Le saxophoniste donne son avis sur la tenue du Festival national des arts et de la culture.
Propos recueillis par Dieudonné Gaïbaï
Comment appréciez-vous le déroulement du Fenac 2008 à Maroua ?Il ya des potentialités que nous avons pu apprécier. La fantasia, les fanfares traditionnelles, les danses… Il était temps qu’on voit ce que nous avons en main. Comme on dit, nous avons beaucoup de bonnes choses. Mais chacun exhibe cela dans sa région. C’est la première fois qu’on voit toutes ces choses là. On les voit au même moment, au moment et ça se passe à Maroua dans l’Extrême Nord. C’est un bon signe. C’est la 7ème édition et on sait que le chiffre 7, c’est le chiffre qui ramène au ciel comme le 7ème ciel. Avec tout ce qu’on a vu et la volonté du Président de la République, de belles choses sont possibles. Parce que vous savez, depuis un certain temps le Chef de l’Etat appuie très fort sur la pédale depuis le concert de Mogador l’année dernière quand il est venu en France. Et moi, j’ai visité le Musée l’autre jour, j’ai dit aux enfants, voilà la feuille de route. La feuille de route est en train de se dérouler et Madame la Ministre travaille fort. C’est elle qu’il faut féliciter.
Mais des couacs dans l’organisation sont enregistrés ?
L’organisation de ce genre d’évènement c’est un peu compliqué. Et il faut surmonter beaucoup de handicaps. Et là l’essentiel c’est qu’on a vu et le monde entier a vu une partie de la richesse culturelle de notre pays. Et cette partie là est à la disposition non seulement du monde mais d’abord des camerounais. Il faut que les camerounais sachent qu’ils sont riches, culturellement parlant. Et ça aide la culture à élever le débat. C’est pour ça que je suis très content de pouvoir participer à ce Festival.
Des leçons à tirer ?
Ce que je vois, c’est la diversité. Mais une diversité riche. Parce chaque artiste, chaque région, chaque groupe représente ce que nous pouvons offrir d’abord aux camerounais. Il faut d’abord que les camerounais soient déjà consommateurs de cela et pas uniquement que de musique, de danse, de Ndombolo. Il y a la culture, regardez la cavalerie il y a de nombreux pays qui pourraient nous envier. Et les camerounais ne savent pas qu’ils sont riches avec tout ça. On est entrain de regarder chacun avec deux yeux, deux yeux, c’est formidable. Et il faut que nous commencions nous même à découvrir notre culture.
Relativement à ce qui s’est fait jusqu’ici sur le plan culturel, avez-vous le sentiment que les choses s’améliorent ?
J’ai plus que le sentiment que ça s’améliore. Ce n’est pas un truc en devenir, ça se vit et ça existe. Ça ne demande finalement qu’à être mis sur les bons rails. Je vous ai dit qu’il est bon que le Camerounais apprécie d’abord en premier ce qu’il a.
