torres (33e)

FOOTBALL 2008 Euro 2008 Germany-Spain trophy - 0

Ce n’est plus qu’un mauvais souvenir. Croiser Michel Platini aux abords de la pelouse, un soir de juin, lors d’une finale de Championnat d’Europe, n’aura désormais plus un goût amer pour l’Espagne. Vingt-quatre ans après sa défaite face à la France (2-0) et le coup franc du désormais président de l’UEFA, la Roja n’a pas trébuché une nouvelle fois en finale du Championnat d’Europe. Les larmes de tristesse et l’erreur d’Arconada ont été effacées, dimanche soir à Vienne, par des larmes de joie et un rempart infaillible durant l’ensemble du tournoi, Iker Casillas. Héros du quart de finale face à l’Italie, remporté aux tirs au but, le portier du Real Madrid n’a pas été décisif contre l’Allemagne. Tout simplement parce qu’il n’en a eu ni le besoin, ni l’occasion. Les Espagnols ont dominé la finale, presque d’un bout à l’autre, et obtenu la récompense que leur prestation méritait. Cela n’est pas toujours le cas, encore moins lorsque l’adversaire se nomme la Mannschaft, capable de refroidir les meilleures des intentions par son mental d’acier et son réalisme glacial.

Leurs recettes du succès, les Allemands n’ont pas su les appliquer face à l’Espagne. Deux ans après l’échec en demi-finale de leur Coupe du monde, puis l’abandon d’un football presque total, ils ont constaté que leur retour en arrière n’était peut-être pas si bénéfique. D’une part, la volonté de Joachim Löw de se montrer plus prudent dans ses choix que son prédécesseur, Jürgen Klinsmann, n’a pas offert à son équipe une meilleure assise défensive. Point noir de l’Allemagne depuis le début de la compétition, la perméabilité de son arrière-garde n’a pas trouvé compensation à l’autre extrémité du terrain. Pour la première fois en six matches, les attaquants de la Mannschaft sont restés muets. Faute de vraies solutions dans le jeu. Faute, aussi, d’avoir perdu ce réalisme cinglant qui avait noyé l’étincelle turque en demi-finale (trois tirs cadrés pour trois buts).

Un seul tir cadré allemand

Les Allemands n’ont presque pas frappé au but, dimanche soir, car étouffés par la maîtrise technique de l’Espagne au milieu de terrain, sa cohésion, et sa facilité à vite se projeter vers l’avant. Mettre en danger le bloc ibère, Ballack et ses équipiers n’y ont parvenus qu’à de rares moments. Ils ont pris en main le premier quart d’heure de la partie, sans trouver de position de frappe, que ce soit Klose après une interception dans l’axe qui aurait pu changer la donne d’entrée (3e), ou sur un centre de Ballack (8e). Ce dernier, à l’aube de la dernière demi-heure, a eu au bout du pied droit la seule occasion véritable de la Mannschaft, sur une volée venue flirter avec le montant droit du but de Casillas (59e). Mais le joueur de Chelsea, pas au mieux et certainement gêné par son mollet droit, a très peu pesé sur le jeu de son équipe, ne pouvant l’exhorter à faire mieux. Il a ainsi ajouté une nouvelle finale perdue à son palmarès…

L’Espagne, elle, a su parfaitement gérer l’absence sur blessure de Villa. Prouvant son buteur fétiche, meilleur réalisateur du tournoi (4 buts), était loin de constituer le seul atout de son jeu. La deuxième période de la demi-finale contre la Russie l’avait laissé penser, le match face à l’Allemagne l’a confirmé : organisée en 4-5-1, la Roja a été capable de se montrer encore plus dangereuse. Et Torres a pu s’exprimer pleinement sur le front de l’attaque. En manque de réalisme face aux Russes, il n’a eu besoin que d’une tête sur le poteau (22e) pour ajuster la mire. Lancé en duel dans l’espace avec la défense allemande à multiples reprises, "El Nino" a signé l’unique but de la finale peu après la demi-heure de jeu, lors d’un duel parfaitement négocié avec Lehmann (1-0, 33e).

Le gardien allemand, cible des critiques face à la Turquie, a fait ce qu’il pouvait face aux vagues rouges, sortant trois parades décisives d’affilée (67e, 68e, 69e). Il a préservé l’espoir, que le manque de réussite de Senna a fait perdurer (81e). L’Espagne n’a pas creusé l’écart. Mais n’a pas vraiment tremblé, malgré ce petit soupçon de suspense qui pesait dans les ultimes instants du match, réminiscences des moments de gloire de son adversaire allemand. La Mannschaft avait battu la Turquie sur le fil au tour précédent, et s’était offert son dernier titre, lors de sa précédente finale (à l’Euro 1996), grâce à un but en or. Ce n’est plus qu’un doux souvenir.

Jean TERZIAN / Eurosport

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EURO 2008 – FINALE

ALLEMAGNE – ESPAGNE : 0-1

But : Torres (33e)

FOOTBALL 2008 Euro 2008 Germany-Spain trophy - 0

Ce n’est plus qu’un mauvais souvenir. Croiser Michel Platini aux abords de la pelouse, un soir de juin, lors d’une finale de Championnat d’Europe, n’aura désormais plus un goût amer pour l’Espagne. Vingt-quatre ans après sa défaite face à la France (2-0) et le coup franc du désormais président de l’UEFA, la Roja n’a pas trébuché une nouvelle fois en finale du Championnat d’Europe. Les larmes de tristesse et l’erreur d’Arconada ont été effacées, dimanche soir à Vienne, par des larmes de joie et un rempart infaillible durant l’ensemble du tournoi, Iker Casillas. Héros du quart de finale face à l’Italie, remporté aux tirs au but, le portier du Real Madrid n’a pas été décisif contre l’Allemagne. Tout simplement parce qu’il n’en a eu ni le besoin, ni l’occasion. Les Espagnols ont dominé la finale, presque d’un bout à l’autre, et obtenu la récompense que leur prestation méritait. Cela n’est pas toujours le cas, encore moins lorsque l’adversaire se nomme la Mannschaft, capable de refroidir les meilleures des intentions par son mental d’acier et son réalisme glacial.

Leurs recettes du succès, les Allemands n’ont pas su les appliquer face à l’Espagne. Deux ans après l’échec en demi-finale de leur Coupe du monde, puis l’abandon d’un football presque total, ils ont constaté que leur retour en arrière n’était peut-être pas si bénéfique. D’une part, la volonté de Joachim Löw de se montrer plus prudent dans ses choix que son prédécesseur, Jürgen Klinsmann, n’a pas offert à son équipe une meilleure assise défensive. Point noir de l’Allemagne depuis le début de la compétition, la perméabilité de son arrière-garde n’a pas trouvé compensation à l’autre extrémité du terrain. Pour la première fois en six matches, les attaquants de la Mannschaft sont restés muets. Faute de vraies solutions dans le jeu. Faute, aussi, d’avoir perdu ce réalisme cinglant qui avait noyé l’étincelle turque en demi-finale (trois tirs cadrés pour trois buts).

Un seul tir cadré allemand

Les Allemands n’ont presque pas frappé au but, dimanche soir, car étouffés par la maîtrise technique de l’Espagne au milieu de terrain, sa cohésion, et sa facilité à vite se projeter vers l’avant. Mettre en danger le bloc ibère, Ballack et ses équipiers n’y ont parvenus qu’à de rares moments. Ils ont pris en main le premier quart d’heure de la partie, sans trouver de position de frappe, que ce soit Klose après une interception dans l’axe qui aurait pu changer la donne d’entrée (3e), ou sur un centre de Ballack (8e). Ce dernier, à l’aube de la dernière demi-heure, a eu au bout du pied droit la seule occasion véritable de la Mannschaft, sur une volée venue flirter avec le montant droit du but de Casillas (59e). Mais le joueur de Chelsea, pas au mieux et certainement gêné par son mollet droit, a très peu pesé sur le jeu de son équipe, ne pouvant l’exhorter à faire mieux. Il a ainsi ajouté une nouvelle finale perdue à son palmarès…

L’Espagne, elle, a su parfaitement gérer l’absence sur blessure de Villa. Prouvant son buteur fétiche, meilleur réalisateur du tournoi (4 buts), était loin de constituer le seul atout de son jeu. La deuxième période de la demi-finale contre la Russie l’avait laissé penser, le match face à l’Allemagne l’a confirmé : organisée en 4-5-1, la Roja a été capable de se montrer encore plus dangereuse. Et Torres a pu s’exprimer pleinement sur le front de l’attaque. En manque de réalisme face aux Russes, il n’a eu besoin que d’une tête sur le poteau (22e) pour ajuster la mire. Lancé en duel dans l’espace avec la défense allemande à multiples reprises, "El Nino" a signé l’unique but de la finale peu après la demi-heure de jeu, lors d’un duel parfaitement négocié avec Lehmann (1-0, 33e).

Le gardien allemand, cible des critiques face à la Turquie, a fait ce qu’il pouvait face aux vagues rouges, sortant trois parades décisives d’affilée (67e, 68e, 69e). Il a préservé l’espoir, que le manque de réussite de Senna a fait perdurer (81e). L’Espagne n’a pas creusé l’écart. Mais n’a pas vraiment tremblé, malgré ce petit soupçon de suspense qui pesait dans les ultimes instants du match, réminiscences des moments de gloire de son adversaire allemand. La Mannschaft avait battu la Turquie sur le fil au tour précédent, et s’était offert son dernier titre, lors de sa précédente finale (à l’Euro 1996), grâce à un but en or. Ce n’est plus qu’un doux souvenir.

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EURO 2008 – FINALE

ALLEMAGNE – ESPAGNE : 0-1

But : Torres (33e)

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Ce n’est plus qu’un mauvais souvenir. Croiser Michel Platini aux abords de la pelouse, un soir de juin, lors d’une finale de Championnat d’Europe, n’aura désormais plus un goût amer pour l’Espagne. Vingt-quatre ans après sa défaite face à la France (2-0) et le coup franc du désormais président de l’UEFA, la Roja n’a pas trébuché une nouvelle fois en finale du Championnat d’Europe. Les larmes de tristesse et l’erreur d’Arconada ont été effacées, dimanche soir à Vienne, par des larmes de joie et un rempart infaillible durant l’ensemble du tournoi, Iker Casillas. Héros du quart de finale face à l’Italie, remporté aux tirs au but, le portier du Real Madrid n’a pas été décisif contre l’Allemagne. Tout simplement parce qu’il n’en a eu ni le besoin, ni l’occasion. Les Espagnols ont dominé la finale, presque d’un bout à l’autre, et obtenu la récompense que leur prestation méritait. Cela n’est pas toujours le cas, encore moins lorsque l’adversaire se nomme la Mannschaft, capable de refroidir les meilleures des intentions par son mental d’acier et son réalisme glacial.

Leurs recettes du succès, les Allemands n’ont pas su les appliquer face à l’Espagne. Deux ans après l’échec en demi-finale de leur Coupe du monde, puis l’abandon d’un football presque total, ils ont constaté que leur retour en arrière n’était peut-être pas si bénéfique. D’une part, la volonté de Joachim Löw de se montrer plus prudent dans ses choix que son prédécesseur, Jürgen Klinsmann, n’a pas offert à son équipe une meilleure assise défensive. Point noir de l’Allemagne depuis le début de la compétition, la perméabilité de son arrière-garde n’a pas trouvé compensation à l’autre extrémité du terrain. Pour la première fois en six matches, les attaquants de la Mannschaft sont restés muets. Faute de vraies solutions dans le jeu. Faute, aussi, d’avoir perdu ce réalisme cinglant qui avait noyé l’étincelle turque en demi-finale (trois tirs cadrés pour trois buts).

Un seul tir cadré allemand

Les Allemands n’ont presque pas frappé au but, dimanche soir, car étouffés par la maîtrise technique de l’Espagne au milieu de terrain, sa cohésion, et sa facilité à vite se projeter vers l’avant. Mettre en danger le bloc ibère, Ballack et ses équipiers n’y ont parvenus qu’à de rares moments. Ils ont pris en main le premier quart d’heure de la partie, sans trouver de position de frappe, que ce soit Klose après une interception dans l’axe qui aurait pu changer la donne d’entrée (3e), ou sur un centre de Ballack (8e). Ce dernier, à l’aube de la dernière demi-heure, a eu au bout du pied droit la seule occasion véritable de la Mannschaft, sur une volée venue flirter avec le montant droit du but de Casillas (59e). Mais le joueur de Chelsea, pas au mieux et certainement gêné par son mollet droit, a très peu pesé sur le jeu de son équipe, ne pouvant l’exhorter à faire mieux. Il a ainsi ajouté une nouvelle finale perdue à son palmarès…

L’Espagne, elle, a su parfaitement gérer l’absence sur blessure de Villa. Prouvant son buteur fétiche, meilleur réalisateur du tournoi (4 buts), était loin de constituer le seul atout de son jeu. La deuxième période de la demi-finale contre la Russie l’avait laissé penser, le match face à l’Allemagne l’a confirmé : organisée en 4-5-1, la Roja a été capable de se montrer encore plus dangereuse. Et Torres a pu s’exprimer pleinement sur le front de l’attaque. En manque de réalisme face aux Russes, il n’a eu besoin que d’une tête sur le poteau (22e) pour ajuster la mire. Lancé en duel dans l’espace avec la défense allemande à multiples reprises, "El Nino" a signé l’unique but de la finale peu après la demi-heure de jeu, lors d’un duel parfaitement négocié avec Lehmann (1-0, 33e).

Le gardien allemand, cible des critiques face à la Turquie, a fait ce qu’il pouvait face aux vagues rouges, sortant trois parades décisives d’affilée (67e, 68e, 69e). Il a préservé l’espoir, que le manque de réussite de Senna a fait perdurer (81e). L’Espagne n’a pas creusé l’écart. Mais n’a pas vraiment tremblé, malgré ce petit soupçon de suspense qui pesait dans les ultimes instants du match, réminiscences des moments de gloire de son adversaire allemand. La Mannschaft avait battu la Turquie sur le fil au tour précédent, et s’était offert son dernier titre, lors de sa précédente finale (à l’Euro 1996), grâce à un but en or. Ce n’est plus qu’un doux souvenir.

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Anne-Marie Nzié, icône à Douala

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Annoncé du 5 au 8 mars, le festival « Les après-midi des traditions » sera rehaussé par la voix d’or de la musique camerounaise. –

Et revoilà le festival « Les après-midi des traditions ». La onzième édition est annoncée du 5 au 8 mars prochain à Douala. Pour le public d’initiés qui a suivi les premiers rendez-vous, « Les après-midi des traditions » ne sont pas tout à fait un festival comme les autres. Le festif va avec l’utilitaire. Et encore, le festif prend la forme du retour aux sources. Il s’agit, pour Camille Nlend, promoteur, d’organiser une fois par an « une grande rencontre célébrant danses, chants, rites, savoir-faire et traditions du Cameroun et d’Afrique, ses trésors vivants, immatériels, mais ô combien méconnus, insoupçonnés ».

Ce rendez-vous qui décline sa raison d’être vise entre autres à « promouvoir le patrimoine immatériel, transmettre l’héritage culturel à la jeunesse, créer un lien entre l’Afrique d’hier et celle d’aujourd’hui, dire non à un modèle de consommation planétaire et homogénéisé, sans mémoire. » C’est sans doute pourquoi Anne-Marie Nzié sera l’invitée de marque de cette année. Comme, en leur temps, les Were Were Liking ou Jean Bikoko Aladin. A côté de l’une des plus belles légendes de la chanson camerounaise, l’on aura, dans le volet festif, des danses traditionnelles, une élection de miss et des animations avec des groupes culturels du terroir. La deuxième partie de ce festival hors normes démarre dès le 5 mars et est consacrée au social. Au programme, la lutte contre le paludisme avec notamment, des campagnes de sensibilisation, d’hygiène et de salubrité. Il est également prévu une assistance matérielle aux enfants en difficulté.

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