mardi, février 17, 2026
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Yaoundé : Quatre blessés dans des casses

by mboasawa
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La démolition d’un immeuble, hier à Jean Vespa, a fait des accidentés dont le petit-fils de la propriétaire des lieux.
Patricia Ngo Ngouem


Une heure. C’est le temps qu’ont duré les fouilles effectuées par les trois équipes de sapeurs-pompiers hier jeudi 4 septembre au lieu dit Jean Vespa à Yaoundé, après la destruction à coups de machettes et de marteaux, de la façade droite d’un immeuble blanc à deux étages par des agents de la Communauté urbaine de Yaoundé (Cuy). Une démolition qui, selon les témoignages recueillis sur les lieux, a fait quatre blessés parmi lesquels Derrick, le petit fils de la propriétaire dudit immeuble. C’est d’une voix enrouée par les pleurs que Georgette, la sœur aînée de Derrick, avoue que son frère a été conduit aux urgences de l’Hôpital central où il doit passer une radio à cause de sa blessure à la tête. Les autres victimes n’ont pu être formellement identifiées, même si certaines personnes affirment qu’il s’agirait des agents de la Cuy.

"J’étais sur le toit avec mon cousin Derrick et trois amis en train de démonter la toiture pendant que les gens de la Cuy cassaient en bas. Lorsqu’on a vu comment la maison se penchait d’un côté, mes amis et moi avions fui. Derrick, qui se trouvait sur le poteau qui venait d’être coupé, a glissé et est tombé au sol", raconte Borice, à peine remis de sa frayeur. "Il avait la tête complètement ensanglantée et c’est à peine si on pouvait le reconnaître", ajoute Bosco Tchiofoue, un témoin ayant vécu la scène, montrant du doigt les gouttes de sang sur la chaussée. Craignant que des personnes soient coincées sous les décombres, les populations n’ont pas hésité à appeler les sapeurs-pompiers ainsi que le commissariat du huitième arrondissement qui, une fois sur place, a aussitôt mis en place un cordon de sécurité délimitant le périmètre des décombres, surtout que la dalle de la partie démolie menaçait de tomber à tout moment.

C’est donc armés de pelles et de marteaux que les sapeurs-pompiers venus des casernes du centre-ville, de Mimboman et d’Etoudi se sont attelés à déblayer le site. Un travail de longue haleine effectué sous le regard de près de cent badauds, curieux de connaître la fin de l’histoire. "Nous avons entrepris des fouilles pour nous rassurer que personne n’a été ensevelie. Après une heure, nous n’avons rien trouvé, raison pour laquelle nous avons décidé d’arrêter", a déclaré le chef d’une des unités d’intervention. "Je n’ai reçu aucune convocation m’avertissant qu’ils allaient venir casser. C’est aujourd’hui qu’ils sont venus mettre la croix. Je me suis même rendue le matin à la Cuy mais personne ne m’a reçue.

Quand je suis rentrée, j’ai trouvé la maison détruite et mon petit-fils à l’hôpital", s’est lamenté Françoise Ondoa, léchant le sol pour témoigner de la véracité de ces dires. Des dires qui ne concordent pas avec ceux de certains témoins qui déclarent que le bâtiment a été marqué de la mention "A détruire" deux jours auparavant. Si cette femme semble plus affectée par la démolition de sa résidence, pour sa petite fille Aurélie, 12 ans, "ce qui fait le plus mal, c’est que les gens de la Cuy ont pris la fuite sans se préoccuper de Derrick qui était couché au sol. Ce sont deux jeunes du quartier qui l’ont retiré de sous la dalle et l’ont amené à l’hôpital", dit-elle d’un ton rageur, les larmes aux yeux.

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La démolition d’un immeuble, hier à Jean Vespa, a fait des accidentés dont le petit-fils de la propriétaire des lieux.
Patricia Ngo Ngouem


Une heure. C’est le temps qu’ont duré les fouilles effectuées par les trois équipes de sapeurs-pompiers hier jeudi 4 septembre au lieu dit Jean Vespa à Yaoundé, après la destruction à coups de machettes et de marteaux, de la façade droite d’un immeuble blanc à deux étages par des agents de la Communauté urbaine de Yaoundé (Cuy). Une démolition qui, selon les témoignages recueillis sur les lieux, a fait quatre blessés parmi lesquels Derrick, le petit fils de la propriétaire dudit immeuble. C’est d’une voix enrouée par les pleurs que Georgette, la sœur aînée de Derrick, avoue que son frère a été conduit aux urgences de l’Hôpital central où il doit passer une radio à cause de sa blessure à la tête. Les autres victimes n’ont pu être formellement identifiées, même si certaines personnes affirment qu’il s’agirait des agents de la Cuy.

"J’étais sur le toit avec mon cousin Derrick et trois amis en train de démonter la toiture pendant que les gens de la Cuy cassaient en bas. Lorsqu’on a vu comment la maison se penchait d’un côté, mes amis et moi avions fui. Derrick, qui se trouvait sur le poteau qui venait d’être coupé, a glissé et est tombé au sol", raconte Borice, à peine remis de sa frayeur. "Il avait la tête complètement ensanglantée et c’est à peine si on pouvait le reconnaître", ajoute Bosco Tchiofoue, un témoin ayant vécu la scène, montrant du doigt les gouttes de sang sur la chaussée. Craignant que des personnes soient coincées sous les décombres, les populations n’ont pas hésité à appeler les sapeurs-pompiers ainsi que le commissariat du huitième arrondissement qui, une fois sur place, a aussitôt mis en place un cordon de sécurité délimitant le périmètre des décombres, surtout que la dalle de la partie démolie menaçait de tomber à tout moment.

C’est donc armés de pelles et de marteaux que les sapeurs-pompiers venus des casernes du centre-ville, de Mimboman et d’Etoudi se sont attelés à déblayer le site. Un travail de longue haleine effectué sous le regard de près de cent badauds, curieux de connaître la fin de l’histoire. "Nous avons entrepris des fouilles pour nous rassurer que personne n’a été ensevelie. Après une heure, nous n’avons rien trouvé, raison pour laquelle nous avons décidé d’arrêter", a déclaré le chef d’une des unités d’intervention. "Je n’ai reçu aucune convocation m’avertissant qu’ils allaient venir casser. C’est aujourd’hui qu’ils sont venus mettre la croix. Je me suis même rendue le matin à la Cuy mais personne ne m’a reçue.

Quand je suis rentrée, j’ai trouvé la maison détruite et mon petit-fils à l’hôpital", s’est lamenté Françoise Ondoa, léchant le sol pour témoigner de la véracité de ces dires. Des dires qui ne concordent pas avec ceux de certains témoins qui déclarent que le bâtiment a été marqué de la mention "A détruire" deux jours auparavant. Si cette femme semble plus affectée par la démolition de sa résidence, pour sa petite fille Aurélie, 12 ans, "ce qui fait le plus mal, c’est que les gens de la Cuy ont pris la fuite sans se préoccuper de Derrick qui était couché au sol. Ce sont deux jeunes du quartier qui l’ont retiré de sous la dalle et l’ont amené à l’hôpital", dit-elle d’un ton rageur, les larmes aux yeux.

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Une heure. C’est le temps qu’ont duré les fouilles effectuées par les trois équipes de sapeurs-pompiers hier jeudi 4 septembre au lieu dit Jean Vespa à Yaoundé, après la destruction à coups de machettes et de marteaux, de la façade droite d’un immeuble blanc à deux étages par des agents de la Communauté urbaine de Yaoundé (Cuy). Une démolition qui, selon les témoignages recueillis sur les lieux, a fait quatre blessés parmi lesquels Derrick, le petit fils de la propriétaire dudit immeuble. C’est d’une voix enrouée par les pleurs que Georgette, la sœur aînée de Derrick, avoue que son frère a été conduit aux urgences de l’Hôpital central où il doit passer une radio à cause de sa blessure à la tête. Les autres victimes n’ont pu être formellement identifiées, même si certaines personnes affirment qu’il s’agirait des agents de la Cuy.

"J’étais sur le toit avec mon cousin Derrick et trois amis en train de démonter la toiture pendant que les gens de la Cuy cassaient en bas. Lorsqu’on a vu comment la maison se penchait d’un côté, mes amis et moi avions fui. Derrick, qui se trouvait sur le poteau qui venait d’être coupé, a glissé et est tombé au sol", raconte Borice, à peine remis de sa frayeur. "Il avait la tête complètement ensanglantée et c’est à peine si on pouvait le reconnaître", ajoute Bosco Tchiofoue, un témoin ayant vécu la scène, montrant du doigt les gouttes de sang sur la chaussée. Craignant que des personnes soient coincées sous les décombres, les populations n’ont pas hésité à appeler les sapeurs-pompiers ainsi que le commissariat du huitième arrondissement qui, une fois sur place, a aussitôt mis en place un cordon de sécurité délimitant le périmètre des décombres, surtout que la dalle de la partie démolie menaçait de tomber à tout moment.

C’est donc armés de pelles et de marteaux que les sapeurs-pompiers venus des casernes du centre-ville, de Mimboman et d’Etoudi se sont attelés à déblayer le site. Un travail de longue haleine effectué sous le regard de près de cent badauds, curieux de connaître la fin de l’histoire. "Nous avons entrepris des fouilles pour nous rassurer que personne n’a été ensevelie. Après une heure, nous n’avons rien trouvé, raison pour laquelle nous avons décidé d’arrêter", a déclaré le chef d’une des unités d’intervention. "Je n’ai reçu aucune convocation m’avertissant qu’ils allaient venir casser. C’est aujourd’hui qu’ils sont venus mettre la croix. Je me suis même rendue le matin à la Cuy mais personne ne m’a reçue.

Quand je suis rentrée, j’ai trouvé la maison détruite et mon petit-fils à l’hôpital", s’est lamenté Françoise Ondoa, léchant le sol pour témoigner de la véracité de ces dires. Des dires qui ne concordent pas avec ceux de certains témoins qui déclarent que le bâtiment a été marqué de la mention "A détruire" deux jours auparavant. Si cette femme semble plus affectée par la démolition de sa résidence, pour sa petite fille Aurélie, 12 ans, "ce qui fait le plus mal, c’est que les gens de la Cuy ont pris la fuite sans se préoccuper de Derrick qui était couché au sol. Ce sont deux jeunes du quartier qui l’ont retiré de sous la dalle et l’ont amené à l’hôpital", dit-elle d’un ton rageur, les larmes aux yeux.

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Une heure. C’est le temps qu’ont duré les fouilles effectuées par les trois équipes de sapeurs-pompiers hier jeudi 4 septembre au lieu dit Jean Vespa à Yaoundé, après la destruction à coups de machettes et de marteaux, de la façade droite d’un immeuble blanc à deux étages par des agents de la Communauté urbaine de Yaoundé (Cuy). Une démolition qui, selon les témoignages recueillis sur les lieux, a fait quatre blessés parmi lesquels Derrick, le petit fils de la propriétaire dudit immeuble. C’est d’une voix enrouée par les pleurs que Georgette, la sœur aînée de Derrick, avoue que son frère a été conduit aux urgences de l’Hôpital central où il doit passer une radio à cause de sa blessure à la tête. Les autres victimes n’ont pu être formellement identifiées, même si certaines personnes affirment qu’il s’agirait des agents de la Cuy.

"J’étais sur le toit avec mon cousin Derrick et trois amis en train de démonter la toiture pendant que les gens de la Cuy cassaient en bas. Lorsqu’on a vu comment la maison se penchait d’un côté, mes amis et moi avions fui. Derrick, qui se trouvait sur le poteau qui venait d’être coupé, a glissé et est tombé au sol", raconte Borice, à peine remis de sa frayeur. "Il avait la tête complètement ensanglantée et c’est à peine si on pouvait le reconnaître", ajoute Bosco Tchiofoue, un témoin ayant vécu la scène, montrant du doigt les gouttes de sang sur la chaussée. Craignant que des personnes soient coincées sous les décombres, les populations n’ont pas hésité à appeler les sapeurs-pompiers ainsi que le commissariat du huitième arrondissement qui, une fois sur place, a aussitôt mis en place un cordon de sécurité délimitant le périmètre des décombres, surtout que la dalle de la partie démolie menaçait de tomber à tout moment.

C’est donc armés de pelles et de marteaux que les sapeurs-pompiers venus des casernes du centre-ville, de Mimboman et d’Etoudi se sont attelés à déblayer le site. Un travail de longue haleine effectué sous le regard de près de cent badauds, curieux de connaître la fin de l’histoire. "Nous avons entrepris des fouilles pour nous rassurer que personne n’a été ensevelie. Après une heure, nous n’avons rien trouvé, raison pour laquelle nous avons décidé d’arrêter", a déclaré le chef d’une des unités d’intervention. "Je n’ai reçu aucune convocation m’avertissant qu’ils allaient venir casser. C’est aujourd’hui qu’ils sont venus mettre la croix. Je me suis même rendue le matin à la Cuy mais personne ne m’a reçue.

Quand je suis rentrée, j’ai trouvé la maison détruite et mon petit-fils à l’hôpital", s’est lamenté Françoise Ondoa, léchant le sol pour témoigner de la véracité de ces dires. Des dires qui ne concordent pas avec ceux de certains témoins qui déclarent que le bâtiment a été marqué de la mention "A détruire" deux jours auparavant. Si cette femme semble plus affectée par la démolition de sa résidence, pour sa petite fille Aurélie, 12 ans, "ce qui fait le plus mal, c’est que les gens de la Cuy ont pris la fuite sans se préoccuper de Derrick qui était couché au sol. Ce sont deux jeunes du quartier qui l’ont retiré de sous la dalle et l’ont amené à l’hôpital", dit-elle d’un ton rageur, les larmes aux yeux.

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Nouveauté : Un magazine 100% culture

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Cameroon Culture est le titre de ce nouveau et unique à ce jour- magazine entièrement dédié à la culture camerounaise.
Flora Etter Atangana (stagiaire) –




L’initiative est du groupement d’initiative commune Hear our call, qui regroupe artistes et hommes de culture, très concernés par les problématiques culturelles du pays et qui, à travers ce journal, cherchent à faire la valorisation du patrimoine culturel et touristique du Cameroun. Georges Kamsu, directeur de publication -et musicien auteur compositeur par ailleurs- souhaite par ce biais promouvoir la culture de son pays à ses yeux trop sous-estimée et encore mal connue des camerounais eux-mêmes. Selon lui, "la culture est le socle de développement d’un pays. Ce nouveau media représente pour nous une tribune pour permettre aux artistes, et à tous ceux qui ont quelque chose à apporter à la culture, de faire entendre leur voix".

Ainsi les deux premiers numéros proposent-ils des articles de réflexion sur la politique culturelle du Cameroun. Part belle est faite à la nouvelle ministre Ama Tutu Muna, dont on peut suivre les déplacements et nouvelles initiatives largement salués par l’ensemble des intervenants du magazine.
Le second numéro actuellement disponible présente un dossier spécial sur le Ghana. Sous le titre " Can 2008. Quelles leçons pour notre culture ?", il tente de comparer la politique culturelle de ce pays avec celle du Cameroun. Il met ainsi en avant le manque cruel de structures qui permettrait de développer la culture de notre pays, contrairement au Ghana beaucoup mieux doté en matière d’audiovisuel notamment. La maquette de ce magazine, faite avec les moyens du bord, devrait tendre à s’améliorer au fil des parutions. Le magazine est vendu à 1 000 Fcfa (contre 500 Fcfa pour le précédent en noir et blanc).

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