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POUR 300 Fcfa Un gendarme abat un benskineur

by mboasawa
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Pour avoir refusé de donner 300 Fcfa pour corrompre un gendarme, un conducteur de moto reçoit une balle. Et décède sur le champ. Ses collègues paralysent la ville.

On a frôlé le pire à Bafoussam samedi 04 octobre. Très tôt ce matin, Dieudonné Kongne, la trentaine approchante, se lève. Il n’a même pas le temps de faire coucou à son bébé de deux semaines. A moto, il prend la route de Famleng pour un voyage sans retour. Car autour de huit heures, il reçoit au niveau de la clavicule droite une balle tirée par un gendarme, Benjamin Bessong, maréchal de logis en service à la brigade de gendarmerie de Lafé-Baleng. Mort sur-le-champ ! « Donc tu as emprunté ma moto pour poursuivre et tuer mon frère », se serait alors exclamé le benskineur qui conduisait le pandore. Ce conducteur de moto aurait directement arraché l’arme du crime. Tout comme, il a immobilisé le pandore, soumis quelques minutes plus tard à la vindicte populaire. Correctement tabassé, le gendarme s’en est sorti avec plusieurs blessures. Il a échappé à la mort grâce à l’intervention des policiers et gendarmes postés à moins de 500 mètres de là.
Tout commence par une dispute au niveau du poste de contrôle de Famleng sur la route Bafoussam-Foumbot. Le gendarme exige que le conducteur de moto taxi lui verse une somme de 300 Fcfa comme « droit de passage ». Dieudonné Kongne ne s’exécute pas automatiquement. Il propose 200 Fcfa. Au motif qu’il vient d’entamer sa journée. Cette situation fait monter la moutarde chez le gendarme. D’autant que le conducteur de moto taxi est en surcharge. Derrière l’engin à deux roues, deux femmes munies des bagages ont en effet pris place depuis Famtchouet. Elles paraissent presque impuissantes face à la querelle entre l’homme en tenue et le transporteur. Las de supplier son bourreau, Dieudonné Kongne démarre sa moto, escalade la herse, fonce et domine en vitesse la colline qui va vers la Société de provenderie du Cameroun (Spc).
Il est rattrapé par le gendarme ayant emprunté une autre moto pour le poursuivre. « Le gendarme n’a même plus voulu négocier avec lui. Il a sorti son arme, et tiré directement. La moto s’est renversée », raconte un témoin. Les deux passagères ont été blessées, du fait de la chute brutale de la moto. Il s’agit notamment de Carine Noutong et de Chimène Moufang. Après quelques heures dans un centre de santé de la place, elles seraient déjà retournées dans leur famille.
Bouleversés par cet énième drame qui traduit la relation conflictuelle entre benskineurs et hommes en tenue dans les villes du Cameroun, ceux de Bafoussam ont bloqué presque toutes les principales artères de la ville, notamment le lieu dit Carrefour total, jusqu’aux environs de 13 heures. Leur tentative d’assiéger la légion de gendarmerie de l’Ouest a été repoussée par les gendarmes ayant fait usage du gaz lacrymogène.
Face au corridor de sécurité déployé en face du palais de Justice de Bafoussam par les responsables du groupement mobile d’intervention (Gmi) n°3, ils n’ont pas abdiqué d’un coup. Il a fallu l’appel au calme du préfet du département de la Mifi, Bernard Atébédé, et la promesse de sanction annoncée par cette autorité contre le gendarme indélicat pour diluer la détermination des conducteurs de moto. 

Par Guy Modeste DZUDIE

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Pour avoir refusé de donner 300 Fcfa pour corrompre un gendarme, un conducteur de moto reçoit une balle. Et décède sur le champ. Ses collègues paralysent la ville.

On a frôlé le pire à Bafoussam samedi 04 octobre. Très tôt ce matin, Dieudonné Kongne, la trentaine approchante, se lève. Il n’a même pas le temps de faire coucou à son bébé de deux semaines. A moto, il prend la route de Famleng pour un voyage sans retour. Car autour de huit heures, il reçoit au niveau de la clavicule droite une balle tirée par un gendarme, Benjamin Bessong, maréchal de logis en service à la brigade de gendarmerie de Lafé-Baleng. Mort sur-le-champ ! « Donc tu as emprunté ma moto pour poursuivre et tuer mon frère », se serait alors exclamé le benskineur qui conduisait le pandore. Ce conducteur de moto aurait directement arraché l’arme du crime. Tout comme, il a immobilisé le pandore, soumis quelques minutes plus tard à la vindicte populaire. Correctement tabassé, le gendarme s’en est sorti avec plusieurs blessures. Il a échappé à la mort grâce à l’intervention des policiers et gendarmes postés à moins de 500 mètres de là.
Tout commence par une dispute au niveau du poste de contrôle de Famleng sur la route Bafoussam-Foumbot. Le gendarme exige que le conducteur de moto taxi lui verse une somme de 300 Fcfa comme « droit de passage ». Dieudonné Kongne ne s’exécute pas automatiquement. Il propose 200 Fcfa. Au motif qu’il vient d’entamer sa journée. Cette situation fait monter la moutarde chez le gendarme. D’autant que le conducteur de moto taxi est en surcharge. Derrière l’engin à deux roues, deux femmes munies des bagages ont en effet pris place depuis Famtchouet. Elles paraissent presque impuissantes face à la querelle entre l’homme en tenue et le transporteur. Las de supplier son bourreau, Dieudonné Kongne démarre sa moto, escalade la herse, fonce et domine en vitesse la colline qui va vers la Société de provenderie du Cameroun (Spc).
Il est rattrapé par le gendarme ayant emprunté une autre moto pour le poursuivre. « Le gendarme n’a même plus voulu négocier avec lui. Il a sorti son arme, et tiré directement. La moto s’est renversée », raconte un témoin. Les deux passagères ont été blessées, du fait de la chute brutale de la moto. Il s’agit notamment de Carine Noutong et de Chimène Moufang. Après quelques heures dans un centre de santé de la place, elles seraient déjà retournées dans leur famille.
Bouleversés par cet énième drame qui traduit la relation conflictuelle entre benskineurs et hommes en tenue dans les villes du Cameroun, ceux de Bafoussam ont bloqué presque toutes les principales artères de la ville, notamment le lieu dit Carrefour total, jusqu’aux environs de 13 heures. Leur tentative d’assiéger la légion de gendarmerie de l’Ouest a été repoussée par les gendarmes ayant fait usage du gaz lacrymogène.
Face au corridor de sécurité déployé en face du palais de Justice de Bafoussam par les responsables du groupement mobile d’intervention (Gmi) n°3, ils n’ont pas abdiqué d’un coup. Il a fallu l’appel au calme du préfet du département de la Mifi, Bernard Atébédé, et la promesse de sanction annoncée par cette autorité contre le gendarme indélicat pour diluer la détermination des conducteurs de moto. 

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On a frôlé le pire à Bafoussam samedi 04 octobre. Très tôt ce matin, Dieudonné Kongne, la trentaine approchante, se lève. Il n’a même pas le temps de faire coucou à son bébé de deux semaines. A moto, il prend la route de Famleng pour un voyage sans retour. Car autour de huit heures, il reçoit au niveau de la clavicule droite une balle tirée par un gendarme, Benjamin Bessong, maréchal de logis en service à la brigade de gendarmerie de Lafé-Baleng. Mort sur-le-champ ! « Donc tu as emprunté ma moto pour poursuivre et tuer mon frère », se serait alors exclamé le benskineur qui conduisait le pandore. Ce conducteur de moto aurait directement arraché l’arme du crime. Tout comme, il a immobilisé le pandore, soumis quelques minutes plus tard à la vindicte populaire. Correctement tabassé, le gendarme s’en est sorti avec plusieurs blessures. Il a échappé à la mort grâce à l’intervention des policiers et gendarmes postés à moins de 500 mètres de là.
Tout commence par une dispute au niveau du poste de contrôle de Famleng sur la route Bafoussam-Foumbot. Le gendarme exige que le conducteur de moto taxi lui verse une somme de 300 Fcfa comme « droit de passage ». Dieudonné Kongne ne s’exécute pas automatiquement. Il propose 200 Fcfa. Au motif qu’il vient d’entamer sa journée. Cette situation fait monter la moutarde chez le gendarme. D’autant que le conducteur de moto taxi est en surcharge. Derrière l’engin à deux roues, deux femmes munies des bagages ont en effet pris place depuis Famtchouet. Elles paraissent presque impuissantes face à la querelle entre l’homme en tenue et le transporteur. Las de supplier son bourreau, Dieudonné Kongne démarre sa moto, escalade la herse, fonce et domine en vitesse la colline qui va vers la Société de provenderie du Cameroun (Spc).
Il est rattrapé par le gendarme ayant emprunté une autre moto pour le poursuivre. « Le gendarme n’a même plus voulu négocier avec lui. Il a sorti son arme, et tiré directement. La moto s’est renversée », raconte un témoin. Les deux passagères ont été blessées, du fait de la chute brutale de la moto. Il s’agit notamment de Carine Noutong et de Chimène Moufang. Après quelques heures dans un centre de santé de la place, elles seraient déjà retournées dans leur famille.
Bouleversés par cet énième drame qui traduit la relation conflictuelle entre benskineurs et hommes en tenue dans les villes du Cameroun, ceux de Bafoussam ont bloqué presque toutes les principales artères de la ville, notamment le lieu dit Carrefour total, jusqu’aux environs de 13 heures. Leur tentative d’assiéger la légion de gendarmerie de l’Ouest a été repoussée par les gendarmes ayant fait usage du gaz lacrymogène.
Face au corridor de sécurité déployé en face du palais de Justice de Bafoussam par les responsables du groupement mobile d’intervention (Gmi) n°3, ils n’ont pas abdiqué d’un coup. Il a fallu l’appel au calme du préfet du département de la Mifi, Bernard Atébédé, et la promesse de sanction annoncée par cette autorité contre le gendarme indélicat pour diluer la détermination des conducteurs de moto. 

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On a frôlé le pire à Bafoussam samedi 04 octobre. Très tôt ce matin, Dieudonné Kongne, la trentaine approchante, se lève. Il n’a même pas le temps de faire coucou à son bébé de deux semaines. A moto, il prend la route de Famleng pour un voyage sans retour. Car autour de huit heures, il reçoit au niveau de la clavicule droite une balle tirée par un gendarme, Benjamin Bessong, maréchal de logis en service à la brigade de gendarmerie de Lafé-Baleng. Mort sur-le-champ ! « Donc tu as emprunté ma moto pour poursuivre et tuer mon frère », se serait alors exclamé le benskineur qui conduisait le pandore. Ce conducteur de moto aurait directement arraché l’arme du crime. Tout comme, il a immobilisé le pandore, soumis quelques minutes plus tard à la vindicte populaire. Correctement tabassé, le gendarme s’en est sorti avec plusieurs blessures. Il a échappé à la mort grâce à l’intervention des policiers et gendarmes postés à moins de 500 mètres de là.
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Il est rattrapé par le gendarme ayant emprunté une autre moto pour le poursuivre. « Le gendarme n’a même plus voulu négocier avec lui. Il a sorti son arme, et tiré directement. La moto s’est renversée », raconte un témoin. Les deux passagères ont été blessées, du fait de la chute brutale de la moto. Il s’agit notamment de Carine Noutong et de Chimène Moufang. Après quelques heures dans un centre de santé de la place, elles seraient déjà retournées dans leur famille.
Bouleversés par cet énième drame qui traduit la relation conflictuelle entre benskineurs et hommes en tenue dans les villes du Cameroun, ceux de Bafoussam ont bloqué presque toutes les principales artères de la ville, notamment le lieu dit Carrefour total, jusqu’aux environs de 13 heures. Leur tentative d’assiéger la légion de gendarmerie de l’Ouest a été repoussée par les gendarmes ayant fait usage du gaz lacrymogène.
Face au corridor de sécurité déployé en face du palais de Justice de Bafoussam par les responsables du groupement mobile d’intervention (Gmi) n°3, ils n’ont pas abdiqué d’un coup. Il a fallu l’appel au calme du préfet du département de la Mifi, Bernard Atébédé, et la promesse de sanction annoncée par cette autorité contre le gendarme indélicat pour diluer la détermination des conducteurs de moto. 

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Hommage des artistes togolais à Joseph Casséus, plasticien haïtien

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Plus d’une centaine d’artistes peintres, designers, musiciens togolais ont pris part à la soirée hommage à l’artiste Joseph Casséus au Centre culturel français de Lomé, suite à son décès survenu en Haiti, à quelques jours de son retour de Lomé. –

APA – Lomé (Togo)

Projection d’images du regretté Casséus, exposition de ses œuvres réalisées au cours de Ewolé 8, pose de bougies et témoignages sur fond de musiques traditionnelles ont rythmé la soirée.

« Je considère le décès de Casséus comme une symphonie inachevée, pour avoir eu à échanger avec ce brave garçon à Togoville (ndlr : ville située à 45 km de Lomé) dans le cadre de Ewolé », se souvient le ministre de la culture, Cornelius Aïdam.

Joseph Casséus s’était rendu au Togo dans le cadre du volet « transcultural » du festival Ewolé 8, une Rencontres et Résidences Internationales d’Arts Visuels initiée par le créateur Kossi Assou.

« Touché la terre d’Afrique était son plus grand rêve, il est mort en grand initié. Son corps nous est revenu, mais son âme est restée sur la terre de ses ancêtres, lavé à jamais de la souillure historique », a dit à APA Barbara Prezeau Stephenson, la présidente de la fondation AfricAmerica.

Né à Port-au Prince, Joseph Casséus a rendu l’âme dimanche 13 avril à Rivière froide à l’âge de 33 ans.

Diplômé de l’Ecole Nationale des Arts, Casséus était un animateur d’atelier.

Avec la fondation AfricAmerica, il a travaillé entre autres pour le compte de l’Unicef, du Plan de parrainage National, de Plan International et pour le réseau des Alliances françaises en Haïti.

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