Home Culture et Traditions Yaoundé : Une dizaine de maisons détruites

Yaoundé : Une dizaine de maisons détruites

by mboasawa
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Mercredi à Nlongkak des gendarmes et des huissiers sont venus rétablir le propriétaire d’un terrain querellé dans ses droits.
Eugene Calliope Shema (Stagiaire).


" Comment partent-ils alors que le travail n’est pas fini ? Revenez ! Il y a encore une maison qui doit être aussi démolie. " L’huissier de justice somme les jeunes commis à la tâche de bien achever ce pourquoi ils ont été engagés. A en juger par les débris de matériel étalés au sol, les toitures des maisons défaites, les murs affaissés par la force de quelques jeunes sous l’œil vigilant des gendarmes et l’impuissance des populations à conserver ce qui était quelques heures auparavant leur habitat, le quartier Nylon II de Nlongkak ressemblait ce mercredi 3 septembre à un vaste terrain ravagé par un engin destructeur tel un bulldozer.
Pourtant la petite ruelle en face du collège Charles Atangana qui mène dans ce quartier ne permet que le passage des piétons. " Les huissiers de justice sont arrivés le matin aux environs de dix heures accompagnés de gendarmes et de plusieurs jeunes armés de marteaux, de barres de fer et de lattes pour démolir nos maisons. Nous avons été surpris sans avoir le temps de prendre avec nous nos effets ", déclare Raïssa M., élève en classe de première au lycée de Tsinga.

La force des bras des jeunes chargés de démolir a vite eu raison de ces maisons construites pour la plupart en matériaux provisoires. Ici et là, chacun s’attèle à ramasser des effets oubliés, des planches et des tôles qui pourront servir à constituer un abri de fortune avant de trouver une nouvelle demeure. Dans une autre maison divisée en deux, le salon, les ustensiles de cuisine et autres meubles ont été entassés dans un coin qui a été épargné du fait de la borne qui fixait les limites de l’espace à démolir.
Le problème en question qui occasionne cet état de choses date de plusieurs années. Selon Zéphirin Tagne, sexagénaire et autochtone de Nylon II, Monsieur Mbepi, aujourd’hui décédé, aurait acheté un terrain à Bastos à une personne du nom d’Onambélé. Il se serait installé à l’étranger avant de revenir constater que son terrain de Bastos avait été occupé. Monsieur Onambélé lui aurait alors proposé de prendre le terrain au quartier Nylon, lequel appartenait déjà à une autre tierce personne. La famille de Monsieur Mbepi aurait alors soumis le différend à la justice pour rentrer en possession du terrain.

De source judiciaire, la procédure a été entamée depuis 1976 ; la décision définitive a été rendue le 26 mars 1981. Passés en appel le 17 juillet 1991, les différentes parties prenantes ont été entendues en 2006 à la Cour suprême qui a remis le propriétaire du terrain d’une aire de 1496 mètres carrés dans ses droits. Et un huissier de justice présent lors des démolitions confie que c’est juste une " exécution, le propriétaire du terrain fait déguerpir les occupants illégaux ". Les personnes qui reconnaissent avoir été averties de quitter les lieux et qui étaient au courant de toute la procédure pensent néanmoins qu’il y’a eu " abus d’autorité " du fait que la borne qui a été fixée par un agent du cadastre descendu sur les lieux n’a pas été respectée. " Des maisons hors de la zone ont été touchées ", regrette un ancien occupant. Au total, c’est une dizaine de familles qui se retrouvent dans la rue en attendant un dédommagement éventuel lors du procès qui se poursuit.

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Mercredi à Nlongkak des gendarmes et des huissiers sont venus rétablir le propriétaire d’un terrain querellé dans ses droits.
Eugene Calliope Shema (Stagiaire).


" Comment partent-ils alors que le travail n’est pas fini ? Revenez ! Il y a encore une maison qui doit être aussi démolie. " L’huissier de justice somme les jeunes commis à la tâche de bien achever ce pourquoi ils ont été engagés. A en juger par les débris de matériel étalés au sol, les toitures des maisons défaites, les murs affaissés par la force de quelques jeunes sous l’œil vigilant des gendarmes et l’impuissance des populations à conserver ce qui était quelques heures auparavant leur habitat, le quartier Nylon II de Nlongkak ressemblait ce mercredi 3 septembre à un vaste terrain ravagé par un engin destructeur tel un bulldozer.
Pourtant la petite ruelle en face du collège Charles Atangana qui mène dans ce quartier ne permet que le passage des piétons. " Les huissiers de justice sont arrivés le matin aux environs de dix heures accompagnés de gendarmes et de plusieurs jeunes armés de marteaux, de barres de fer et de lattes pour démolir nos maisons. Nous avons été surpris sans avoir le temps de prendre avec nous nos effets ", déclare Raïssa M., élève en classe de première au lycée de Tsinga.

La force des bras des jeunes chargés de démolir a vite eu raison de ces maisons construites pour la plupart en matériaux provisoires. Ici et là, chacun s’attèle à ramasser des effets oubliés, des planches et des tôles qui pourront servir à constituer un abri de fortune avant de trouver une nouvelle demeure. Dans une autre maison divisée en deux, le salon, les ustensiles de cuisine et autres meubles ont été entassés dans un coin qui a été épargné du fait de la borne qui fixait les limites de l’espace à démolir.
Le problème en question qui occasionne cet état de choses date de plusieurs années. Selon Zéphirin Tagne, sexagénaire et autochtone de Nylon II, Monsieur Mbepi, aujourd’hui décédé, aurait acheté un terrain à Bastos à une personne du nom d’Onambélé. Il se serait installé à l’étranger avant de revenir constater que son terrain de Bastos avait été occupé. Monsieur Onambélé lui aurait alors proposé de prendre le terrain au quartier Nylon, lequel appartenait déjà à une autre tierce personne. La famille de Monsieur Mbepi aurait alors soumis le différend à la justice pour rentrer en possession du terrain.

De source judiciaire, la procédure a été entamée depuis 1976 ; la décision définitive a été rendue le 26 mars 1981. Passés en appel le 17 juillet 1991, les différentes parties prenantes ont été entendues en 2006 à la Cour suprême qui a remis le propriétaire du terrain d’une aire de 1496 mètres carrés dans ses droits. Et un huissier de justice présent lors des démolitions confie que c’est juste une " exécution, le propriétaire du terrain fait déguerpir les occupants illégaux ". Les personnes qui reconnaissent avoir été averties de quitter les lieux et qui étaient au courant de toute la procédure pensent néanmoins qu’il y’a eu " abus d’autorité " du fait que la borne qui a été fixée par un agent du cadastre descendu sur les lieux n’a pas été respectée. " Des maisons hors de la zone ont été touchées ", regrette un ancien occupant. Au total, c’est une dizaine de familles qui se retrouvent dans la rue en attendant un dédommagement éventuel lors du procès qui se poursuit.

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Mercredi à Nlongkak des gendarmes et des huissiers sont venus rétablir le propriétaire d’un terrain querellé dans ses droits.
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" Comment partent-ils alors que le travail n’est pas fini ? Revenez ! Il y a encore une maison qui doit être aussi démolie. " L’huissier de justice somme les jeunes commis à la tâche de bien achever ce pourquoi ils ont été engagés. A en juger par les débris de matériel étalés au sol, les toitures des maisons défaites, les murs affaissés par la force de quelques jeunes sous l’œil vigilant des gendarmes et l’impuissance des populations à conserver ce qui était quelques heures auparavant leur habitat, le quartier Nylon II de Nlongkak ressemblait ce mercredi 3 septembre à un vaste terrain ravagé par un engin destructeur tel un bulldozer.
Pourtant la petite ruelle en face du collège Charles Atangana qui mène dans ce quartier ne permet que le passage des piétons. " Les huissiers de justice sont arrivés le matin aux environs de dix heures accompagnés de gendarmes et de plusieurs jeunes armés de marteaux, de barres de fer et de lattes pour démolir nos maisons. Nous avons été surpris sans avoir le temps de prendre avec nous nos effets ", déclare Raïssa M., élève en classe de première au lycée de Tsinga.

La force des bras des jeunes chargés de démolir a vite eu raison de ces maisons construites pour la plupart en matériaux provisoires. Ici et là, chacun s’attèle à ramasser des effets oubliés, des planches et des tôles qui pourront servir à constituer un abri de fortune avant de trouver une nouvelle demeure. Dans une autre maison divisée en deux, le salon, les ustensiles de cuisine et autres meubles ont été entassés dans un coin qui a été épargné du fait de la borne qui fixait les limites de l’espace à démolir.
Le problème en question qui occasionne cet état de choses date de plusieurs années. Selon Zéphirin Tagne, sexagénaire et autochtone de Nylon II, Monsieur Mbepi, aujourd’hui décédé, aurait acheté un terrain à Bastos à une personne du nom d’Onambélé. Il se serait installé à l’étranger avant de revenir constater que son terrain de Bastos avait été occupé. Monsieur Onambélé lui aurait alors proposé de prendre le terrain au quartier Nylon, lequel appartenait déjà à une autre tierce personne. La famille de Monsieur Mbepi aurait alors soumis le différend à la justice pour rentrer en possession du terrain.

De source judiciaire, la procédure a été entamée depuis 1976 ; la décision définitive a été rendue le 26 mars 1981. Passés en appel le 17 juillet 1991, les différentes parties prenantes ont été entendues en 2006 à la Cour suprême qui a remis le propriétaire du terrain d’une aire de 1496 mètres carrés dans ses droits. Et un huissier de justice présent lors des démolitions confie que c’est juste une " exécution, le propriétaire du terrain fait déguerpir les occupants illégaux ". Les personnes qui reconnaissent avoir été averties de quitter les lieux et qui étaient au courant de toute la procédure pensent néanmoins qu’il y’a eu " abus d’autorité " du fait que la borne qui a été fixée par un agent du cadastre descendu sur les lieux n’a pas été respectée. " Des maisons hors de la zone ont été touchées ", regrette un ancien occupant. Au total, c’est une dizaine de familles qui se retrouvent dans la rue en attendant un dédommagement éventuel lors du procès qui se poursuit.

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AVLINE AVA

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Sur les traces de Makéba, Evora et les autres: Avline Ava la nouvelle grande dame de la chanson –



Présentant ses voeux au public camerounais et à tous à travers le monde en intitulant le dernier titre de son album, "Bonne Année", Avline Ava revient avec  "MULATO" encore plus aguerrie, plus futée et trace définitivement son chemin dans l’univers musical. Avec son nouvel opus, on peut désormais, sans risque de se tromper et avec certitude dire que le style et le feeling Avline sont nés. La belle est décidée à compter parmi les grandes voix africaines qui, exceptées les Miriam Makéba, Césaria Evora et quelques unes encore, se font de plus en plus rares et ainsi porter très haut et loin le concept "Bikutsi according to Jazz" qui est en fait sa marque de fabrique.

Bravant le pire ennemi de l’homme, la Peur [ le 7 ième titre de l’album ], comme elle l’affirme , ne suivant avec raison que la voix/voie de sa passion, Avline a tout plaqué pour céder aux sirènes de la musique comme bien avant elle, son talentueux grand frère Jaylou Ava. Ce faisant, elle mettait en pratique ses propres conseils qu’elle distille humblement dans les 5 & 9 ième titres de l’album. Car cette charmante dame appartient a cette catégorie d’individus qui ne s’invente pas des excuses pour justifier un échec ou une inaction. Elle n’est donc pas une "Excusator" comme le commun des individus. En mélomanes avertis et professionnels, nous ne pouvons que nous réjouir de  ce choix.

MULATO est un album qui flirte avec la perfection musicale et rappelle que l’on peut encore avoir des exigences musicales de qualité en lieu et place des albums "fast-food" qui inondent de plus en plus le marché à la quête d’une notoriété montée de toute pièce. La pléiade d’artistes de qualité dont l’excellent Mario Canonge qui accompagnent Avline dans cette aventure a été, de main de maître, dirigée par un étincelant Noël Ekwabi qui, comme jamais on ne l’a vu, est dans la plénitude de ses moyens. On a plus qu’une seule envie lorsqu’on écoute l’album, de ne jamais s’arrêter de le savourer. MULATO est tout simplement un régal musical.

Après un premier album "Amour sublime" qui était un hommage et aussi une promesse faite à son père de lui consacrer ce travail entièrement "spirituel" qui est concentrée dans le disque, Avline décide avec MULATO de rester dans le sillage de ces auteurs qui nous livrent des textes d’une profondeur certaine, des textes qui nous interpellent, le tout agrémenté par des sonorités envoutantes les unes comme les autres. Même si le titre de l’album indique le métissage, il n’est pas moins vrai que "MULATO" est ce carrefour où, différentes sonorités se croisent le tout conduit par le fil du bikutsi. Ce n’est pas pour rien que, lorsqu’on lui pose la question, Avline nous dit : " j’accorde mes origines à celles du monde". En somme l’album "MULATO " exprime bien qui est Avline Ava: une personne ouverte au monde, une humaniste.

Sa formation en communication favorisant des voyages  à travers le monde et le travail avec les grands tels Michael Jackson, Manu Dibango et aussi Jaylou Ava, Avline a tenu dans son opus à faire ressortir ces multiples expériences engrangées ci et là et à montrer que le monde n’atteint sa splendeur que s’il est résolument MULATO.

Nous ne saurons réellement apprécier le nouvel album de Avline Ava, si on ne souligne pas l’excellent et énorme travail abattu par son compagnon des bons et mauvais jours, Noël Ekwabi qui, passant de son instrument de prédilection, a démontré tout son savoir faire, en matière de réalisation et de gestion d’hommes tout en s’exerçant avec le même brio à tous les  instruments le tout avec une voix comme peu d’instrumentistes en possèdent, pour porter encore plus haut le message de MULATO.

Nous ne saurons que trop conseiller cet excellent album et lui souhaiter le destin qui est le sien: véhiculer le message d’espoir et d’amour à travers les Hommes et être écouté par le plus grand nombre.

Ecoutez : LA PEUR


Ecoutez : EXCUSATOR

Voir le site internet de Avline AVA

Posté par MBOA

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