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Fuite en avant

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Le sous-préfet de Yaoundé II, Aboubakar Iyawa a interdit, mardi, 25 novembre dernier, une réunion de syndicats du secteur des transports terrestres.
Par Léger Ntiga


De cet acte du "chef de terre" est née une bataille juridique sur le régime des syndicats en rapport avec la loi sur les associations. Il s’agit-là de la preuve que cet administrateur, en fonction depuis le 03 du même mois, sauf à en avoir reçu mission, devra se mettre à niveau sur le chapitre du régime des manifestations publiques. Mais cette question n’est point l’objet de notre propos.

Pour autant, à la faveur de cette réunion interrompue, on s’est souvenu que, l’année dernière, à la même période et dans les mêmes circonstances, les mêmes syndicalistes avaient émis le souhait de rencontrer des représentants des pouvoirs publics pour débattre de la problématique de la vie chère dont les premiers signaux, à travers le prix du carburant à la pompe, auraient pu inspirer une anticipation aux tenants du pouvoir politique au Cameroun sur les événements qui allaient suivre. Que non ! De ruse en ruse, le gouvernement a préféré user de dilatoire là où, ailleurs, au Burkina Faso par exemple, le chef de l’Etat a initié des programmes agricoles de longue portée.

Revoici donc les mêmes les syndicalistes qui, au nom de l’autocritique et du débat constructif, ont décidé de se réunir pour évaluer leurs actions et, partant, les mesures prises ou esquissées par le gouvernement dans l’optique de l’amélioration de leurs conditions de travail et de vie. Il s’agit notamment, pour eux, d’entrevoir l’avenir dans un contexte international où les cours mondiaux du pétrole baissent et où, depuis les émeutes de février 2008, le prix à la pompe n’a pas véritablement baissé. Le gouvernement a certes fait l’effort de le stabiliser mais, à écouter les membres successifs du gouvernement sur la question, on s’achemine manifestement vers une nouvelle hausse.

D’autant qu’à côté du ministre du Commerce (Mincommerce) Luc Magloire Mbarga Atangana, annonçant des jours plus durs pour le quotidien des Camerounais, celui de l’Eau et de l’Energie (Minee), Jean Bernard Sindeu, prédit implicitement cette hausse, dans une construction qui tend à faire croire que le Cameroun est rentré dans cette ère de prévision ayant, jadis, permis de planifier son développement. Comme hanté par la pénurie prochaine des hydrocarbures, le Minee annonce qu’il va engager, dans les prochains jours, la lutte contre le commerce illicite des carburants.

Mais au plus haut niveau, on reste curieusement silencieux sur les préoccupations qui ont conduit au ras-le-bol des masses populaires en février dernier. Loin du dialogue social tant prôné par le ministre du Travail et de la Sécurité sociale (Mintss), Robert Nkili, les pouvoirs publics répondent aux préoccupations des représentants des secteurs sociaux par l’intimidation. Une approche dans la résolution des clivages de notre société qui sonne comme une fuite en avant. Celle d’un pouvoir qui tient à regarder droit devant lui et à rester droit dans ses bottes, au risque de marcher, le moment venu, sur des cadavres des enfants affamés qui, demain, sortiront des habitations pour crier leur faim et leur misère, ainsi que leurs horizons bouchés sur la place publique.

La conséquence de cet entêtement est qu’à l’heure du bilan, les mêmes membres du gouvernement qui, aujourd’hui, restent sourds et muets aux préoccupations du peuple à travers les différents organes qui parlent en son nom, viennent affirmer qu’ils étaient au courant de tout. Ou que des Camerounais de bords politiques opposés en sont les instigateurs au point de faire dire au chef de l’Etat, qui lui-même vit dans une tour d’ivoire, que ce sont des "apprentis sorciers" ayant tout ourdi pour reverser les institutions. Comme si Paul Biya et ses collaborateurs avaient oublié la formule de la sagesse bantoue qui veut que "la famine, dans une contrée donnée, ne se manifeste qu’à travers les enfants".

Au demeurant, au moment où la plupart des pays s’échinent à trouver des solutions à la crise financière et à ses succédanés, le Cameroun reste étrangement en marge ; comme si un Messie lui était annoncé pour y trouver des solutions à sa place. Pire, son chef évite les principaux fora auxquels il est convié, et où les questions des crises financière, alimentaire et économique sont débattues. Le comble, dans cette technique de gouvernance est que le Premier ministre, chargé d’exposer le programme économique du gouvernement, s’est trouvé incapable de donner des pistes en rapport avec ces sujets, lors de son adresse devant la représentation nationale où il a été interpellé sur ses multiples absences aux séances de questions aux membres du gouvernement en fin de semaine dernière.

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Le sous-préfet de Yaoundé II, Aboubakar Iyawa a interdit, mardi, 25 novembre dernier, une réunion de syndicats du secteur des transports terrestres.
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De cet acte du "chef de terre" est née une bataille juridique sur le régime des syndicats en rapport avec la loi sur les associations. Il s’agit-là de la preuve que cet administrateur, en fonction depuis le 03 du même mois, sauf à en avoir reçu mission, devra se mettre à niveau sur le chapitre du régime des manifestations publiques. Mais cette question n’est point l’objet de notre propos.

Pour autant, à la faveur de cette réunion interrompue, on s’est souvenu que, l’année dernière, à la même période et dans les mêmes circonstances, les mêmes syndicalistes avaient émis le souhait de rencontrer des représentants des pouvoirs publics pour débattre de la problématique de la vie chère dont les premiers signaux, à travers le prix du carburant à la pompe, auraient pu inspirer une anticipation aux tenants du pouvoir politique au Cameroun sur les événements qui allaient suivre. Que non ! De ruse en ruse, le gouvernement a préféré user de dilatoire là où, ailleurs, au Burkina Faso par exemple, le chef de l’Etat a initié des programmes agricoles de longue portée.

Revoici donc les mêmes les syndicalistes qui, au nom de l’autocritique et du débat constructif, ont décidé de se réunir pour évaluer leurs actions et, partant, les mesures prises ou esquissées par le gouvernement dans l’optique de l’amélioration de leurs conditions de travail et de vie. Il s’agit notamment, pour eux, d’entrevoir l’avenir dans un contexte international où les cours mondiaux du pétrole baissent et où, depuis les émeutes de février 2008, le prix à la pompe n’a pas véritablement baissé. Le gouvernement a certes fait l’effort de le stabiliser mais, à écouter les membres successifs du gouvernement sur la question, on s’achemine manifestement vers une nouvelle hausse.

D’autant qu’à côté du ministre du Commerce (Mincommerce) Luc Magloire Mbarga Atangana, annonçant des jours plus durs pour le quotidien des Camerounais, celui de l’Eau et de l’Energie (Minee), Jean Bernard Sindeu, prédit implicitement cette hausse, dans une construction qui tend à faire croire que le Cameroun est rentré dans cette ère de prévision ayant, jadis, permis de planifier son développement. Comme hanté par la pénurie prochaine des hydrocarbures, le Minee annonce qu’il va engager, dans les prochains jours, la lutte contre le commerce illicite des carburants.

Mais au plus haut niveau, on reste curieusement silencieux sur les préoccupations qui ont conduit au ras-le-bol des masses populaires en février dernier. Loin du dialogue social tant prôné par le ministre du Travail et de la Sécurité sociale (Mintss), Robert Nkili, les pouvoirs publics répondent aux préoccupations des représentants des secteurs sociaux par l’intimidation. Une approche dans la résolution des clivages de notre société qui sonne comme une fuite en avant. Celle d’un pouvoir qui tient à regarder droit devant lui et à rester droit dans ses bottes, au risque de marcher, le moment venu, sur des cadavres des enfants affamés qui, demain, sortiront des habitations pour crier leur faim et leur misère, ainsi que leurs horizons bouchés sur la place publique.

La conséquence de cet entêtement est qu’à l’heure du bilan, les mêmes membres du gouvernement qui, aujourd’hui, restent sourds et muets aux préoccupations du peuple à travers les différents organes qui parlent en son nom, viennent affirmer qu’ils étaient au courant de tout. Ou que des Camerounais de bords politiques opposés en sont les instigateurs au point de faire dire au chef de l’Etat, qui lui-même vit dans une tour d’ivoire, que ce sont des "apprentis sorciers" ayant tout ourdi pour reverser les institutions. Comme si Paul Biya et ses collaborateurs avaient oublié la formule de la sagesse bantoue qui veut que "la famine, dans une contrée donnée, ne se manifeste qu’à travers les enfants".

Au demeurant, au moment où la plupart des pays s’échinent à trouver des solutions à la crise financière et à ses succédanés, le Cameroun reste étrangement en marge ; comme si un Messie lui était annoncé pour y trouver des solutions à sa place. Pire, son chef évite les principaux fora auxquels il est convié, et où les questions des crises financière, alimentaire et économique sont débattues. Le comble, dans cette technique de gouvernance est que le Premier ministre, chargé d’exposer le programme économique du gouvernement, s’est trouvé incapable de donner des pistes en rapport avec ces sujets, lors de son adresse devant la représentation nationale où il a été interpellé sur ses multiples absences aux séances de questions aux membres du gouvernement en fin de semaine dernière.

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De cet acte du "chef de terre" est née une bataille juridique sur le régime des syndicats en rapport avec la loi sur les associations. Il s’agit-là de la preuve que cet administrateur, en fonction depuis le 03 du même mois, sauf à en avoir reçu mission, devra se mettre à niveau sur le chapitre du régime des manifestations publiques. Mais cette question n’est point l’objet de notre propos.

Pour autant, à la faveur de cette réunion interrompue, on s’est souvenu que, l’année dernière, à la même période et dans les mêmes circonstances, les mêmes syndicalistes avaient émis le souhait de rencontrer des représentants des pouvoirs publics pour débattre de la problématique de la vie chère dont les premiers signaux, à travers le prix du carburant à la pompe, auraient pu inspirer une anticipation aux tenants du pouvoir politique au Cameroun sur les événements qui allaient suivre. Que non ! De ruse en ruse, le gouvernement a préféré user de dilatoire là où, ailleurs, au Burkina Faso par exemple, le chef de l’Etat a initié des programmes agricoles de longue portée.

Revoici donc les mêmes les syndicalistes qui, au nom de l’autocritique et du débat constructif, ont décidé de se réunir pour évaluer leurs actions et, partant, les mesures prises ou esquissées par le gouvernement dans l’optique de l’amélioration de leurs conditions de travail et de vie. Il s’agit notamment, pour eux, d’entrevoir l’avenir dans un contexte international où les cours mondiaux du pétrole baissent et où, depuis les émeutes de février 2008, le prix à la pompe n’a pas véritablement baissé. Le gouvernement a certes fait l’effort de le stabiliser mais, à écouter les membres successifs du gouvernement sur la question, on s’achemine manifestement vers une nouvelle hausse.

D’autant qu’à côté du ministre du Commerce (Mincommerce) Luc Magloire Mbarga Atangana, annonçant des jours plus durs pour le quotidien des Camerounais, celui de l’Eau et de l’Energie (Minee), Jean Bernard Sindeu, prédit implicitement cette hausse, dans une construction qui tend à faire croire que le Cameroun est rentré dans cette ère de prévision ayant, jadis, permis de planifier son développement. Comme hanté par la pénurie prochaine des hydrocarbures, le Minee annonce qu’il va engager, dans les prochains jours, la lutte contre le commerce illicite des carburants.

Mais au plus haut niveau, on reste curieusement silencieux sur les préoccupations qui ont conduit au ras-le-bol des masses populaires en février dernier. Loin du dialogue social tant prôné par le ministre du Travail et de la Sécurité sociale (Mintss), Robert Nkili, les pouvoirs publics répondent aux préoccupations des représentants des secteurs sociaux par l’intimidation. Une approche dans la résolution des clivages de notre société qui sonne comme une fuite en avant. Celle d’un pouvoir qui tient à regarder droit devant lui et à rester droit dans ses bottes, au risque de marcher, le moment venu, sur des cadavres des enfants affamés qui, demain, sortiront des habitations pour crier leur faim et leur misère, ainsi que leurs horizons bouchés sur la place publique.

La conséquence de cet entêtement est qu’à l’heure du bilan, les mêmes membres du gouvernement qui, aujourd’hui, restent sourds et muets aux préoccupations du peuple à travers les différents organes qui parlent en son nom, viennent affirmer qu’ils étaient au courant de tout. Ou que des Camerounais de bords politiques opposés en sont les instigateurs au point de faire dire au chef de l’Etat, qui lui-même vit dans une tour d’ivoire, que ce sont des "apprentis sorciers" ayant tout ourdi pour reverser les institutions. Comme si Paul Biya et ses collaborateurs avaient oublié la formule de la sagesse bantoue qui veut que "la famine, dans une contrée donnée, ne se manifeste qu’à travers les enfants".

Au demeurant, au moment où la plupart des pays s’échinent à trouver des solutions à la crise financière et à ses succédanés, le Cameroun reste étrangement en marge ; comme si un Messie lui était annoncé pour y trouver des solutions à sa place. Pire, son chef évite les principaux fora auxquels il est convié, et où les questions des crises financière, alimentaire et économique sont débattues. Le comble, dans cette technique de gouvernance est que le Premier ministre, chargé d’exposer le programme économique du gouvernement, s’est trouvé incapable de donner des pistes en rapport avec ces sujets, lors de son adresse devant la représentation nationale où il a été interpellé sur ses multiples absences aux séances de questions aux membres du gouvernement en fin de semaine dernière.

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De cet acte du "chef de terre" est née une bataille juridique sur le régime des syndicats en rapport avec la loi sur les associations. Il s’agit-là de la preuve que cet administrateur, en fonction depuis le 03 du même mois, sauf à en avoir reçu mission, devra se mettre à niveau sur le chapitre du régime des manifestations publiques. Mais cette question n’est point l’objet de notre propos.

Pour autant, à la faveur de cette réunion interrompue, on s’est souvenu que, l’année dernière, à la même période et dans les mêmes circonstances, les mêmes syndicalistes avaient émis le souhait de rencontrer des représentants des pouvoirs publics pour débattre de la problématique de la vie chère dont les premiers signaux, à travers le prix du carburant à la pompe, auraient pu inspirer une anticipation aux tenants du pouvoir politique au Cameroun sur les événements qui allaient suivre. Que non ! De ruse en ruse, le gouvernement a préféré user de dilatoire là où, ailleurs, au Burkina Faso par exemple, le chef de l’Etat a initié des programmes agricoles de longue portée.

Revoici donc les mêmes les syndicalistes qui, au nom de l’autocritique et du débat constructif, ont décidé de se réunir pour évaluer leurs actions et, partant, les mesures prises ou esquissées par le gouvernement dans l’optique de l’amélioration de leurs conditions de travail et de vie. Il s’agit notamment, pour eux, d’entrevoir l’avenir dans un contexte international où les cours mondiaux du pétrole baissent et où, depuis les émeutes de février 2008, le prix à la pompe n’a pas véritablement baissé. Le gouvernement a certes fait l’effort de le stabiliser mais, à écouter les membres successifs du gouvernement sur la question, on s’achemine manifestement vers une nouvelle hausse.

D’autant qu’à côté du ministre du Commerce (Mincommerce) Luc Magloire Mbarga Atangana, annonçant des jours plus durs pour le quotidien des Camerounais, celui de l’Eau et de l’Energie (Minee), Jean Bernard Sindeu, prédit implicitement cette hausse, dans une construction qui tend à faire croire que le Cameroun est rentré dans cette ère de prévision ayant, jadis, permis de planifier son développement. Comme hanté par la pénurie prochaine des hydrocarbures, le Minee annonce qu’il va engager, dans les prochains jours, la lutte contre le commerce illicite des carburants.

Mais au plus haut niveau, on reste curieusement silencieux sur les préoccupations qui ont conduit au ras-le-bol des masses populaires en février dernier. Loin du dialogue social tant prôné par le ministre du Travail et de la Sécurité sociale (Mintss), Robert Nkili, les pouvoirs publics répondent aux préoccupations des représentants des secteurs sociaux par l’intimidation. Une approche dans la résolution des clivages de notre société qui sonne comme une fuite en avant. Celle d’un pouvoir qui tient à regarder droit devant lui et à rester droit dans ses bottes, au risque de marcher, le moment venu, sur des cadavres des enfants affamés qui, demain, sortiront des habitations pour crier leur faim et leur misère, ainsi que leurs horizons bouchés sur la place publique.

La conséquence de cet entêtement est qu’à l’heure du bilan, les mêmes membres du gouvernement qui, aujourd’hui, restent sourds et muets aux préoccupations du peuple à travers les différents organes qui parlent en son nom, viennent affirmer qu’ils étaient au courant de tout. Ou que des Camerounais de bords politiques opposés en sont les instigateurs au point de faire dire au chef de l’Etat, qui lui-même vit dans une tour d’ivoire, que ce sont des "apprentis sorciers" ayant tout ourdi pour reverser les institutions. Comme si Paul Biya et ses collaborateurs avaient oublié la formule de la sagesse bantoue qui veut que "la famine, dans une contrée donnée, ne se manifeste qu’à travers les enfants".

Au demeurant, au moment où la plupart des pays s’échinent à trouver des solutions à la crise financière et à ses succédanés, le Cameroun reste étrangement en marge ; comme si un Messie lui était annoncé pour y trouver des solutions à sa place. Pire, son chef évite les principaux fora auxquels il est convié, et où les questions des crises financière, alimentaire et économique sont débattues. Le comble, dans cette technique de gouvernance est que le Premier ministre, chargé d’exposer le programme économique du gouvernement, s’est trouvé incapable de donner des pistes en rapport avec ces sujets, lors de son adresse devant la représentation nationale où il a été interpellé sur ses multiples absences aux séances de questions aux membres du gouvernement en fin de semaine dernière.

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Roméo Doumbé Dika : « On a organisé la victoire d’Odile Ngaska »

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L’artiste conteste l’élection d’Odile Ngaska à la présidence de la Socam et saisit la chambre administrative de la cour suprême pour être rétabli dans ses droits. –

Pourquoi décriez-vous les travaux de l’Ag constitutive du 7 juin dernier ?
Dans la situation actuelle, il y a deux sociétés pour la même corporation qu’est l’art musical. Une est détentrice d’un répertoire de membres, mais sans agrément ; l’autre doit démarrer l’ensemble du processus en attendant que lui soit délivré un agrément. Nous ne sommes pas sortis de l’auberge. En l’état actuel, aucune disposition ne permet d’arracher à la Cmc son répertoire. La bonne démarche aurait consisté à faire prendre à l’assemblée générale, la résolution de dissoudre la Cmc. L’arrivée des avocats venus notifier les présidents de la Cpmc et du comité Ad hoc d’un sursis à exécution a fait paniquer les grands juristes. Ils ont entraîné les artistes à la mise sur pied d’une nouvelle société civile de gestion collective. Or, l’Ag extraordinaire de la Cmc étant souveraine, ses membres auraient favorablement applaudi la dissolution de la Cmc, et la création de la société en gestation. Mais tel n’a pas été le cas… Hélas.

Battu aux urnes par la Révérende Odile Ngaska, vous semblez contester son élection ?
Je n’ai pas été battu par Odile Ngaska. On a organisé sa victoire. Etre battu pour moi signifie qu’on a procédé à une élection juste et transparente au bout de laquelle je suis proprement devancé par mon adversaire. Tout cela suggère qu’en amont, on a respecté le processus électoral et les conditions d’éligibilité. Or, la disposition ministérielle recommandant la date limite de dépôt des dossiers de candidature dans les délais du 31 mai n’a pas été respectée. Les dossiers qui sont arrivés après, ont été reçus. Usant de mésintelligence, les membres du comité Ad-hoc ont participé activement dans la constitution des dossiers de certains candidats. Ils ont orienté l’entrée de certains artistes dans une certaine liste. Les conséquences sont très graves. L’Ag a été plombée par de nombreux tripatouillages sur les listes du corps électoral. 62 électeurs fictifs (originaires d’une même région), ont faussé les résultats, pour avoir été autorisés à participer au vote. Face à ce genre de conspiration, nous qui respectons le droit, ne pouvons pas cautionner cette entorse.

Vous venez de saisir la chambre administrative de la Cour suprême pour cette cause. Bien avant vous, les autres artistes l’ont fait sans obtenir, jusqu’ici, gain de cause.
Nous avons saisi les instances juridiques appropriées. Avant la chambre administrative de la Cour suprême, il y a d’abord eu le recours gracieux. Nous sommes fondés dans nos droits. En saisissant la Cour suprême, nous n’agissons pas dans un état d’esprit d’animosité. Nous ne jouons pas au mauvais perdant, mais pensons qu’à notre âge, on ne peut plus continuer à avaler certains types de frustration. Nous sommes prêts à épuiser toutes les voies de recours que nous confère la loi. Mes troupes et moi-même sommes vigilants et en état d’alerte. Nous souhaitons que les hauts cadres du ministère et tous ceux qui tirent les marrons du feu, laissent les artistes s’occuper eux-mêmes de leurs affaires. Le moment est arrivé pour tous les « chefs de guerre » de se retrouver autour d’une même table. Ce sera l’occasion pour chacun de cracher sa vérité, en vue de permettre à la ministre d’avoir une bonne connaissance des contours de la situation. Telle est la démarche à utiliser si on veut éventuellement participer à la reconstitution de la société civile de l’art musical.  

Par Entretien avec Souley ONOHIOLO

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