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280 taxis volés cette année à Yaoundé

by mboasawa
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De source policière, les agressions des chauffeurs de taxi deviennent courantes dans la ville.

Il y a quelques jours encore, Ernest A., chauffeur de taxi, a perdu son taxi au quartier Mvan Tropicana. Le véhicule a été dérobé par un jeune homme qui a proposé au chauffeur de payer 500 F depuis Mvog-Mbi pour se rendre à Mvan, une distance pour laquelle les passagers déboursent généralement 100 francs. A 2 h du matin, son client arrivé à destination sort du véhicule et brusquement se retrouve dans la cabine du chauffeur, non pas pour lui payer sa course, mais pour brandir au taximan un énorme poignard. Le client désormais dans le rôle de l’agresseur oblige sa victime à lui remettre les clés du véhicule, mais aussi la recette de la journée et le téléphone portable, avant de s’enfuir avec le taxi.

C’est le troisième cas de vol enregistré depuis le week-end dernier par les services des Equipes spéciales d’intervention (Esir). « Tous les jours, nous recevons au moins une plainte d’un taximan, signalant la perte de son véhicule», déclare un officier de police, ayant requis l’anonymat. « Un jour, il m’est arrivé de reconnaître le taxi de mon ami assassiné à Biyem-Assi lac et dont le corps a été retrouvé bâillonné le lendemain matin. Nous avions gravé une trace sur nos deux taxis, afin de les reconnaître», explique Aimé Ayissi, chauffeur de taxi à Yaoundé.

Les méthodes utilisées par les bandits sont de deux ordres, selon la police. Celles dites douces, pratiquées en journée et les méthodes violentes exécutées dans la nuit. Pour les formules violentes, c’est généralement seul ou au nombre de trois, que ces présumés braqueurs opèrent. Ainsi, dès 19 h, heure à laquelle les opérations débutent, une personne emprunte le taxi, sachant que ses complices sont postés à quelques mètres. Elle donne une destination, similaire à celle des autres clients pris en chemin. « C’est dans les quartiers comme Mimboman village, Ahala, Lac municipal, Mont Fébé, la route de Mfou ou celle d’Obala, que les dépouilles de certains chauffeurs ou leurs taxis sont régulièrement retrouvée », explique un officier des Esir. Les malfrats, souvent munis de poignards, d’armes à feu ou d’armes blanches, immobilisent le chauffeur, le bastonne en cas de résistance. « C’est le taxi qui est leur intérêt principal et non pas notre recette. Lorsqu’un collègue se fait agresser et qu’il résiste, il est tué par ses bourreaux, bâillonné et ligoté puis balancé dans une banlieue », déplore Alexis Fouapon, chauffeur de taxi.

Autre subterfuge, le malfrat qui opère seul et en journée, prend le taxi en course et lui propose à manger ou à boire. « Il peut l’inviter dans une boulangerie. Lorsqu’ils s’arrêtent dans un snack bar ou une boulangerie, son complice se charge d’emporter le véhicule. Ces aliments sont drogués à l’aide d’un comprimé appelé le D 10 », décrit un autre officier des Esir. Les véhicules de marque Toyota : modèle 80, 90,92 sont les plus prisés par les agresseurs qui ne manquent pas d’astuces « Les taxis arrachés dans la nuit ou en journée sont utilisés pour agresser les populations. Les taximen ne doivent pas afficher une légèreté dans leurs mœurs. Ils doivent être vigilants, voir qui monte dans leur taxi, ses attitudes, éviter les clients trop courtois », conseille un policier.

Angèle BEPEDE

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De source policière, les agressions des chauffeurs de taxi deviennent courantes dans la ville.

Il y a quelques jours encore, Ernest A., chauffeur de taxi, a perdu son taxi au quartier Mvan Tropicana. Le véhicule a été dérobé par un jeune homme qui a proposé au chauffeur de payer 500 F depuis Mvog-Mbi pour se rendre à Mvan, une distance pour laquelle les passagers déboursent généralement 100 francs. A 2 h du matin, son client arrivé à destination sort du véhicule et brusquement se retrouve dans la cabine du chauffeur, non pas pour lui payer sa course, mais pour brandir au taximan un énorme poignard. Le client désormais dans le rôle de l’agresseur oblige sa victime à lui remettre les clés du véhicule, mais aussi la recette de la journée et le téléphone portable, avant de s’enfuir avec le taxi.

C’est le troisième cas de vol enregistré depuis le week-end dernier par les services des Equipes spéciales d’intervention (Esir). « Tous les jours, nous recevons au moins une plainte d’un taximan, signalant la perte de son véhicule», déclare un officier de police, ayant requis l’anonymat. « Un jour, il m’est arrivé de reconnaître le taxi de mon ami assassiné à Biyem-Assi lac et dont le corps a été retrouvé bâillonné le lendemain matin. Nous avions gravé une trace sur nos deux taxis, afin de les reconnaître», explique Aimé Ayissi, chauffeur de taxi à Yaoundé.

Les méthodes utilisées par les bandits sont de deux ordres, selon la police. Celles dites douces, pratiquées en journée et les méthodes violentes exécutées dans la nuit. Pour les formules violentes, c’est généralement seul ou au nombre de trois, que ces présumés braqueurs opèrent. Ainsi, dès 19 h, heure à laquelle les opérations débutent, une personne emprunte le taxi, sachant que ses complices sont postés à quelques mètres. Elle donne une destination, similaire à celle des autres clients pris en chemin. « C’est dans les quartiers comme Mimboman village, Ahala, Lac municipal, Mont Fébé, la route de Mfou ou celle d’Obala, que les dépouilles de certains chauffeurs ou leurs taxis sont régulièrement retrouvée », explique un officier des Esir. Les malfrats, souvent munis de poignards, d’armes à feu ou d’armes blanches, immobilisent le chauffeur, le bastonne en cas de résistance. « C’est le taxi qui est leur intérêt principal et non pas notre recette. Lorsqu’un collègue se fait agresser et qu’il résiste, il est tué par ses bourreaux, bâillonné et ligoté puis balancé dans une banlieue », déplore Alexis Fouapon, chauffeur de taxi.

Autre subterfuge, le malfrat qui opère seul et en journée, prend le taxi en course et lui propose à manger ou à boire. « Il peut l’inviter dans une boulangerie. Lorsqu’ils s’arrêtent dans un snack bar ou une boulangerie, son complice se charge d’emporter le véhicule. Ces aliments sont drogués à l’aide d’un comprimé appelé le D 10 », décrit un autre officier des Esir. Les véhicules de marque Toyota : modèle 80, 90,92 sont les plus prisés par les agresseurs qui ne manquent pas d’astuces « Les taxis arrachés dans la nuit ou en journée sont utilisés pour agresser les populations. Les taximen ne doivent pas afficher une légèreté dans leurs mœurs. Ils doivent être vigilants, voir qui monte dans leur taxi, ses attitudes, éviter les clients trop courtois », conseille un policier.

Angèle BEPEDE

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De source policière, les agressions des chauffeurs de taxi deviennent courantes dans la ville.

Il y a quelques jours encore, Ernest A., chauffeur de taxi, a perdu son taxi au quartier Mvan Tropicana. Le véhicule a été dérobé par un jeune homme qui a proposé au chauffeur de payer 500 F depuis Mvog-Mbi pour se rendre à Mvan, une distance pour laquelle les passagers déboursent généralement 100 francs. A 2 h du matin, son client arrivé à destination sort du véhicule et brusquement se retrouve dans la cabine du chauffeur, non pas pour lui payer sa course, mais pour brandir au taximan un énorme poignard. Le client désormais dans le rôle de l’agresseur oblige sa victime à lui remettre les clés du véhicule, mais aussi la recette de la journée et le téléphone portable, avant de s’enfuir avec le taxi.

C’est le troisième cas de vol enregistré depuis le week-end dernier par les services des Equipes spéciales d’intervention (Esir). « Tous les jours, nous recevons au moins une plainte d’un taximan, signalant la perte de son véhicule», déclare un officier de police, ayant requis l’anonymat. « Un jour, il m’est arrivé de reconnaître le taxi de mon ami assassiné à Biyem-Assi lac et dont le corps a été retrouvé bâillonné le lendemain matin. Nous avions gravé une trace sur nos deux taxis, afin de les reconnaître», explique Aimé Ayissi, chauffeur de taxi à Yaoundé.

Les méthodes utilisées par les bandits sont de deux ordres, selon la police. Celles dites douces, pratiquées en journée et les méthodes violentes exécutées dans la nuit. Pour les formules violentes, c’est généralement seul ou au nombre de trois, que ces présumés braqueurs opèrent. Ainsi, dès 19 h, heure à laquelle les opérations débutent, une personne emprunte le taxi, sachant que ses complices sont postés à quelques mètres. Elle donne une destination, similaire à celle des autres clients pris en chemin. « C’est dans les quartiers comme Mimboman village, Ahala, Lac municipal, Mont Fébé, la route de Mfou ou celle d’Obala, que les dépouilles de certains chauffeurs ou leurs taxis sont régulièrement retrouvée », explique un officier des Esir. Les malfrats, souvent munis de poignards, d’armes à feu ou d’armes blanches, immobilisent le chauffeur, le bastonne en cas de résistance. « C’est le taxi qui est leur intérêt principal et non pas notre recette. Lorsqu’un collègue se fait agresser et qu’il résiste, il est tué par ses bourreaux, bâillonné et ligoté puis balancé dans une banlieue », déplore Alexis Fouapon, chauffeur de taxi.

Autre subterfuge, le malfrat qui opère seul et en journée, prend le taxi en course et lui propose à manger ou à boire. « Il peut l’inviter dans une boulangerie. Lorsqu’ils s’arrêtent dans un snack bar ou une boulangerie, son complice se charge d’emporter le véhicule. Ces aliments sont drogués à l’aide d’un comprimé appelé le D 10 », décrit un autre officier des Esir. Les véhicules de marque Toyota : modèle 80, 90,92 sont les plus prisés par les agresseurs qui ne manquent pas d’astuces « Les taxis arrachés dans la nuit ou en journée sont utilisés pour agresser les populations. Les taximen ne doivent pas afficher une légèreté dans leurs mœurs. Ils doivent être vigilants, voir qui monte dans leur taxi, ses attitudes, éviter les clients trop courtois », conseille un policier.

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Il y a quelques jours encore, Ernest A., chauffeur de taxi, a perdu son taxi au quartier Mvan Tropicana. Le véhicule a été dérobé par un jeune homme qui a proposé au chauffeur de payer 500 F depuis Mvog-Mbi pour se rendre à Mvan, une distance pour laquelle les passagers déboursent généralement 100 francs. A 2 h du matin, son client arrivé à destination sort du véhicule et brusquement se retrouve dans la cabine du chauffeur, non pas pour lui payer sa course, mais pour brandir au taximan un énorme poignard. Le client désormais dans le rôle de l’agresseur oblige sa victime à lui remettre les clés du véhicule, mais aussi la recette de la journée et le téléphone portable, avant de s’enfuir avec le taxi.

C’est le troisième cas de vol enregistré depuis le week-end dernier par les services des Equipes spéciales d’intervention (Esir). « Tous les jours, nous recevons au moins une plainte d’un taximan, signalant la perte de son véhicule», déclare un officier de police, ayant requis l’anonymat. « Un jour, il m’est arrivé de reconnaître le taxi de mon ami assassiné à Biyem-Assi lac et dont le corps a été retrouvé bâillonné le lendemain matin. Nous avions gravé une trace sur nos deux taxis, afin de les reconnaître», explique Aimé Ayissi, chauffeur de taxi à Yaoundé.

Les méthodes utilisées par les bandits sont de deux ordres, selon la police. Celles dites douces, pratiquées en journée et les méthodes violentes exécutées dans la nuit. Pour les formules violentes, c’est généralement seul ou au nombre de trois, que ces présumés braqueurs opèrent. Ainsi, dès 19 h, heure à laquelle les opérations débutent, une personne emprunte le taxi, sachant que ses complices sont postés à quelques mètres. Elle donne une destination, similaire à celle des autres clients pris en chemin. « C’est dans les quartiers comme Mimboman village, Ahala, Lac municipal, Mont Fébé, la route de Mfou ou celle d’Obala, que les dépouilles de certains chauffeurs ou leurs taxis sont régulièrement retrouvée », explique un officier des Esir. Les malfrats, souvent munis de poignards, d’armes à feu ou d’armes blanches, immobilisent le chauffeur, le bastonne en cas de résistance. « C’est le taxi qui est leur intérêt principal et non pas notre recette. Lorsqu’un collègue se fait agresser et qu’il résiste, il est tué par ses bourreaux, bâillonné et ligoté puis balancé dans une banlieue », déplore Alexis Fouapon, chauffeur de taxi.

Autre subterfuge, le malfrat qui opère seul et en journée, prend le taxi en course et lui propose à manger ou à boire. « Il peut l’inviter dans une boulangerie. Lorsqu’ils s’arrêtent dans un snack bar ou une boulangerie, son complice se charge d’emporter le véhicule. Ces aliments sont drogués à l’aide d’un comprimé appelé le D 10 », décrit un autre officier des Esir. Les véhicules de marque Toyota : modèle 80, 90,92 sont les plus prisés par les agresseurs qui ne manquent pas d’astuces « Les taxis arrachés dans la nuit ou en journée sont utilisés pour agresser les populations. Les taximen ne doivent pas afficher une légèreté dans leurs mœurs. Ils doivent être vigilants, voir qui monte dans leur taxi, ses attitudes, éviter les clients trop courtois », conseille un policier.

Angèle BEPEDE

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Le destin du nègre

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Nous, hommes de couleur, en ce moment précis de l’évolution historique, avons, dans notre conscience, pris possession de tout le champ de notre singularité et que nous sommes prêts à assumer sur tous les plans et dans tous les domaines les responsabilités qui découlent de cette prise de conscience.
Par Aimé Césaire* –




Singularité de notre " situation dans le monde " qui ne se confond avec nulle autre. Singularité de nos problèmes qui ne se ramènent à nul autre problème. Singularité de notre histoire coupée de terribles avatars qui n’appartiennent qu’à elle. Singularité de notre culture que nous voulons vivre de manière de plus en plus réelle.

Qu’en résulte-t-il, sinon que nos voies vers l’avenir, je dis toutes nos voies, la voie politique comme la voie culturelle, ne sont pas toutes faites ; qu’elles sont à découvrir, et que les soins de cette découverte ne regardent que nous ? C’est assez dire que nous sommes convaincus que nos questions, ou si l’on veut la question coloniale, ne peut pas être traitée comme une partie d’un ensemble plus important, une partie sur laquelle d’autres pourront transiger ou passer tel compromis qu’il leur semblera juste de passer eu égard à une situation générale qu’ils auront seuls à apprécier […]
Nous voulons que nos sociétés s’élèvent à un degré supérieur de développement, mais d’elles-mêmes, par croissance interne, par nécessité intérieure, par progrès organique, sans que rien d’extérieur vienne gauchir cette croissance, ou l’altérer ou la compromettre
Dans ces conditions on comprend que nous ne puissions donner à personne délégation pour penser pour nous ; délégation pour chercher pour nous ; que nous ne puissions désormais accepter que qui que ce soit, fût-ce le meilleur de nos amis, se porte fort pour nous. Si le but de toute politique progressiste est de rendre un jour leur liberté aux peuples colonisés, au moins faut-il que l’action quotidienne des partis progressistes n’entre pas en contradiction avec la fin recherchée et ne détruise pas tous les jours les bases mêmes, les bases organisationnelles comme les bases psychologiques de cette future liberté, lesquelles se ramènent à un seul postulat : le droit à l’initiative.

Je crois en avoir assez dit pour faire comprendre que ce n’est ni le marxisme ni le communisme que je renie, que c’est l’usage que certains ont fait du marxisme et du communisme que je réprouve. Que ce que je veux, c’est que marxisme et communisme soient mis au service des peuples noirs, et non les peuples noirs au service du marxisme et du communisme. Que la doctrine et le mouvement soient faits pour les hommes, non les hommes pour la doctrine ou pour le mouvement. Et bien entendu cela n’est pas valable pour les seuls communistes. Et si j’étais chrétien ou musulman, je dirais la même chose. Qu’aucune doctrine ne vaut que repensée par nous, que repensée pour nous, que convertie à nous. Cela a l’air d’aller de soi. Et pourtant dans les faits cela ne va pas de soi.
Et c’est ici une véritable révolution copernicienne qu’il faut imposer, tant est enracinée en Europe, et dans tous les partis, et dans tous les domaines, de l’extrême droite à l’extrême gauche, l’habitude de faire pour nous, l’habitude de disposer pour nous, l’habitude de penser pour nous, bref l’habitude de nous contester ce droit à l’initiative dont je parlais tout à l’heure et qui est, en définitive, le droit à la personnalité.
C’est sans doute là l’essentiel de l’affaire.

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