mardi, février 17, 2026
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Insécurité : Les populations de Douala expriment leur ras-le-bol

by mboasawa
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Face à la montée de l’insécurité, elles organisent des marches contre le laxisme des forces de l’ordre.    

Viols, braquages et agressions sont désormais le lot quotidien des habitants de Bepanda, quartier où se côtoient luxe et misère. C’est aussi l’un des plus grands quartiers de la ville. Impuissants, face à la recrudescence du grand banditisme, les populations semblent avoir trouvé le moyen le plus efficace de se faire entendre. 

De nombreuses marches de protestation sont enregistrées ça et là.
Elles ont la particularité d’être organisées en direction des commissariats et autres brigades de gendarmerie. La dernière en date remonte au 1er octobre. Ce jour-là, en effet, les populations de Bépanda, lieu dit "Nouvelle route 7ème", s’étaient lancées à l’assaut du commissariat de sécurité publique du 7ème arrondissement de Douala, pour dénoncer le laxisme de la police. A l’origine de cette marche, le viol d’une habitante du coin. Quatre bandits, entrés nuitamment dans le domicile de cette dame, avaient abusé sexuellement d’elle, en présence de son époux et de ses deux enfants. Choqués, les habitants de cette partie de la ville se sont munis de pancartes et ont pris d’assaut le commissariat, situé en plein cœur du quartier. Pour convaincre les manifestants de regagner leurs domiciles, le commissaire, Jean-Marie Ngono, s’est engagé à veiller au renforcement des patrouilles nocturnes. Si la zone a connu une relative accalmie après ce soulèvement, l’insécurité y reste préoccupante.
Quelques jours avant ce mouvement d’humeur, les populations de Missokè ont encerclé la brigade de gendarmerie de Ndog Bong. Responsable du comité de vigilance,  Olivier Tatcham explique : "La situation était telle qu’on n’avait plus le choix. Les braqueurs que nous connaissons bien se sont attaqués aux membres du comité d’autodéfense et ont grièvement blessés certains de nos camarades, à l’issue de l’affrontement qui s’en est suivi". Il ajoute : "La population a compris qu’elle était plus que jamais à la merci de ces criminels". Même de jour, des bandits de grands chemins y opéraient impunément. Cette insécurité a obligé de nombreux commerces à fermer. Le carrefour dit "Dépôt de banane" a de ce fait été rebaptisé "Carrefour agression". Dans cette zone, les minis cités pour étudiants ont reçu régulièrement la visite des braqueurs. Et s’aventurer hors de son domicile de nuit, représentait un réel risque pour les populations, en dépit de la proximité avec le commissariat du 10ème arrondissement, accusé de composer avec les bandits. "Chaque fois que nous avons conduit des personnes prises en flagrant délit, nous étions surpris de les revoir en liberté peu de temps après", raconte Olivier Tatcham.
C’est d’ailleurs à la suite d’une telle récrimination que les habitants de Bépanda "Bonabo" se sont,  par ailleurs, soulevées. Le groupe d’autodéfense du coin a mis à la disposition de la brigade de gendarmerie de Bépanda un gang de trois malfrats.  Ces derniers ont été remis en liberté quelques jours après. Ils sont retournés sur les lieux de leurs forfaits pour narguer les populations. Après avoir encerclé la brigade de gendarmerie, des centaines de jeunes ont bruyamment manifesté dans les principales artères de la ville de Douala, pour exprimer leur colère après la libération de ces dangereux criminels.  Bépanda "Yong yong" s’apprêterait aussi à entrer dans la danse ? Les agressions y font rage et les populations viennent d’adresser un mémorandum aux autorités administratives et aux forces de maintien de l’ordre de l’arrondissement de Douala 5ème. Elles dénoncent  l’impunité dont jouissent les malfrats et l’insécurité ambiante.

Patient Ebwele 

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by mboasawa
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Face à la montée de l’insécurité, elles organisent des marches contre le laxisme des forces de l’ordre.    

Viols, braquages et agressions sont désormais le lot quotidien des habitants de Bepanda, quartier où se côtoient luxe et misère. C’est aussi l’un des plus grands quartiers de la ville. Impuissants, face à la recrudescence du grand banditisme, les populations semblent avoir trouvé le moyen le plus efficace de se faire entendre. 

De nombreuses marches de protestation sont enregistrées ça et là.
Elles ont la particularité d’être organisées en direction des commissariats et autres brigades de gendarmerie. La dernière en date remonte au 1er octobre. Ce jour-là, en effet, les populations de Bépanda, lieu dit "Nouvelle route 7ème", s’étaient lancées à l’assaut du commissariat de sécurité publique du 7ème arrondissement de Douala, pour dénoncer le laxisme de la police. A l’origine de cette marche, le viol d’une habitante du coin. Quatre bandits, entrés nuitamment dans le domicile de cette dame, avaient abusé sexuellement d’elle, en présence de son époux et de ses deux enfants. Choqués, les habitants de cette partie de la ville se sont munis de pancartes et ont pris d’assaut le commissariat, situé en plein cœur du quartier. Pour convaincre les manifestants de regagner leurs domiciles, le commissaire, Jean-Marie Ngono, s’est engagé à veiller au renforcement des patrouilles nocturnes. Si la zone a connu une relative accalmie après ce soulèvement, l’insécurité y reste préoccupante.
Quelques jours avant ce mouvement d’humeur, les populations de Missokè ont encerclé la brigade de gendarmerie de Ndog Bong. Responsable du comité de vigilance,  Olivier Tatcham explique : "La situation était telle qu’on n’avait plus le choix. Les braqueurs que nous connaissons bien se sont attaqués aux membres du comité d’autodéfense et ont grièvement blessés certains de nos camarades, à l’issue de l’affrontement qui s’en est suivi". Il ajoute : "La population a compris qu’elle était plus que jamais à la merci de ces criminels". Même de jour, des bandits de grands chemins y opéraient impunément. Cette insécurité a obligé de nombreux commerces à fermer. Le carrefour dit "Dépôt de banane" a de ce fait été rebaptisé "Carrefour agression". Dans cette zone, les minis cités pour étudiants ont reçu régulièrement la visite des braqueurs. Et s’aventurer hors de son domicile de nuit, représentait un réel risque pour les populations, en dépit de la proximité avec le commissariat du 10ème arrondissement, accusé de composer avec les bandits. "Chaque fois que nous avons conduit des personnes prises en flagrant délit, nous étions surpris de les revoir en liberté peu de temps après", raconte Olivier Tatcham.
C’est d’ailleurs à la suite d’une telle récrimination que les habitants de Bépanda "Bonabo" se sont,  par ailleurs, soulevées. Le groupe d’autodéfense du coin a mis à la disposition de la brigade de gendarmerie de Bépanda un gang de trois malfrats.  Ces derniers ont été remis en liberté quelques jours après. Ils sont retournés sur les lieux de leurs forfaits pour narguer les populations. Après avoir encerclé la brigade de gendarmerie, des centaines de jeunes ont bruyamment manifesté dans les principales artères de la ville de Douala, pour exprimer leur colère après la libération de ces dangereux criminels.  Bépanda "Yong yong" s’apprêterait aussi à entrer dans la danse ? Les agressions y font rage et les populations viennent d’adresser un mémorandum aux autorités administratives et aux forces de maintien de l’ordre de l’arrondissement de Douala 5ème. Elles dénoncent  l’impunité dont jouissent les malfrats et l’insécurité ambiante.

Patient Ebwele 

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De nombreuses marches de protestation sont enregistrées ça et là.
Elles ont la particularité d’être organisées en direction des commissariats et autres brigades de gendarmerie. La dernière en date remonte au 1er octobre. Ce jour-là, en effet, les populations de Bépanda, lieu dit "Nouvelle route 7ème", s’étaient lancées à l’assaut du commissariat de sécurité publique du 7ème arrondissement de Douala, pour dénoncer le laxisme de la police. A l’origine de cette marche, le viol d’une habitante du coin. Quatre bandits, entrés nuitamment dans le domicile de cette dame, avaient abusé sexuellement d’elle, en présence de son époux et de ses deux enfants. Choqués, les habitants de cette partie de la ville se sont munis de pancartes et ont pris d’assaut le commissariat, situé en plein cœur du quartier. Pour convaincre les manifestants de regagner leurs domiciles, le commissaire, Jean-Marie Ngono, s’est engagé à veiller au renforcement des patrouilles nocturnes. Si la zone a connu une relative accalmie après ce soulèvement, l’insécurité y reste préoccupante.
Quelques jours avant ce mouvement d’humeur, les populations de Missokè ont encerclé la brigade de gendarmerie de Ndog Bong. Responsable du comité de vigilance,  Olivier Tatcham explique : "La situation était telle qu’on n’avait plus le choix. Les braqueurs que nous connaissons bien se sont attaqués aux membres du comité d’autodéfense et ont grièvement blessés certains de nos camarades, à l’issue de l’affrontement qui s’en est suivi". Il ajoute : "La population a compris qu’elle était plus que jamais à la merci de ces criminels". Même de jour, des bandits de grands chemins y opéraient impunément. Cette insécurité a obligé de nombreux commerces à fermer. Le carrefour dit "Dépôt de banane" a de ce fait été rebaptisé "Carrefour agression". Dans cette zone, les minis cités pour étudiants ont reçu régulièrement la visite des braqueurs. Et s’aventurer hors de son domicile de nuit, représentait un réel risque pour les populations, en dépit de la proximité avec le commissariat du 10ème arrondissement, accusé de composer avec les bandits. "Chaque fois que nous avons conduit des personnes prises en flagrant délit, nous étions surpris de les revoir en liberté peu de temps après", raconte Olivier Tatcham.
C’est d’ailleurs à la suite d’une telle récrimination que les habitants de Bépanda "Bonabo" se sont,  par ailleurs, soulevées. Le groupe d’autodéfense du coin a mis à la disposition de la brigade de gendarmerie de Bépanda un gang de trois malfrats.  Ces derniers ont été remis en liberté quelques jours après. Ils sont retournés sur les lieux de leurs forfaits pour narguer les populations. Après avoir encerclé la brigade de gendarmerie, des centaines de jeunes ont bruyamment manifesté dans les principales artères de la ville de Douala, pour exprimer leur colère après la libération de ces dangereux criminels.  Bépanda "Yong yong" s’apprêterait aussi à entrer dans la danse ? Les agressions y font rage et les populations viennent d’adresser un mémorandum aux autorités administratives et aux forces de maintien de l’ordre de l’arrondissement de Douala 5ème. Elles dénoncent  l’impunité dont jouissent les malfrats et l’insécurité ambiante.

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Viols, braquages et agressions sont désormais le lot quotidien des habitants de Bepanda, quartier où se côtoient luxe et misère. C’est aussi l’un des plus grands quartiers de la ville. Impuissants, face à la recrudescence du grand banditisme, les populations semblent avoir trouvé le moyen le plus efficace de se faire entendre. 

De nombreuses marches de protestation sont enregistrées ça et là.
Elles ont la particularité d’être organisées en direction des commissariats et autres brigades de gendarmerie. La dernière en date remonte au 1er octobre. Ce jour-là, en effet, les populations de Bépanda, lieu dit "Nouvelle route 7ème", s’étaient lancées à l’assaut du commissariat de sécurité publique du 7ème arrondissement de Douala, pour dénoncer le laxisme de la police. A l’origine de cette marche, le viol d’une habitante du coin. Quatre bandits, entrés nuitamment dans le domicile de cette dame, avaient abusé sexuellement d’elle, en présence de son époux et de ses deux enfants. Choqués, les habitants de cette partie de la ville se sont munis de pancartes et ont pris d’assaut le commissariat, situé en plein cœur du quartier. Pour convaincre les manifestants de regagner leurs domiciles, le commissaire, Jean-Marie Ngono, s’est engagé à veiller au renforcement des patrouilles nocturnes. Si la zone a connu une relative accalmie après ce soulèvement, l’insécurité y reste préoccupante.
Quelques jours avant ce mouvement d’humeur, les populations de Missokè ont encerclé la brigade de gendarmerie de Ndog Bong. Responsable du comité de vigilance,  Olivier Tatcham explique : "La situation était telle qu’on n’avait plus le choix. Les braqueurs que nous connaissons bien se sont attaqués aux membres du comité d’autodéfense et ont grièvement blessés certains de nos camarades, à l’issue de l’affrontement qui s’en est suivi". Il ajoute : "La population a compris qu’elle était plus que jamais à la merci de ces criminels". Même de jour, des bandits de grands chemins y opéraient impunément. Cette insécurité a obligé de nombreux commerces à fermer. Le carrefour dit "Dépôt de banane" a de ce fait été rebaptisé "Carrefour agression". Dans cette zone, les minis cités pour étudiants ont reçu régulièrement la visite des braqueurs. Et s’aventurer hors de son domicile de nuit, représentait un réel risque pour les populations, en dépit de la proximité avec le commissariat du 10ème arrondissement, accusé de composer avec les bandits. "Chaque fois que nous avons conduit des personnes prises en flagrant délit, nous étions surpris de les revoir en liberté peu de temps après", raconte Olivier Tatcham.
C’est d’ailleurs à la suite d’une telle récrimination que les habitants de Bépanda "Bonabo" se sont,  par ailleurs, soulevées. Le groupe d’autodéfense du coin a mis à la disposition de la brigade de gendarmerie de Bépanda un gang de trois malfrats.  Ces derniers ont été remis en liberté quelques jours après. Ils sont retournés sur les lieux de leurs forfaits pour narguer les populations. Après avoir encerclé la brigade de gendarmerie, des centaines de jeunes ont bruyamment manifesté dans les principales artères de la ville de Douala, pour exprimer leur colère après la libération de ces dangereux criminels.  Bépanda "Yong yong" s’apprêterait aussi à entrer dans la danse ? Les agressions y font rage et les populations viennent d’adresser un mémorandum aux autorités administratives et aux forces de maintien de l’ordre de l’arrondissement de Douala 5ème. Elles dénoncent  l’impunité dont jouissent les malfrats et l’insécurité ambiante.

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Un jury de 8 membres pour le Dak’Art 2008

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La 8è édition de la Biennale de l’art contemporain prévue du 9 mai au 9 juin à Dakar est dotée d’un jury de 8 membres. –

APA-Dakar (Sénégal)

Il s’agit de :

Sithabile Mlotshwa, Présidente du jury, responable de Thamgidi Studio Foundation, Afrique du Sud/Pays bas;

Gérard Sénac, Président du comité d’orientation, France/Sénégal;

Maguèye Kassé, Commissaire général de la biennale, Professeur à l’Université Cheikh Anta Diop de Dakar (UCAD), Sénégal;

Sidy Seck, Critique d’art, Sénégal;

Göran Christensson, Directeur du musée de Malmö, Suède;

Abdoulaye Konaté, Directeur du conservatoire des arts Balla Fasséké, Mali;

Thierry Raspail, Directeur artistique de la biennale d’art contemporain de Lyon, France;

Werner Schaub, Président des plasticiens Europe, Allemagne.

Les prix ci-dessous seront remis lors de la cérémonie d’inauguration du Dak’Art 2008, biennale de l’art africain contemporain, le vendredi 9 mai au musée Théodore Monod de l’art africain à Dakar, en présence du Président de la République et du Ministre de la Culture et du Patrimoine Historique Classé du Sénégal.

Le Grand Prix "Léopold Sédar SENGHOR" parrainé par le Président de la République.

Le prix offert par le Ministre de la Culture et du Patrimoine Historique Classé.

Le prix offert par l’Union Européenne : cette année, ce prix ne concernera pas uniquement le design mais l’ensemble des œuvres exposées dans le cadre du Dak’Art.

Le prix de l’Organisation Internationale de la Francophonie.

Le prix offert par Culture France, département Afrique et Caraïbes en création.

Deux prix offerts par Thamgidi Studio Foundation.

Quatre prix offerts par la Société Zuloga.

Le prix Djamilatou Bikami.

Prix du public offert par l’UE pour le OFF pour trois lauréats choisis par le public.

Le Grand Prix "Léopold Sédar SENGHOR" et le prix de la Créativité deviennent la propriété de la Biennale de Dakar.

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